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« Elle était passé par mille batailles face à la vie [...] »
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Edith Piaf (Photo: Life)
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Par Rafael Lam Marimón
Traduit par Alain de Cullant
Edith Piaf, le moineau de Paris visita La Havane en janvier 1957, elle arriva au moment où la capitale se trouvait à son zénith musical, sous le signe du cha cha chá, dominé par les orchestres América, Jorrín, Aragón, Sensación et Neno González. Mais aussi : Benny Moré, Riverside, Los Hermanos Castro, Chapottín y sus Estrellas, El Casino et La Sonora Matancera.
La Havane était visité par les grands de ce monde et Piaf ne faisait pas exception. Il s'agissait de la Première Dame de la Chanson Française, la voix qui chantait le désespoir de la vie pauvre, dans laquelle il n'y avait pas de printemps. Edith Piat est née en pleine Guerre Mondiale, le 19 décembre 1915, elle vécu ses premières année avec sa grand- mère maternelle, son père, un acrobate de rue ayant rejoint l'armée et sa mère chanteuse de rue ne se soucia guère de son enfant. Sa patrie était la rue et à quinze ans elle décide de quitter son père et de voler de ses propres ailes avec sa meilleure amie Simone, pour chanter dans les rues.
Elle arrive à La Havane durant l'hiver, au début de l'année 1957, pour se présenter, du 25 janvier jusqu'au 7 février, sur la scène du Cabaret Montmartre de la rue O entre les rues 23 et 25, dans le quartier aristocratique du Vedado, zone de grands immeubles, d'hôtels de luxe, cabarets, théâtres, cinémas, restaurants, la zone dorée de la capitale.
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