MACROÉCONOMIE : Raúl Castro, le temps des réformes ?

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2008

« Vraisemblablement, Raúl essaiera d’encourager le développement en élargissant la base productive de l’île. »
Raúl Castro, Président de Cuba (Photo: Cuba Absolutely)


Par Paolo Spadoni*

Fidel Castro est tombé malade voilà déjà plus d’un an. Rien n’indique à ce jour, sous la direction de son frère cadet Raúl, un changement de politique en matière de libéralisation du marché. Pourtant, sous la surface calme, un débat a lieu à différents niveaux du gouvernement de La Havane, parmi d’importants experts cubains, voire parmi le peuple, à propos d’éventuelles réformes visant à aborder les critiques problèmes économiques de l’île et à améliorer les conditions de vie de tous les Cubains.

Un débat national portant sur des réformes économiques à Cuba n’a rien de nouveau. Les autorités cubaines avaient déjà réalisé des consultations semblables au niveau de base sur l’économie de marché à la fin des années 1980 et vers le milieu des années 1990, en plein milieu de périodes de récession ou de crise profonde. Ces deux processus ont abouti par la suite à des changements considérables et à l’adoption de mesures de style capitaliste. Or, cette fois-ci, la nouveauté réside dans le fait que Raúl Castro encourage un débat plus large sur les déficiences et les erreurs du système socialiste afin d’identifier des moyens efficaces susceptibles de traduire l’actuelle croissance macroéconomique dans des bénéfices palpables pour la population cubaine. Après avoir éveillé chez le peuple des attentes de changement en s’attaquant à des problèmes clé qui irritent nombre de Cubains, dont les prix élevés des aliments ou les déficiences chroniques en matière d’infrastructure, on s’attend à ce que Raúl introduise bientôt des réformes.
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MACROÉCONOMIE : Panorama actuel et analyse

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2007
 
(Photo: Cuba Absolutely)

L’économie cubaine, obligée à changer pour contrecarrer l’effondrement du bloc soviétique, combine actuellement les mécanismes du marché et les objectifs socialistes.


Le soutien du camp socialiste à l’économie cubaine a favorisé la mise en place d’un solide organisme étatique de planification centrale, la réalisation d’importants investissements dans l’industrie sucrière et encouragé plusieurs tentatives de développement industriel.

Le retrait abrupt de cette aide en 1990-1991 a donné lieu à la « période spéciale », obligeant ainsi les autorités cubaines à introduire des ajustements d’envergure dans la structure de l’économie, dont la contraction de l’industrie sucrière, la réduction sévère de la consommation, le développement du secteur touristique et la mise en place de mécanismes de marché afin de guider les décisions en matière d’allocation de ressources. Plus...
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MACROÉCONOMIE : Pouvoir d'achat en hausse

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2007
 
(Photo: Cuba Absolutely)

Balance des paiements 2000-2005 (en millions de dollars US)
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SOCIAL : Envoi d’argent, facteur de stabilisation

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2007

Les envois d’argent de la part de la communauté cubano américaine – estimés à environ 1 milliard de dollars US par an, incluant les flux formels et informels – continuent d’être une importante source de revenus pour Cuba.

Les restrictions imposées par les États-Unis n’ont pu réduire le montant des sommes envoyées.

Suite à la légalisation du dollar américain en 1993 les chaînes de magasins d’État se sont multipliées. Ces établissements « absorbent » les envois d’argent, fournissent des produits nécessaires et rapportent des bénéfices à l’État.

Les transferts de fonds agissent en tant qu’élément efficace de stabilisation étant donné qu’ils augmentent, en cas de difficultés économiques, ou suite à une majoration de prix, ou à une réévaluation du dollar, contribuant de la sorte à compenser une partie de ces augmentations de la vie.

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