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| « Dans les années 1950, la revue Harpers and Queen a classé Alicia Alonso parmi les femmes les plus belles au monde. » |
| Alicia Alonso (Photo: Cuba Absolutely) |
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Par Stephen Gibbs*
Le petit bureau de Alicia Alonso, situé au siège du Ballet Nacional de Cuba, rue 17 au Vedado, est un vrai sanctuaire. Dehors, des jeunes danseuses se réunissent. À l’intérieur, une armée de secrétaires tourbillonnantes protège Alicia des visiteurs inattendus.
La pièce, plutôt sombre, est spartiate. Les volets sont fermés. Parmi les meubles, rares, on distingue une bibliothèque et un grand bureau en acajou, derrière lequel s’assoit la femme qui a été le visage du ballet cubain pendant bientôt sept décennies.
Dans les années 1950, la revue Harpers and Queen a classé Alicia Alonso parmi les femmes les plus belles au monde. Personne ne remet en question cette décision. Impeccablement maquillée, cheveux jais attachés, portant une robe longue et non ajustée, Alicia est l’élégance personnifiée. Elle me salue avec un « good morning » en anglais américain. Plus...