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| « Les Cubains ont la réputation d’être beaux. » |
| Cils (Photo: Cuba Absolutely) |
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Par Victoria Hammond
Lorsqu’un Cubain bat les cils à La Havane, les tornades s’abattent sur le Texas.
Les dommages qu'ils causent
Un après-midi chaud à La Havane… La surface de la mer dans la baie ressemble à un cristal luisant alors que des châteaux de cumulonimbus avancent imperceptibles dans le ciel. Sur le mur de la promenade du bord de mer, le « Malecon », s’allongent des figures léthargiques. Les chiens somnolent à l’ombre des portiques pratiquement détruits. Rien ne bouge, l’air est suffocant et calme. Mais si vous vous appuyez sur le mur, prêt à cuire dans l’après midi bleu et doré, en vous submergeant voluptueusement dans les étapes du silence qui conduisent au sommeil, vous apercevrez un son subtil qui caresse vos tympans, un sifflement velouté, une rafale douce d’air comme un battement de petites ailes dans l’après-midi radiant. Et de temps en temps, un zéphyr doux qui murmure tout au long du mur. Qu’est-ce ? La mer est sereine, il n’y a pas de brise. Mais le son est encore là, un coup de tambour minuscule et sibilant. Vous vous retournez et vous découvrez l’origine du son : le mouvement languissant des cils cubains.
Lorsqu’un papillon bat ses ailes dans une forêt tropicale au Brésil, un tremblement de terre secoue la Nouvelle Guinée. Lorsqu’un Cubain bat les cils à La Havane, un volcan entre en éruption en Italie et les tornades s’abattent sur le Texas. Le chaos cubain a des manifestations multiples, mais aucune n’est aussi agréable, séduisante et extraordinaire que les longs, exubérants et brillants cils cubains. On se demande comment leurs propriétaires peuvent regarder à travers ; on dirait que c’est comme vivre derrière une version naturelle et finement travaillée des grilles délicates des fenêtres de la Vieille-Havane. Lorsque les Cubains baissent les yeux, les cils caressent les joues formant ainsi une demi-lune et lorsque le soleil se couche au-delà de l’embouchure de l’Almendares, ils projettent une fine ombre oblique sur les joues de ceux qui, somnolents, contemplent la mer à côté du donjon de la Chorrera.
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