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| « L'exposition d'art universel est impressionante. » |
| Immeuble qui accueille la collection d'art universel (Photo: Cuba Absolutely) |
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Par Juliet Barclay*
Un jour, vers le milieu du XVIIIe siècle, à Londres, le peintre vénitien Canaletto a découvert qu’il était à court d’argent et décida alors d’adopter des mesures draconiennes. Il prit un canif et coupa en deux un paysage qu’il avait peint pour vendre les deux moitiés. Aujourd’hui, une moitié du tableau Vue de Chelsea depuis la Tamise se trouve à Blickling Hall, Norfolk, alors que l’autre est exposée au Musée des beaux-arts de La Havane.
Le Musée national des beaux-arts de La Havane est un centre culturel de classe mondiale. Ses collections sont exposées dans deux bâtiments, l’un, un immeuble charmant aux lignes modernistes (Palais des beaux-arts, 1954), consacré à la peinture et à la sculpture cubaines ; l’autre, situé en face du Parque Central, un immeuble majestueux et splendide, siège autrefois du Centro Asturiano, qui accueille la collection d’art universel.
La visite de ces deux collections doit faire partie du programme de tout visiteur intéressé, ne serait-ce qu’un petit peu, à l’art et à la culture. La collection cubaine montre l’évolution de la peinture dans l’île. On y trouve un petit échantillon d’enchanteurs portraits coloniaux réalisés par Vicente Escobar (1762 1834), un métis qui, bien que nommé peintre de chambre du roi par Ferdinand VII, a décidé, dans l’ambiance raciste du XIXe siècle à Cuba, de tirer profit d’une déficience de la loi espagnole pour acheter une déclaration attestant qu’il était blanc. Y sont également exposées des œuvres de Jean Baptiste Vermay, fameux auteur du triptyque qui orne El Templete sur la place d’Armes et fondateur de l’académie de San Alejandro. Un excellent panorama de la peinture cubaine des XIXe et XXe siècles (à voir absolument : Mialhe, Peláez, Portocarrero et Lam) est complété par certaines des meilleures œuvres d’art contemporain cubain ainsi que par des expositions transitoires.
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