FINANCES : Impôts et présentation de bilans

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2008
 
(Photo: Cuba Absolutely)

Fiscalité des coentreprises

La plupart des coentreprises doivent s’acquitter d’un taux d’imposition de 30%. En général, il y a des exemptions pour une période initiale de 5 ans ou jusqu’à ce que les bénéfices soient supérieurs à l’investissement de départ.

Le calcul des impôts de la société devra être vérifié par une société cubaine d’auditeurs. La déclaration d’impôts sera élaborée en conformité avec les réglementations de l’ONAT (Office National de l’Administration Fiscale). Plus...

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CUBA-ÉTATS-UNIS : Possibilité d'affaires

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2008

Par Kirby Jone*

Les États-Uniens qui se demandent comment sera Cuba lorsque celle-ci ouvrira ses portes aux investissements étrangers courent le risque de manquer le train.

Les visiteurs à La Havane ne se rendent peut-être pas compte du fait que l’aéroport où leur avion vient d’atterrir a été financé par un consortium bancaire canadien, qu’ils prennent un taxi Mercedes Benz pour aller à un hôtel construit par un groupe français, dont la propriété est partagée avec une chaîne hôtelière espagnole. Cependant, le fait de boire un coca-cola ou un red-bull dans un bar situé à proximité d’un magasin franchisé Benetton, Adidas ou Mango pourrait les surprendre.

L’idée qu’ont un grand nombre d’États-uniens, selon laquelle les meilleures implantations hôtelières n’ont pas encore été exploitées, que les relations actuelles seront renégociées et que la construction de condos sur la promenade du bord de mer deviendra la mode à La Havane, est erronée et serait une mauvaise interprétation de la situation actuelle et future. Au cours des trois dernières années, grâce aux cours élevés du nickel et aux profits inattendus rapportés par les services fournis, Cuba a été en mesure d’investir dans la rénovation du réseau électrique, la construction de routes, le transport terrestre et ferroviaire, les raffineries de pétrole et le logement.

Ces investissements n’ont pas eu un grand impact si l’on tient compte des arriérés en la matière mais ils représentent quand même des milliards de dollars qui sont tombés entre les mains de sociétés allemandes, coréennes, russes, chinoises et vénézuéliennes. Ces sommes auraient pu être encaissées par des sociétés nord-américaines. En matière financière, certaines banques canadiennes et européennes ont entrepris d’importantes opérations financières qui ont été vendues sur les marchés internationaux de capitaux, consolidant ainsi leur réputation en tant que banques qui font des affaires avec Cuba et qui possèdent une connaissance du monde des affaires dans l’île. Plus...

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MACROÉCONOMIE : Prévisions, contraction ou relance ?

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2008
« Selon L’EIU, le PIB cubain augmentera en moyenne de 5,3 p. 100 par an en 2008. »
Gross Domestic Product

Par Emily Morris*

Compte tenu de l’avenir incertain - aujourd’hui, plus que jamais - de l’économie globale, sans parler des résultats du vaste débat entamé à Cuba à propos de sa politique économique, il n’est pas du tout facile de prévoir l’évolution de l’économie cubaine dans les cinq années à venir. Dans ce contexte, la publication annuelle Country Forecast: Cuba de l’Economist Intelligence Unit (EIU) avance davantage de clauses conditionnelles que d’habitude. Elle constitue cependant un bon point de départ pour évaluer toute une série de situations hypothétiques et leur incidence sur les prévisions. Le présent article aborde le scénario principal et réfléchit par la suite sur quelques alternatives.

Voyons d’abord les chiffres. Selon L’EIU, le PIB cubain augmentera en moyenne de 5,3 p. 100 par an en 2008 et 2009 pour chuter à 4,7 p. 100 entre 2010 et 2012. C’est acceptable, mais c’est quand même une diminution du rythme de croissance par rapport à la période 2002-2007 lorsque la croissance moyenne (selon nos estimations) a pratiquement atteint 7 p. 100. Les prévisions dépassent les moyennes régionales et globales de l’Amérique latine pour la période, (3,9 et 4,5 p. 100 respectivement) mais sont inférieures à la croissance enregistrée par la Chine, à savoir 8,5 p. 100.

D’après ces prévisions, la locomotive de la croissance cubaine sera la demande nationale, autrement dit les investissements et, à une moindre échelle, la consommation familiale. Une croissance exceptionnelle a été enregistrée au cours des trois dernières années en raison de facteurs externes, ce qui a peu de possibilités de se répéter. Contrairement à la période 2004-2006, la balance extérieure n’apportera pas une contribution positive nette à la croissance du PIB étant donné que la demande d’importations dépassera l’augmentation des exportations. En ce qui concerne les résultats, le modèle changera aussi : compte tenu du fait que les services ont joué un rôle clé au cours des cinq dernières années, vu la croissance relativement discrète de l’industrie et la contraction du secteur agricole, une croissance plus équilibrée devra se produire dans les cinq années à venir. Pourtant, vu les maigres niveaux de production par rapport aux problèmes potentiels et chroniques de la productivité, la relance économique sera relativement modeste. Plus...
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ENTREPRISES : Télécommunications, en cours d’amélioration

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2007

« Une bonne partie des bénéfices récoltés par ETECSA provient des exploitants étrangers [...] »
(Photo: Cuba Absolutely)

La Empresa de Telecomunicaciones de Cuba (ETECSA), fondée en 1994, est une coentreprise créée par l’État cubain et la société mexicaine Grupo Domos. Son but était de combler le déficit d’investissements dans le secteur, ce qui se traduisait par un service très limité et par une très faible densité téléphonique.

La société italienne Telecom Italie a remplacé le Grupo Domos en tant que partenaire étranger. Le programme d’amélioration s’est cependant poursuivi.

Une bonne partie des bénéfices récoltés par ETECSA provient des exploitants étrangers, y compris, depuis 1994, du paiement de la part des exploitants des États-Unis dont les communications sont acheminées notamment à travers un pays tiers.Plus...
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SOCIAL : Biotechnologie, un rêve ambitieux

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2007

« L’État, [...] apporte le gros du financement [...] »
(Photo: Cuba Absolutely)

Cuba dispose d’une industrie biotechnologique qui compte parmi les plus avancées des pays en développement. Quelque 52 institutions font des recherches dans le domaine des vaccins et des thérapies pour le traitement de maladies allant depuis le sida jusqu’au mal d’Alzheimer. Le pays participe à des coentreprises dans six pays, y compris le Brésil, la Chine, l’Iran et l’Inde.

L’État fait des investissements dans le secteur dans le but de garantir les livraisons au système national de santé et de le transformer à moyen terme en une importante source de revenus. L’État, qui apporte le gros du financement (plus de 1 milliard de dollars US depuis la fin des années 1980), arrête les plans de recherche dans les domaines pharmaceutique et biotechnologique.

Les institutions du secteur, qui combinent souvent la recherche et la production, sont concentrées sur le pôle scientifique de l’ouest de La Havane qui accueille 41 des principaux centres de recherche. Plus...
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