|
« Les parfums doivent évoluer, mais ils doivent maintenir l'essence naturelle, même s'ils ont certains arômes chimiques [...] »
|
Yanelda Mendoza (Photo: Photocuba)
|
|
Il est relativement facile de savoir comment on s‘habillait, ce qu'on mangeait, comment on parlait, ce qu'on lisait il y a 200 ans. Toutes les traces écrites et visuelles sont conservées aux archives. Mais sentir les anciennes odeurs d'une ville paraît plutôt être un secret d'alchimiste : le vent a dispersé les parfums d’antan, il nous reste peut-être que leurs noms.
La parfumeuse cubaine Yanelda Mendoza a consacré trois ans à l'étude des modes et des coutumes de La Havane entre 1510 et 1899, quand l'île était une colonie espagnole. Elle travaillait entre-temps dans le laboratoire de la pharmacie Taquechel, situé dans le centre historique. Elle a étudié des journaux et des livres de l'époque pour connaître la vie des aristocrates, des commerçants, des esclaves…
Plus...