GASTRONOMIE : La bodeguita

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2009
La Bodeguita del Medio
« Placée au milieu du pâté de maison [...] La Bodeguita del Medio doit précisément son nom à cette circonstance. »
La Bodeguita del Medio (Photo: Photocuba)

Il suffit de faire cent pas sur les pavés depuis la Cathédrale et sa Place, en sortant par la rue Empedrado, pour arriver au numéro 207, entre les rues Cuba et San Ignacio. Placée au milieu du pâté de maison, et non dans un angle comme cela était coutume, La Bodeguita del Medio doit précisément son nom à cette circonstance.

Même maintenant, dans l'atmosphère de l’assiégé bar-restaurant, on respire l'air mondain que lui ont conféré ses principaux fondateurs : Angel Martínez, propriétaire de l'établissement ; Félix (Felito) Ayón, propriétaire d'une imprimerie voisine ; le linotypiste Luis Alonso (Plomito) ; le poète Nicolás Guillén ; le journaliste Mario Kuchilán… Plus...
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GASTRONOMIE : La savoureuse aventure de l’ajiaco cubain

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2009
Femme cubaine
« [...] l'ajiaco est un ragoût qui se cuisine avec patience, concentration et maestria culinaire. »
Femme cubaine (Photo: Photocuba)

Par Ariadna Prats García et Félix Julio Alfonso López


Ajiaco: […] C'est l'équivalent de la olla espagnole, mais accompagnée du casabe et sans pain. Son utilisation est presque générale, majoritairement en Tierradentro (terre intérieure).
Esteban Pichardo (1836)

On a souvent répété que Cuba est un creuset d'éléments humains. Une telle comparaison est applicable à notre patrie comme aux autres nations d'Amérique. Mais on peut probablement présenter une autre métaphore plus précise, plus compréhensive et plus appropriée pour un auditoire cubain, car à Cuba il n'y a ni fonderies, ni creusets, mis à part celles très modestes de certains artisans. Faisons plutôt une comparaison cubaine, un cubanisme métaphorique, et nous comprendrons mieux, plus rapidement et avec plus de détails : Cuba est un ajiaco.
Fernando Ortiz (1939)

Le bon goût culinaire de l'anthropologue cubain don Fernando Ortiz (1881-1969) a créé deux termes bien heureux pour le processus de formation de la nationalité cubaine : transculturación et ajiaco. Les deux métaphores de la cubanité constituent aujourd'hui un point commun dans les milieux académiques qui se dédient aux études ethnologiques et anthropologiques. Dans le premier cas, la paternité d'Ortiz sur le néologisme est indiscutable, et il l'explique de cette façon :

Nous avons choisi le mot transculturación pour exprimer les phénomènes très variés qui ont leurs origines à Cuba et qui concernent les très complexes transmutations de cultures qui ont lieu sur le territoire. Sans les connaître, il est impossible de comprendre l'évolution du peuple cubain, aussi bien dans le secteur économique qu’institutionnel, juridique, éthique, religieux, artistique, linguistique, psychologique, sexuel et autres aspects de sa vie. La véritable histoire de Cuba est l'histoire de ses très intriquées transculturaciones (1). Plus...
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GASTRONOMIE : Objectif Chocolat

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2009

« Les chocolats cubains ont tous les atouts pour assumer une appellation d’origine de grands crus. »
Cacao cubain (Photo: PhotoCuba.com)

Par Bertrand Vannière

Tout commence lorsqu’un diplomate vénézuelien offrit une boîte de chocolat au Comandante Fidel Castro pour lui témoigner tout l’espoir d’un prompt rétablissement, après sa chute mémorable d’une estrade, en 2005.


Fana de chocolat, le Lider Maximo, s’inquiète de ne pas produire sur son île de telle « enchantement » pour les papilles. Un de ses proches lui fit remarquer alors, que « l’Ecole Latino Américana de Chocolateria » réalisaient ce genre de gâterie, bien sûr pas encore commercialisées, mais de grande qualité.

La mission revint à Quim Capdevila, fondateur de la fameuse école, de réaliser la boîte de chocolat cubain pour Fidel. Sur une idée lumineuse de Maria Cristina, se trouvant alors dépourvue, pour ne jamais avoir eu à mettre en ballotins ces précieuses inventions, Quim fabriqua une boîte de chocolat en chocolat. Résultat, 4 kilos à croquer seulement pour le coffret, renfermant quelques 50 chocolats artisanaux et originaux selon des recettes de l’école. Plus...
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GASTRONOMIE : L’art culinaire de la rue

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2008
Vendeur dans la rue
« Les marchands ambulants traînent un peu partout. »
Vendeur (Photo: Cuba Absolutely)

Par Beatriz Llamas*

Pleins de graisse, frits, toujours présents et parfois étonnement savoureux, les aliments que l’on retrouve dans les rues de La Havane, non aptes pour les petites natures, constituent un mélange intrigant

La pizza format livre de poche, doublée et dégoulinant de graisse, soutenue dans un carton plié, semble être le plat national cubain. Nous trouvons par la suite les cornets ou cucuruchos de cacahouètes qui désorientent les visiteurs découvrant leur contenu délicieux. Leur popularité est confirmée par les cornets vides que l’on trouve dans n’importe quel arrêt d’autobus et à la sortie des théâtres, cinémas, écoles ou hôpitaux de la capitale.

Ou les cornets de glace, contenant un mélange discutable de parfums élaborés par des particuliers, et vendus à leur fenêtre transformé en comptoir : chocolat-et-quelque-chose-difficile-à-identifier, fraise, ananas ou vanille. Plus...
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GASTRONOMIE : La cuisine cubaine, tradition et innovation

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2007
À leur arrivée dans l’île, en 1492, les Espagnols trouvèrent une population indigène vivant de la chasse, de la pêche, de la cueillette et d’une maigre agriculture basée sur la culture du manioc, de la patate douce, du maïs et des haricots noirs. Avec la disparition presque totale de la population aborigène, du fait de nouvelles maladies et conditions de vie introduites par les colonisateurs, ces cultures ont cédé le pas à d’autres aliments importés de l’Espagne. La cassave, espèce de galette de manioc râpé, pressé et cuit, est pratiquement le seul plat à avoir survécu. Les Espagnols apportèrent à la cuisine locale non seulement un grand nombre d’ingrédients mais aussi des processus et des plats qui acquirent des caractéristiques propres dès qu’ils gagnèrent du terrain à Cuba.

L’Afrique apporta la deuxième influence fondamentale, introduite par les esclaves amenés dans l’île pour y réaliser les travaux les plus pénibles. Les Africains ont emporté avec eux le quimbombo (Abelmoschus esculentus), le taro et les bananes. Il faut signaler un autre événement historique, à savoir l’arrivée d’immigrants chinois vers la moitié du XIXe siècle. Parmi leurs apports, citons la sauce de soja et les riz au style chinois, entre autres. Plus...
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