CINÉMA : La vie c’est filmer

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2010
Fernando Pérez
« [...] je crois que c’est seulement à Cuba que je peux faire le cinéma que je veux. »
Fernando Pérez (Photo: Paco Bou)

C'est toujours un fait extraordinaire que la vie culturelle d'un pays s’émeuve pour une œuvre d'art. Généralement, se sont des scandales de diverses natures qui obtiennent un tel effet – la majorité à caractère extra artistique –. Cependant, depuis sa timide Première jusqu'à sa permanence durant tout un mois, à salle comble, dans la Cinémathèque de Cuba, le film Suite Habana, de Fernando Pérez, a provoqué une émotive réception de la part des plus diverses couches de spectateurs, et parvint même à accumuler un nombre significatif de commentaires – la majorité laudatifs – dans une presse culturelle aussi restreinte que sa collègue cubaine quand il s'agit de saluer des œuvres d'art ayant des intentions critiques marquées de l'environnement quotidien national.

Mais dès ses débuts comme metteur en scène, vers la décennie des années 80 – avec le film Clandestinos –, et au long de toute sa production postérieure - Hello, Hemingway ; l’impactant Madagascar ; La vida es silbar - Fernando Pérez a tracé une route artistique qui a rendu presque prévisible un aboutissement si esthétiquement obtenu et humainement profond comme celui de ce film extraordinaire qu’est sans aucun doute Suite Habana. Plus...
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SOCIAL : Cuba, entre la fraise et le chocolat

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2010
Journée contre l'homophobie à La Havane
« [...] la vérité est qu'il s'agit d'un mouvement profond pour un pays où, plus que la diversité, on cultive l'uniformité [...] »
Journée Internationale contre l’Homophobie (Photo: Photocuba)

On pourrait percevoir comme un des sarcasmes les plus vindicatifs du destin le fait que le film cubain Fraise et chocolat, centré sur l'histoire d'un gay contraint a fuir le pays à cause de l'intolérance et de la marginalisation pour ses préférences sexuelles, soit devenu l'œuvre la plus internationale et reconnue du cinéma cubain, une sorte de signe d'identité culturelle et nationale d'une île des Caraïbes où, le machisme et son fils chéri, l’homophobie ont été pratiqués, durant tant d'années, avec une véritable ferveur « et même jusqu'à l’orgueil ».

C'est pour cette raison que ce 17 mai, Cuba a célébré à grand bruit  la Journée Internationale contre l’Homophobie (« La diversité est la norme »), c'est un signe clair que quelque chose a changé ou veut changer dans la société cubaine. Même s’il semble pour certains que se sont des transformations superficielles, la vérité est qu'il s'agit d'un mouvement profond pour un pays où, plus que la diversité, on cultive l'uniformité « en tous sens » et où les préférences sexuelles «inverties » ont été condamnées, punies, poursuivies et stigmatisées avec une rancœur toute spéciale. Plus...
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CINÉMA : Les débuts du cinéma à La Havane

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2009
Le cinématographe
« Le français Gabriel Veyre fut le premier à introduire le cinématographe Lumière à Cuba [...] »
Le cinématographe Lumière (Image: Wikipedia)

Par María Elena Morales

Traduit par Alain de Cullant

Bien avant l'arrivé du cinématographe, nos aïeux se divertissaient en assistant aux projections d'images fixes. Nous parlons d'environ la première moitié du 19 ème siècle, quand la photographie commençait à se développer. Ils existaient à La Havane, en plus du théâtre « Diorama » situé rue Industria, d'autres salles de projections : « Panorama Soler » rue Bernaza, « Salón de Ilusiones Opticas » au Paseo del Prado et « Panorama » rue O'Reilly. En 1841 a été présenté le « Gran Diorama » rue Obispo et Habana et en 1846 a été inauguré la célèbre « Galería Optica », elle aussi dans cette partie de La Vieille Havane.

A partir de cette date ces projections ont été de plus en plus fréquentes, elles consistaient en photos, de type diapositive, imprimées sur verre et coloriées à la main, représentant des paysages et des événements nationaux et internationaux. Les projecteurs utilisaient des lentilles stéréoscopiques qui amplifiaient les images et donnaient de la puissance à la lumière, un procédé très ingénieux car comme nous le savons la lumière électrique n'existait pas encore.

Ces projections de vues fixes se faisaient aussi en plein air au Parque Central. Le projecteur était installé sur le toit du Teatro Tacón ou sur celui de l'Hotel Telégrafo, et plus tard sur la Manzana de Gómez (qui n'avait qu'un étage). Plus...
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CINÉMA : Juan Padrón et la rigolade perpétuelle

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2009
Juan Padrón
« J’ai la chance d’être capable d’écrire et de dessiner de manière toute aussi intense [...] »
Juan Padrón

Par Luis Rey Yero

Traduit par Hugo Vidal

Le Prix National de la Cinématographie, distinction réservée aux créateurs ayant fait des contributions essentielles à la culture cubaine, vient d’être décerné à Juan Padrón, le père d’Elpidio Valdés. Ce dernier est le héros d’une série cubaine de dessins animés qui fait depuis plusieurs décennies les délices des enfants aussi bien que des adultes.

Avant de passer dans les rangs des créateurs de dessins animés, le dessinateur cubain Juan Padron s’était déjà fait remarquer en tant que créateur d’une bande dessinée sur les aventures d’Elpidio Valdés, aventures qui se déroulent pendant les guerres cubaines d’indépendance contre le colonialisme espagnol et qui mettent en scène toute une série de personnages conformés par un mélange de patriotisme et d’humour. Un succès immédiat, pour cette bande dessinée qui allait donner lieu à l’apparition sur les écrans des dessins animés sur Elpidio Valdés, d’abord sous la forme d’une série de courts- métrages et, plus tard, de deux long- métrages.

Juan Padron est également le créateur des Filminutos, une autre série de dessins animés composée de très brèves histoires d’humour, et de la série des Vampires, encore un dessin animé, également issu d’une série de bandes dessinées. Dans ses long- métrages Vampiros en La Habana et Más vampiros en La Habana, Juan Padron se sert du mythe européen des vampires pour donner libre cours à son humour,fondamentalement cubain, avec La Havane des années 30 comme toile de fond. Voici donc un entretien que Juan Padrón a accordé pour la revue digitale cubaine www.cubanow.net. Plus...
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CINÉMA : Le voyage cubain d'André Breton

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2009
Paysan cubain
« Il a recueilli des histoires qui révèlent l´âme d´une nation. »
Paysan cubain (Photo: Photocuba.com)

Par Boris Leonardo Caro*

C'est janvier à Cuba. André Breton, le fondateur du surréalisme voyage par la Carretera central (route centrale) dans une vieille camionnette soviétique. A ses côtés, Alejo Carpentier. Les deux auteurs discutent du roman du Cubain : El Reino de este Mundo.

Leur destinée finale est le hameau de l´orientale province de Guantánamo, appelé Ranchería, là où l´on rend culte à la nature de la même manière  qu´on le faisait il y a cinq siècles, lorsque les tainos (premiers aborigènes de Cuba) habitaient l´île. Plus...
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