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« C’est un cubain qui a créé le feuilleton radiodiffusé et son plein succès a ouvert le chemin du genre [...] »
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| Félix B. Caignet
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Un couple de plus d’un demi-siècle, une femme de quasi la quarantenaire avec son fils de 12 ans, deux jeunots dans leur première romance et une jeune femme de presque trente ans ; tous face à la télé à l'heure exacte. Les feuilletons à Cuba, on dit « novela », mêmes s’ils ne sont pas de fabrication nationale, sont entourés d’un halo de mystère, de fascination. Ils attrapent, captivent, réunissent un public absolument hétérogène et, même si celui en cours n'est pas de grande qualité, beaucoup choisissent de rester collés à leur siège pour ne pas être ensuite hors des conversations, au travail, à l'école ou sur le marché. Les feuilletons offrent toujours de quoi parler.
Il s'agit d'un genre d’une grande tradition dans l'île. C’est un cubain qui a créé le feuilleton radiodiffusé et son plein succès a ouvert le chemin du genre, ensuite porté à la télévision, avec des millions d’adeptes et d’intoxiqués sur toute la planète jusqu'à nos jours.
El derecho de nacer (
Le droit de naître), de Félix B. Caignet, a fait histoire et fut un phénomène dans toute l’Amérique Latine. Nos grands-mères s’en rappellent encore avec nostalgie. Depuis lors, les mêmes ingrédients, avec une certaine pincée d'actualité, font que beaucoup restent hébétés, dans l'attente du moment où la « mauvaise-mauvaise » soit démasquée et reçoive son dû ; alors que la « bonne-bonne » reprenne la place qui lui a été usurpée et, au passage, elle se marie avec le prince de ses rêves (par lequel elle a passé, lutant et pleurant, les 300 épisodes). Les protagonistes dans leurs extases de bonheur sont aussi, bien sûr, entourés d’un grand nombre de beaux enfants. C’est sûr qu’on finit par les imaginer tous en train de manger des perdrix au paradis
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