MUSIQUE : Calle 13 à Cuba

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2010
Calle 13
« [...] (Calle 13) fait de la musique urbaine une forte dénonciation sociale. »
Residente et sa sœur PG-13 (Photo: Beatriz Pérez - Cubahora)

Calle 13 a visité Cuba après deux tentatives manquées, on les reçurent dans le pays à bras ouverts, avec des tonnes de questions et prêt pour danser. Beaucoup de Cubains s’imaginaient un groupe de reggaetón, mais non ; d'autres attendaient les lauréats de 12 prix Grammy, mais ça non plus. René Pérez « Residente » et Eduardo Cabra « Visitante » sont arrivés à Cuba avec leur groupe pour arpenter La Havane, se fondre dans la ville et se montrer tels qu’ils sont, ou au moins comme ils se conçoivent : un projet culturel qui, à travers d'images, de paroles, de violence, de sensualité, de sexualité et beaucoup de réalité, fait de la musique urbaine une forte dénonciation sociale.

« J'ai des attitudes depuis l’âge de cinq ans, ma maman me les a créées avec des réponses sans répliques et des réprimandes, je suis la brebis noire du troupeau, faisant tomber les noix de coco, on ne m’a jamais vu pleurer […] ». Ce fragment de la chanson La Perla pourrait définir les débuts de Calle 13 à Trujillo Alto, Porto Rico. « La classe inconfortable ayant les désirs d'être confortable, très pauvre pour être riche et très riche pour être pauvre, inspirée par ce qui l’entoure. » Plus...
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RACINES : Les expressions de la culture chinoise à Cuba

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2010
L'Opéra de Pékin
« L'opéra chinois traditionnel a maintenu la relation de l'immigrant et de leurs descendants avec les traditions et les coutumes de leur pays [...] »
L'Opéra de Pékin

Maria Teresa Linares Savio

La présence d'éléments culturels chinois a commencé à Cuba à partir de l’énorme immigration de 1847, basée sur l'embauche de coolies qui venaient travailler dans les plantations de cannes à sucre. C’étaient des Chinois en condition de pauvreté qui acceptaient un contrat léonin avec lequel ils étaient réduits à l’état d’esclaves durant huit ans ou plus, soumis à des systèmes de travaux forcés et de punitions parfois aussi cruelles que celles appliquées aux Noirs. Cet état d'esclavage a fini définitivement en 1886, quand l'abolition générale a été signée qui a libéré, aussi bien les Noirs arrachés d’Afrique, que les Chinois, les Yucatecos et les Galiciens qui avaient accepté des contrats semblables.

D’autres immigrants chinois, libres, sont arrivés de Californie vers 1860, où ils avaient été attirés par l’appelée « fièvre de l'or » et d'où ils ont dû s'enfuir après une recrudescence importante du racisme à cette époque. Plus...
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MUSIQUE : Piaf, de l'Olympia de Paris au Montmartre de La Havane

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2010
Edith Piaf
« Elle était passé par mille batailles face à la vie [...] »
Edith Piaf (Photo: Life)

Par Rafael Lam Marimón

Traduit par Alain de Cullant

Edith Piaf, le moineau de Paris visita La Havane en janvier 1957, elle arriva au moment où la capitale se trouvait à son zénith musical, sous le signe du cha cha chá, dominé par les orchestres América, Jorrín, Aragón, Sensación et Neno González. Mais aussi : Benny Moré, Riverside, Los Hermanos Castro, Chapottín y sus Estrellas, El Casino et La Sonora Matancera.

La Havane était visité par les grands de ce monde et Piaf ne faisait pas exception. Il s'agissait de la Première Dame de la Chanson Française, la voix qui chantait le désespoir de la vie pauvre, dans laquelle il n'y avait pas de printemps. Edith Piat est née en pleine Guerre Mondiale, le 19 décembre 1915, elle vécu ses premières année avec sa grand- mère maternelle, son père, un acrobate de rue ayant rejoint l'armée et sa mère chanteuse de rue ne se soucia guère de son enfant. Sa patrie était la rue et à quinze ans elle décide de quitter son père et de voler de ses propres ailes avec sa meilleure amie Simone, pour chanter dans les rues.
Elle arrive à La Havane durant l'hiver, au début de l'année 1957, pour se présenter, du 25 janvier jusqu'au 7 février, sur la scène du Cabaret Montmartre de la rue O entre les rues 23 et 25, dans le quartier aristocratique du Vedado, zone de grands immeubles, d'hôtels de luxe, cabarets, théâtres, cinémas, restaurants, la zone dorée de la capitale. Plus...
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ART DE SCÈNE : Joséphine Baker, de Paris à La Havane

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2009
Joséphine Baker
« Cette femme de peau brune brillante, aux fulgurants cheveux noirs, aux yeux pétillants et au dandinement osé a séduit la majorité des Parisiens [...] »
Joséphine Baker (Photo: Wikipedia)

Deux décennies ont dû passer avant que la grande vedette visite Cuba, où elle est arrivée en 1950. Après cette première tournée triomphale elle est revenue deux fois avant 1959. En 1931, seulement six ans après le début de Joséphine Baker à Paris, la revue Social offrait – en exclusivité pour les lecteurs cubains – un article journalistique sur la diva afro nord-américaine, de l'écrivain Alejo Carpentier, un grand connaisseur de la musique dans toutes ses variantes.

C’est précisément dans le numéro correspondant à décembre 1931 qu’a été publiée cette chronique que son auteur – collaborateur dans la capitale française – avait intitulé : « Moisés Simons et le piano Luis XV de Joséphine Baker. » Un article qui révèle les liens existants entre la vedette et la musique cubaine, spécialement avec le créateur de la populaire pièce musicale El manisero. Plus...
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MUSIQUE : Le Honduras au Festival des Caraïbes

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2009
Festival des Caraïbes
« La Fête du Feu est une grande place de la culture caribéenne. »
Festival des Caraïbes (Photo: Jorge Luis Baños)

Par Jorge Karel Leyva Rodríguez

Traduit par Alain de Cullant

Le Festival des Caraïbes  

 
   
Le Festival des Caraïbes a lieu chaque année dans la ville de Santiago de Cuba, du 3 au 9 juillet, parrainé par la Maison du Caraïbe et l'Union des Écrivains et des Artistes de Cuba (UNEAC). La danse, la musique, le folklore, la littérature, les arts plastiques, le cinéma et la vidéo convertissent les rues en une grande fête dont la valeur principale réside dans la participation populaire spontanée. De même, on peut apprécier les propositions d'artistes, d’artisans, de poètes, de communicateurs sociaux, de chercheurs et d’intellectuels qui offrent des conférences en relation avec les thèmes du patrimoine comme l'identité, les religions caribéennes et l'anthropologie socioculturelle.   

Ce Festival, connu aussi comme la Fête du Feu, a ses racines dans le Festival des Arts Scéniques d'Origine Caribéenne, en 1981. La tentative de sauvegarde des valeurs, des traditions et des manifestations culturelles d'un peuple multiracial ayant un profond héritage haïtien, jamaïquain, africain et européen a réuni, lors de la première convocation,  toutes les personnes qui espéraient, depuis un certain temps, une opportunité comme celle-ci. Si bien que dans la deuxième édition il y a eu une considérable augmentation du nombre des participants et des manifestations artistiques. Ce fut lors de la troisième édition, en 1983, que l'événement a pris un caractère international. Plus...
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