SOCIAL : Envoi d’argent, facteur de stabilisation

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2007

Les envois d’argent de la part de la communauté cubano américaine – estimés à environ 1 milliard de dollars US par an, incluant les flux formels et informels – continuent d’être une importante source de revenus pour Cuba.

Les restrictions imposées par les États-Unis n’ont pu réduire le montant des sommes envoyées.

Suite à la légalisation du dollar américain en 1993 les chaînes de magasins d’État se sont multipliées. Ces établissements « absorbent » les envois d’argent, fournissent des produits nécessaires et rapportent des bénéfices à l’État.

Les transferts de fonds agissent en tant qu’élément efficace de stabilisation étant donné qu’ils augmentent, en cas de difficultés économiques, ou suite à une majoration de prix, ou à une réévaluation du dollar, contribuant de la sorte à compenser une partie de ces augmentations de la vie.

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JURIDIQUE : Cadre pour les sociétés étrangères à Cuba

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2007
L’existence d’un grand nombre de réglementations entrave la plupart des opérations des sociétés.

« Les entreprises étrangères qui veulent s’implanter sur le marché cubain ne peuvent pas simplement s’y rendre et ouvrir un bureau comme dans la plupart des autres pays. La loi-décret 206 de 1996 et la résolution 5501 de 2001 du ministère du Commerce extérieur autorisent l’ouverture de bureaux de représentation et fixent les conditions de leur enregistrement. »
Guide d’affaires de l’ambassade du Canada, La Havane, 2001.

La loi principale régissant les investissements étrangers directs (IED) à Cuba est la Loi des investissements étrangers (Loi 77) qui établit diverses modalités à adopter par les sociétés pour opérer à Cuba. Elle comprend d’ailleurs des garanties pour les investisseurs étrangers face à l’expropriation déraisonnable et établit le droit de rapatrier les profits.
 
Pour produire ou fournir des biens ou des services à Cuba* il sera nécessaire en général de créer une coentreprise avec une société cubaine. On estime que ce processus prend énormément de temps et exige des autorisations multiples de la part de différents organismes d’État. Plus...
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FINANCES : Banco Central de Cuba

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2007
« Le blocus des États-Unis a empêché Cuba d’accéder aux finances privées et étatiques [...] »
(Photo: Cuba Absolutely)

Les réformes bancaires renforcent le prestige international du gestionnaire de la « Banco Central » et le rôle de l’institution.

L’interdiction d’accéder aux finances internationales a sévèrement limité les possibilités d’investissements et le développement économique de Cuba.

Cuba est exclue des institutions financières multilatérales telles que le FMI et la Banque mondiale. En 1986, le paiement du service de la dette bancaire et bilatérale contractée avec les pays occidentaux a été suspendu.

Le blocus des États-Unis a empêché Cuba d’accéder aux finances privées et étatiques, ce qui s’est avéré très nocif pour le pays.

Fin 2004, la dette cubaine se montait à 13,8 milliards de dollars US, dont 8 milliards au titre de dette « dormante », accumulée à partir du moment où Cuba a décidé de ne plus honorer ses engagements en 1986, et 5,8 milliards au titre de dette « active », accumulée depuis 1989. En octobre 2006, l’EIU suggérait que la dette pouvait s’élever à 15,2 milliards de dollars vers la fin de l’année. Plus...

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