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« [...] la polémique était là, vivante, parmi nous, entre l'existentialisme chrétien d'Albert Camus et celui de l'athée Sartre et sa compagne [...] »
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Jean Paul Sartre (Photo: Wikipedia)
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Par Mercedes Santos Moray
Traduit par Alain de Cullant
L'expression maximum de Jean Paul Sartre, pour beaucoup, fut son œuvre philosophique, ce projet embrassant sa pensée, tant marquée par sa formation académique aussi bien en France qu'en Allemagne, et le courant de l'existentialisme athée dont il fut aussi le fondateur et son maximum représentant.
Toutefois, cet homme polémique, auquel toute l'Humanité a rendu hommage en occasion du centenaire de sa naissance, est aussi l'un des plus grands dramaturges du XX ème siècle et de la langue française. Cet hommage lui fut rendu également à Cuba, dans les vastes salons du Centre Hispano-américain de Culture, avec une emphase spéciale pour sa présence sur l'Île, à la suite du triomphe de la Révolution. Je n’ai pas parler de sa présence dans notre archipel au-delà du livre qu'il a écrit, où il laissa le témoignage de sa visite, de ses rencontres et des dialogues avec des personnalités comme Fidel Castro et Ernesto Che Guevara.
Mais, comme beaucoup de jeunes intellectuels de ma génération, je peux parler de l'éblouissement que nous vivions quand nous nous heurtions avec sa dramaturgie, depuis
Les mouches jusqu'à
Les Séquestrés d'Altono, dans cette appréhension tellement sienne, agonisante, de mythes universels. Et combien nous avons pu regretter, pour notre propre adolescence, de ne pas avoir été les témoins de l'interprétation qui se réalisa, dans les années 60 du siècle dernier, au Théâtre National, par une actrice cubaine du calibre de Miriam Acevedo quand elle donna corps et âme à son interprétation de
La Putain respectueuse et quand nous dévorions le texte, alors très audacieux, qui fut le précurseur de
Huis clos.
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