VILLES : Trinidad, un musée habité...

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2009
Trinidad
« [...] une ville où les habitants du XXIème vivent dans l'environnement singulier d'un site colonial cubain magnifiquement conservé. »
Trinidad (Photo: Photocuba)

A Cuba, il existe un musée dédié à la façon de vivre dans le pays pendant les XVIIème et XVIIIème siècles. Ce musée, bizarrement, a la particularité d'être à l’air libre et d’occuper une importante surface : il s’appelle Trinidad, c'est une ville où les habitants du XXIème vivent dans l'environnement singulier d'un site colonial cubain magnifiquement conservé.  

Située dans le centre sud de l'île et appartenant aujourd'hui à la province de Sancti Spíritus, La Santísima Trinidad, de son nom original, a été la deuxième ville fondée sur l'île de Cuba par des Espagnols récemment arrivés, Pánfilo de Narváez et Juan de Grijalva. Mais quelques années après sa fondation, la jeune ville s’est trouvée pratiquement dépeuplée quand un grand nombre de ses habitants, avide d'or et de gloire, ont embarqué avec Hernán Cortés pour conquérir le Mexique. Plus...
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VILLES : Matanzas, l'Athènes de Cuba

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2009

Pont de Bacunayagua
« [...] le Pont de Bacunayagua qui, défiant la gravité, enjambe un impressionnant précipice [...] »
Pont de Bacunayagua (Photo: Photocuba)

Pour beaucoup, la baie de Matanzas est la plus belle de Cuba. Et pour ces innombrables personnes, les raisons ne manquent pas : quand on descend par la Vía Blanca, en venant de La Havane, la vue de cette baie est un cadeau pour les yeux.


Mais, avant, le voyageur a eu l'occasion de voir deux décors admirables : le Pont de Bacunayagua qui, défiant la gravité, enjambe un impressionnant précipice où une petite rivière presque invisible court au fond et la Vallée de Yumurí, visible depuis la route, dont les palmiers et les montagnes ont fait d’elle un des paysages les plus classiques de la campagne cubaine. Plus...
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AUTOMOBILE : Une histoire sur quatre roues

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2009
Voiture américaine
« Les havanais ont réagi avec panique [...] quand ils ont vu se déplacer [...] une automobile française, à la vitesse extraordinaire de 12 kilomètres à l’heure. »
Voiture américaine (Photo: Photocuba)

Entrevue avec Marcelo Gorajuría

Par Boris Leonardo Caro*

Depuis le premier véhicule qui a roulé dans les rues cubaines à la fin du XIXème siècle jusqu'aux rapides automobiles japonaises d’aujourd’hui, Marcelo Gorajuría nous relate une histoire de passion et de persévérance.
 

Les havanais ont réagi avec panique ce jour de décembre 1898, quand ils ont vu se déplacer La Parisienne, une automobile française, à la vitesse extraordinaire de 12 kilomètres à l’heure. C’était la première machine qui à circuler dans les rues de Cuba. Son propriétaire, José Muñoz, représentait l'entreprise productrice de ces véhicules de leviers et de courroies dans l'île, dont le prix était de 1000 pesos, une fortune pour l'époque. Plus...
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INSOLITE : Le coiffeur le plus artistique de La Havane

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2008
Papito
« Bavard, en bon Figaro, Gilberto Valladares (Papito) impose à son parler la même vitesse et le même enthousiasme avec lesquels ses mains manient les ciseaux. »
Papito (Photo: Cuba Absolutely)


Par Herman Valerius

Le salon Artecorte est non seulement un beau musée consacré à l’art de la coiffure mais peut-être aussi le meilleur endroit à La Havane pour se faire couper les cheveux, les teindre…

Bavard, en bon Figaro, Gilberto Valladares (Papito) impose à son parler la même vitesse et le même enthousiasme avec lesquels ses mains manient les ciseaux. Cependant, sa conversation ne porte pas sur les sujets habituels des coiffeurs. Papito parle de ses projets, de la pièce rare ou précieuse nouvellement acquise pour son futur musée de la Coiffure, ou de l’objet qui viendra grossir sa collection Hasta el Último Pelo (Jusqu’au dernier cheveu).  Voilà pourquoi il n’est pas difficile de rencontrer dans son salon de beauté une journaliste populaire de la télévision qui cherche à renouveler son look, ou un conservateur d’art cubain réputé, en quête d’une coupe sobre et traditionnelle.
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INSOLITE : L'art des cils

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2007
Femme cubaine
« Les Cubains ont la réputation d’être beaux. »
Cils (Photo: Cuba Absolutely)

Par Victoria Hammond

Lorsqu’un Cubain bat les cils à La Havane, les tornades s’abattent sur le Texas.

Les dommages qu'ils causent

Un après-midi chaud à La Havane… La surface de la mer dans la baie ressemble à un cristal luisant alors que des châteaux de cumulonimbus avancent imperceptibles dans le ciel. Sur le mur de la promenade du bord de mer, le « Malecon », s’allongent des figures léthargiques. Les chiens somnolent à l’ombre des portiques pratiquement détruits. Rien ne bouge, l’air est suffocant et calme. Mais si vous vous appuyez sur le mur, prêt à cuire dans l’après midi bleu et doré, en vous submergeant voluptueusement dans les étapes du silence qui conduisent au sommeil, vous apercevrez un son subtil qui caresse vos tympans, un sifflement velouté, une rafale douce d’air comme un battement de petites ailes dans l’après-midi radiant. Et de temps en temps, un zéphyr doux qui murmure tout au long du mur. Qu’est-ce ? La mer est sereine, il n’y a pas de brise. Mais le son est encore là, un coup de tambour minuscule et sibilant. Vous vous retournez et vous découvrez l’origine du son : le mouvement languissant des cils cubains.

Lorsqu’un papillon bat ses ailes dans une forêt tropicale au Brésil, un tremblement de terre secoue la Nouvelle Guinée. Lorsqu’un Cubain bat les cils à La Havane, un volcan entre en éruption en Italie et les tornades s’abattent sur le Texas. Le chaos cubain a des manifestations multiples, mais aucune n’est aussi agréable, séduisante et extraordinaire que les longs, exubérants et brillants cils cubains. On se demande comment leurs propriétaires peuvent regarder à travers ; on dirait que c’est comme vivre derrière une version naturelle et finement travaillée des grilles délicates des fenêtres de la Vieille-Havane. Lorsque les Cubains baissent les yeux, les cils caressent les joues formant ainsi une demi-lune et lorsque le soleil se couche au-delà de l’embouchure de l’Almendares, ils projettent une fine ombre oblique sur les joues de ceux qui, somnolents, contemplent la mer à côté du donjon de la Chorrera. Plus...
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