ART PLASTIQUE : La plastique du XXème siècle (2/3)

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2010
La Jungla
« [Lam] a été capable de différer de Breton, en même temps qu'il apprenait à voir les Caraïbes avec des yeux surréalistes [...] »
La Jungla, de Wilfredo Lam

En 1949, José Lezama Lima publie l'article « Lozano y Mariano » dans Orígenes – à propos d'une récente exposition  des deux artistes – dans lequel il définit leur génération comme « un état du nécessaire possible dans notre sensibilité » et plus encore, frôlant avec l’hyperbole, il précise : « C’était un état, une ville, une résistance dressée face au temps. »

Ces artistes dont les poétiques se sont noyautées autour de la publication « lezamienne » partageaient la volonté de faire une plastique plus réflexive  que polémique ; ils ont cherché l'essence du cubain comme si elle était un archétype qui pourrait être appréhendée en une fois ; face à l'influence arriviste, ils ont procuré la solidité de la tradition, ils ont bu aux plus diverses sources : dans la peinture du Siècle d'Or espagnol, chez Picasso, chez Matisse ; ils étaient préoccupés, à la fois, par la découverte de la couleur cubaine et la solidité structurelle de leurs œuvres, établies dans les paradigmes du baroque colonial. Plus...
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PATRIMOINE : Les collections d'art français du Musée napoléonien

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2010
Napoléon
« [...] le Musée napoléonien de La Havane, inauguré le 1er décembre 1961, attire l'attention de par sa singularité [...] »
Napoléon (Portrait de Robert Lefèvre)

Parmi le vaste éventail d'institutions culturelles cubaines, le Musée napoléonien de La Havane, inauguré le 1er décembre 1961, attire l'attention de par sa singularité. Sa riche collection des pièces originales, illustre d'une part ; les luttes du peuple français pendant la Révolution de 1789 et de l'autre ; l'art français durant l'empire, influencé par les conquêtes de Napoléon Bonaparte et de l'intronisation de ses frères dans divers pays d'Europe.


Les collections d'estampes, d'équipement militaire et numismatique montre l'activité des artisans et des artistes de ces tumultueuses années révolutionnaires. Ces artistes n'ont pas pu développer un art somptuaire étant obligés de se défendre sans cesse contre leurs ennemis. Des graveurs tels que Pierre Gabriel Berthaut, François Louis Pieur et Jacques Louis Copia, pour ne mentionner que quelques uns, nous ont laissé des scènes historiques dont, Le Serment du Jeu de Paume, l'Émeute au Palais Royal promue par Camille Desmoulins, le Roi arrivant à la Mairie le 17 juillet 1789 et Les Droits de l' Homme et du Citoyen de 1791. Les techniques utilisées étaient, entre autres, l'eau-forte et le burin, très populaire à cette époque en France. Plus...
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ART PLASTIQUE : Carlos Enríquez, la poésie et la transparence

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2009
El rapto de las mulatas
« El rapto de las mulatas, s'est convertie en une pièce canonique de la peinture cubaine [...] »
El rapto de las mulatas

Le centenaire de l’un des plus importants peintres du XXème siècle.

Peu de figures ont provoqué, au-delà d'un talent indiscutable, tant de polémique sur leur vie et leur savoir-faire que Carlos Enríquez, dont on commémore le centenaire actuellement. Une de ses œuvres, El rapto de las mulatas, s'est convertie en une pièce canonique de la peinture cubaine, bien qu'elle ne soit peut-être pas aussi célèbre dans la conscience populaire que les fables dérivées de la bohème champêtre que l'artiste s’est inventé dans sa ferme Hurón Azul.


Né à Zulueta, province de Las Villas, dès son enfance il a pu connaître la campagne du centre de l'île avec ces palmeraies, ces vallées, ces gorges qui servent de cadre à ses scènes peuplées de bandouliers, de gardes ruraux, de campagnardes dévêtues et de fantasmagories sans fin. Plus...
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ART PLASTIQUE : Le legs de Jean-Baptiste Vermay

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2009
Portrait
« On peut voir une intention de couleur locale jusque dans le perroquet que nous offre l’ancien au visage très sérieux. »
Portrait de la famille Manrique de Lara (Photo: Opus Habana)

Le portrait à l’huile de la famille Manrique de Lara, attribué à Vermay, est différent car « le peintre a fait place à la simplicité, à la sensibilité et à une expressivité beaucoup plus profonde que dans les tableaux d’El Templete », juge Guy Pérez de Cisneros. « On peut voir une intention de couleur locale jusque dans le perroquet que nous offre l’ancien au visage très sérieux », affirme ce critique d'art. Pour sa part, Adelaida de Juan lui reconnaît « un certain attrait, bien que ce ne soit pas l'enchantement anecdotique du perroquet mentionné et la gravité des trois visages humains ».

Vermay, en plus d’être peintre, a été architecte, décorateur et scénographe. En 1827 il a projeté et a construit le théâtre El Diorama au fond de l'ancien Jardin Botanique de La Havane.

L’histoire de sa vie contient peut-être plusieurs adultérations, comme les retouches falsificatrices sur les trois tableaux qu'il a peints pour El Templete, que les restaurateurs ont maintenant épurés pour les laisser tel que l'artiste les avaient représentés il y a presque deux siècles. Plus...
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PHOTOGRAPHIE : Robert Polidori, La muerte de una casa

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2008

« La maison fait actuellement l’objet de travaux de restauration. »
La maison aux tuiles vertes (Photo: Robert Polidori)

La maison de Alberto de Armas, photographiée par Robert Polidori*, est connue par les habitants de La Havane sous le nom de « La grande maison aux tuiles vertes » du fait de la couleur inusuelle de sa toiture pittoresque. Cette maison, située à Calle 2, # 318, Miramar, à la sortie du tunnel reliant ce quartier à la promenade du bord de mer, a été construite en 1926 à partir d’un projet de l’ingénieur et architecte cubain Jorge Luis Echarte Mazorra. Suite à la mort de son dernier propriétaire, qui n’a jamais voulu la quitter, la maison fait actuellement l’objet de travaux de restauration de la part de l’Office de l’historien de la ville. Plus...
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