AUTOMOBILE : Une histoire sur quatre roues

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2009
Voiture américaine
« Les havanais ont réagi avec panique [...] quand ils ont vu se déplacer [...] une automobile française, à la vitesse extraordinaire de 12 kilomètres à l’heure. »
Voiture américaine (Photo: Photocuba)

Entrevue avec Marcelo Gorajuría

Par Boris Leonardo Caro*

Depuis le premier véhicule qui a roulé dans les rues cubaines à la fin du XIXème siècle jusqu'aux rapides automobiles japonaises d’aujourd’hui, Marcelo Gorajuría nous relate une histoire de passion et de persévérance.
 

Les havanais ont réagi avec panique ce jour de décembre 1898, quand ils ont vu se déplacer La Parisienne, une automobile française, à la vitesse extraordinaire de 12 kilomètres à l’heure. C’était la première machine qui à circuler dans les rues de Cuba. Son propriétaire, José Muñoz, représentait l'entreprise productrice de ces véhicules de leviers et de courroies dans l'île, dont le prix était de 1000 pesos, une fortune pour l'époque. Plus...
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CUBA-ÉTATS-UNIS : Possibilité d'affaires

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2008

Par Kirby Jone*

Les États-Uniens qui se demandent comment sera Cuba lorsque celle-ci ouvrira ses portes aux investissements étrangers courent le risque de manquer le train.

Les visiteurs à La Havane ne se rendent peut-être pas compte du fait que l’aéroport où leur avion vient d’atterrir a été financé par un consortium bancaire canadien, qu’ils prennent un taxi Mercedes Benz pour aller à un hôtel construit par un groupe français, dont la propriété est partagée avec une chaîne hôtelière espagnole. Cependant, le fait de boire un coca-cola ou un red-bull dans un bar situé à proximité d’un magasin franchisé Benetton, Adidas ou Mango pourrait les surprendre.

L’idée qu’ont un grand nombre d’États-uniens, selon laquelle les meilleures implantations hôtelières n’ont pas encore été exploitées, que les relations actuelles seront renégociées et que la construction de condos sur la promenade du bord de mer deviendra la mode à La Havane, est erronée et serait une mauvaise interprétation de la situation actuelle et future. Au cours des trois dernières années, grâce aux cours élevés du nickel et aux profits inattendus rapportés par les services fournis, Cuba a été en mesure d’investir dans la rénovation du réseau électrique, la construction de routes, le transport terrestre et ferroviaire, les raffineries de pétrole et le logement.

Ces investissements n’ont pas eu un grand impact si l’on tient compte des arriérés en la matière mais ils représentent quand même des milliards de dollars qui sont tombés entre les mains de sociétés allemandes, coréennes, russes, chinoises et vénézuéliennes. Ces sommes auraient pu être encaissées par des sociétés nord-américaines. En matière financière, certaines banques canadiennes et européennes ont entrepris d’importantes opérations financières qui ont été vendues sur les marchés internationaux de capitaux, consolidant ainsi leur réputation en tant que banques qui font des affaires avec Cuba et qui possèdent une connaissance du monde des affaires dans l’île. Plus...

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CUBA-ÉTATS-UNIS : Évolution chez les Cubano-américains

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2008
Par Johaness Werner*

« Presque tout a changé. »
 Drapeau cubain (Photo: Cuba Absolutely)

Ralph Fernández a sans conteste beaucoup évolué. Dix ans auparavant, cet avocat de Tampa (Floride), chef de la délégation de la Fondation nationale cubano américaine (FNCA) dans cette ville était redouté en raison de sa tactique de saper toute réunion qui oserait défendre la moindre normalisation des relations avec Cuba.

Je me souviens parfaitement bien de son irruption en 1997 dans la réunion d’une poignée de libéraux et gauchistes anglo-américains qui se tenait à la Unitarian Universalist Church, dans un coin reculé de la banlieue de Tampa. Les discours applaudissaient à l’envoi d’un don d’aspirines, de fournitures scolaires et de papier hygiénique à Cuba en défiant ouvertement l’embargo imposé par les États-Unis à l’île. Fernández s’est mis debout et a commencé à dénoncer les maux de Cuba. Et il ne cessait pas de le faire. Face à l’église, une douzaine de membres d’autres groupes d’exilés cubains portaient des pancartes et vociféraient des injures à l’encontre de ceux qui entraient ou sortaient du bâtiment. À l’intérieur, près de la porte, une demi-douzaine de policiers inquiets du compté de Hillsborough se chargeait de maîtriser la situation.

Cinq ans plus tard, en 2003, le maire sortant de Tampa, Dick Greco, a fait une visite-surprise à Cuba à la tête d’une délégation commerciale. Fernández a publiquement accusé M. Greco de « faire des cabrioles avec un terroriste international ». Plus...
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CUBA-ÉTATS-UNIS : Une politique dépassée à l’égard de Cuba

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2008
Par Wayne S. Smith*

 
(Photo: Cuba Absolutely)

Il y a bien longtemps que la guerre froide a pris fin. Les États-Unis entretiennent des relations diplomatiques et commerciales normales avec la Russie et les anciennes républiques soviétiques, avec la Chine, voire avec le Vietnam, où ils ont  portant livré une guerre meurtrière et très controversée. Mieux encore, bien qu’à contrecœur, les États-Unis sont en train de négocier avec la République démocratique de Corée.


Mais les relations avec Cuba restent gelées ; on peut même dire qu’elles sont plus tendues qu’à n’importe quel autre moment depuis la crise des Fusées, en 1962. Les liens entre Cuba et les États Unis ont été marqués par une hostilité presque ininterrompue depuis la rupture des relations diplomatiques, en janvier 1961. Le seul rapprochement est intervenu en 1977, avec l’administration Carter, suite auquel des administrations nommées Sections d’Intérêts ont ouvert leurs portes dans la capitale des deux pays. C’était sans aucun doute un pas logique. Les désaccords entravaient le rétablissement des relations diplomatiques et un moyen pour le dialogue s’imposait pour régler ces différends. Les Sections d’Intérêts offriraient ce moyen. Malheureusement, les nouveaux désaccords et incompréhensions découlant du rôle de Cuba en Angola ont entraîné une réaction politique violente à Washington et ce moyen récemment créé de la Section d’Intérêts n’a jamais été utilisé - même pas pour entamer les négociations sérieuses pour lesquelles il a avait été prévu.

Ainsi, les relations entre les États-Unis et Cuba n’ont pas par la suite changé. L’embargo a été accompagné de nouvelles sanctions peaufinées par les gouvernements de Carter, Reagan et George H.W. Bush. Sous l’administration des deux derniers présidents, de nouvelles restrictions ont été adoptées en matière des voyages à destination de Cuba. Plus...
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SOCIAL : Envoi d’argent, facteur de stabilisation

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2007

Les envois d’argent de la part de la communauté cubano américaine – estimés à environ 1 milliard de dollars US par an, incluant les flux formels et informels – continuent d’être une importante source de revenus pour Cuba.

Les restrictions imposées par les États-Unis n’ont pu réduire le montant des sommes envoyées.

Suite à la légalisation du dollar américain en 1993 les chaînes de magasins d’État se sont multipliées. Ces établissements « absorbent » les envois d’argent, fournissent des produits nécessaires et rapportent des bénéfices à l’État.

Les transferts de fonds agissent en tant qu’élément efficace de stabilisation étant donné qu’ils augmentent, en cas de difficultés économiques, ou suite à une majoration de prix, ou à une réévaluation du dollar, contribuant de la sorte à compenser une partie de ces augmentations de la vie.

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