Par Wayne S. Smith*
Il y a bien longtemps que la guerre froide a pris fin. Les États-Unis entretiennent des relations diplomatiques et commerciales normales avec la Russie et les anciennes républiques soviétiques, avec la Chine, voire avec le Vietnam, où ils ont portant livré une guerre meurtrière et très controversée. Mieux encore, bien qu’à contrecœur, les États-Unis sont en train de négocier avec la République démocratique de Corée.
Mais les relations avec Cuba restent gelées ; on peut même dire qu’elles sont plus tendues qu’à n’importe quel autre moment depuis la crise des Fusées, en 1962. Les liens entre Cuba et les États Unis ont été marqués par une hostilité presque ininterrompue depuis la rupture des relations diplomatiques, en janvier 1961. Le seul rapprochement est intervenu en 1977, avec l’administration Carter, suite auquel des administrations nommées Sections d’Intérêts ont ouvert leurs portes dans la capitale des deux pays. C’était sans aucun doute un pas logique. Les désaccords entravaient le rétablissement des relations diplomatiques et un moyen pour le dialogue s’imposait pour régler ces différends. Les Sections d’Intérêts offriraient ce moyen. Malheureusement, les nouveaux désaccords et incompréhensions découlant du rôle de Cuba en Angola ont entraîné une réaction politique violente à Washington et ce moyen récemment créé de la Section d’Intérêts n’a jamais été utilisé - même pas pour entamer les négociations sérieuses pour lesquelles il a avait été prévu.
Ainsi, les relations entre les États-Unis et Cuba n’ont pas par la suite changé. L’embargo a été accompagné de nouvelles sanctions peaufinées par les gouvernements de Carter, Reagan et George H.W. Bush. Sous l’administration des deux derniers présidents, de nouvelles restrictions ont été adoptées en matière des voyages à destination de Cuba.
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