CUBA-ÉTATS-UNIS : Évolution chez les Cubano-américains

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2008
Par Johaness Werner*

« Presque tout a changé. »
 Drapeau cubain (Photo: Cuba Absolutely)

Ralph Fernández a sans conteste beaucoup évolué. Dix ans auparavant, cet avocat de Tampa (Floride), chef de la délégation de la Fondation nationale cubano américaine (FNCA) dans cette ville était redouté en raison de sa tactique de saper toute réunion qui oserait défendre la moindre normalisation des relations avec Cuba.

Je me souviens parfaitement bien de son irruption en 1997 dans la réunion d’une poignée de libéraux et gauchistes anglo-américains qui se tenait à la Unitarian Universalist Church, dans un coin reculé de la banlieue de Tampa. Les discours applaudissaient à l’envoi d’un don d’aspirines, de fournitures scolaires et de papier hygiénique à Cuba en défiant ouvertement l’embargo imposé par les États-Unis à l’île. Fernández s’est mis debout et a commencé à dénoncer les maux de Cuba. Et il ne cessait pas de le faire. Face à l’église, une douzaine de membres d’autres groupes d’exilés cubains portaient des pancartes et vociféraient des injures à l’encontre de ceux qui entraient ou sortaient du bâtiment. À l’intérieur, près de la porte, une demi-douzaine de policiers inquiets du compté de Hillsborough se chargeait de maîtriser la situation.

Cinq ans plus tard, en 2003, le maire sortant de Tampa, Dick Greco, a fait une visite-surprise à Cuba à la tête d’une délégation commerciale. Fernández a publiquement accusé M. Greco de « faire des cabrioles avec un terroriste international ». Plus...
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CUBA-ÉTATS-UNIS : Une politique dépassée à l’égard de Cuba

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2008
Par Wayne S. Smith*

 
(Photo: Cuba Absolutely)

Il y a bien longtemps que la guerre froide a pris fin. Les États-Unis entretiennent des relations diplomatiques et commerciales normales avec la Russie et les anciennes républiques soviétiques, avec la Chine, voire avec le Vietnam, où ils ont  portant livré une guerre meurtrière et très controversée. Mieux encore, bien qu’à contrecœur, les États-Unis sont en train de négocier avec la République démocratique de Corée.


Mais les relations avec Cuba restent gelées ; on peut même dire qu’elles sont plus tendues qu’à n’importe quel autre moment depuis la crise des Fusées, en 1962. Les liens entre Cuba et les États Unis ont été marqués par une hostilité presque ininterrompue depuis la rupture des relations diplomatiques, en janvier 1961. Le seul rapprochement est intervenu en 1977, avec l’administration Carter, suite auquel des administrations nommées Sections d’Intérêts ont ouvert leurs portes dans la capitale des deux pays. C’était sans aucun doute un pas logique. Les désaccords entravaient le rétablissement des relations diplomatiques et un moyen pour le dialogue s’imposait pour régler ces différends. Les Sections d’Intérêts offriraient ce moyen. Malheureusement, les nouveaux désaccords et incompréhensions découlant du rôle de Cuba en Angola ont entraîné une réaction politique violente à Washington et ce moyen récemment créé de la Section d’Intérêts n’a jamais été utilisé - même pas pour entamer les négociations sérieuses pour lesquelles il a avait été prévu.

Ainsi, les relations entre les États-Unis et Cuba n’ont pas par la suite changé. L’embargo a été accompagné de nouvelles sanctions peaufinées par les gouvernements de Carter, Reagan et George H.W. Bush. Sous l’administration des deux derniers présidents, de nouvelles restrictions ont été adoptées en matière des voyages à destination de Cuba. Plus...
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CUBA-ÉTATS-UNIS : Commerce avec l'ennemi

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2007

La législation des États-Unis [par rapport à Cuba], une législation aux nuances orwelliennes.

Loi de liberté cubaine et de solidarité démocratique (« Loi Helms-Burton ») : Porte sur les biens immobiliers propriété de ressortissants et de sociétés des États-Unis avant la Révolution cubaine.

Titre III* : permet aux ressortissants des États-Unis de demander ceux qui « trafiqueraient » avec leurs anciennes propriétés (et de confisquer les propriétés aux États-Unis).*Suspendu – tous les six mois – par le président des États-Unis depuis son entrée en vigueur.

Titre IV : permet aux autorités américaines d’interdire l’entrée aux États-Unis à des cadres de sociétés « trafiquant » avec des biens nationalisés des États-Unis.
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