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| « [...] si quelqu'un s'adressait à eux en les appelant « monsieur », ils répondaient : « « monsieur » non, « compañero », les messieurs ont quitté le pays ». » |
| Le père et son fils (Photo: Photocuba) |
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Les façons de s’interpeller dans le langage du cubain d’aujourd’hui.
Puro, oiga puro...
La personne qui entend dans son dos, « puro », se retourne avec contrariété et quand l'individu qui l'a interpellé lui pose une question, l’interrogé répond, mais maintenant à son déplaisir s’ajoute l'étonnement : celui qui l'a appelé « puro » est un policier.
La scène reproduite est un fait réel qui se répète souvent dans les rues de La Havane, et sûrement dans celles de tout Cuba. Mais, dans ce cas, avec une nouvelle nuance : un des protagonistes étant un agent de la loi, il donne une touche « officielle » à l'utilisation d'un mot (
puro) qui a longtemps été réservé au jargon marginal. Ce mot est ensuite passé dans l’argot des adolescents et maintenant il est presque quotidien dans la façon de parler des jeunes quand ils font référence à leurs parents ou à des adultes. Dans la scène reproduite, il faut ajouter que le policier –à son intonation– devait être de Santiago de Cuba ou de Guantánamo, il avait environ 40 ans et le «
puro » n'avait pas la soixantaine, des éléments qui enrichissent la caractérisation sociologique de ce qui est décrit.
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