ART DE SCÈNE : Alicia au pays de la danse

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2010
Alicia Alonso
« Pour moi, la plus grande punition était de me supprimer la classe de ballet. »
Alicia Alonso (Photo: Cuba Absolutely)

Alicia Alonso est née pour le ballet. Peu importe qu’elle soit venue au monde dans une île rumbera des Caraïbes. Elle était destinée à se convertir en la plus grande Giselle de notre ère et à lutter pour accomplir son destin, avec la même passion que ses héroïnes romantiques.

Mais son histoire commence il y a plus de 70 ans, quand elle n'était pas encore Alicia Alonso, mais Alicia Martínez et grâce à l'intervention d'une tante, elle parvint à suivre des études à l'École de Ballet de la Société Pro-Arte Musical de La Havane. Plus...
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ART DE SCÈNE : Alicia Alonso, la grande dame de Cuba

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2008

« Dans les années 1950, la revue Harpers and Queen a classé Alicia Alonso parmi les femmes les plus belles au monde. »
Alicia Alonso (Photo: Cuba Absolutely)


Par Stephen Gibbs*

Le petit bureau de Alicia Alonso, situé au siège du Ballet Nacional de Cuba, rue 17 au Vedado, est un vrai sanctuaire. Dehors, des jeunes danseuses se réunissent. À l’intérieur, une armée de secrétaires tourbillonnantes protège Alicia des visiteurs inattendus.

La pièce, plutôt sombre, est spartiate. Les volets sont fermés. Parmi les meubles, rares, on distingue une bibliothèque et un grand bureau en acajou, derrière lequel s’assoit la femme qui a été le visage du ballet cubain pendant bientôt sept décennies.

Dans les années 1950, la revue Harpers and Queen a classé Alicia Alonso parmi les femmes les plus belles au monde. Personne ne remet en question cette décision. Impeccablement maquillée, cheveux jais attachés, portant une robe longue et non ajustée, Alicia est l’élégance personnifiée. Elle me salue avec un « good morning » en anglais américain.
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ART DE SCENE : Festival de Ballet, Balletmania

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2007
Alicia Alonso
« Grâce à Alicia Alonso, le ballet a été accepté inconditionnellement dans une société plutôt machiste comme Cuba. »
Alicia Alonso (Photo: Cuba Absolutely)

Par Silvia Gómez

Yeux ronds et brillants mais éteints, nez aquilin, première jeunesse lointaine… impressionnante et intensément glamour, Alicia Alonso, baignée par la lumière du projecteur, reçoit debout, devant les fauteuils d’orchestre du Gran Teatro de La Habana, un déferlement d’applaudissements. Chaque fois que Alicia va au théâtre, les spectateurs estiment qu’une ovation s’impose. La Alonso, qui incarne la grande dame, constitue l’âme du Ballet National de Cuba. Toute proposition adressée à la compagnie exige son approbation. Rien d’étonnant à cela, Alicia lui a consacré toute sa vie.

Au début de la Révolution, Fidel a alloué des ressources considérables à la création de la compagnie et Alicia Alonso et ses collègues ont bientôt amené le ballet au peuple à travers des spectacles de ballet et des ateliers organisés le plus souvent dans des endroits inouïs. Les films d’archives montrent des pas de deux parfaits, interprétés par des princesses en tutu et en paillettes et des princes portant des vestes en velours et des maillots, entourés d’ouvriers stupéfaits. Plus...
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