RACINES : Le Quartier Chinois à La Havane

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2010
Le quartier chinois
« [...] la communauté sino-cubaine a un rôle très remarquable. »
Le Quartier Chinois  (Photo: Boris Leonardo Caro)

Publié dans Lettres de Cuba, numéro 7, 2007

Par Raúl Martell

Entre 1840 et 1842,  la Chine traverse les avatars de la dite Guerre de l´Opium, une plante qui a joué un rôle important dans l´ouverture du pays asiatique vers le monde extérieur. A la fin de cette guerre, a eu lieu l´exode de coolies, en tant que main d’œuvre bon marché vers d´autres pays.

C´est ainsi qu’entre 1842 et 1855 a eu lieu un échange commercial entre la Chine et les différentes villes situées sur les côtes de l´Océan Pacifique notamment la Californie , sur la côte occidentale de l´Amérique du Nord. Plus...
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PATRIMOINE : Le quartier chinois de La Havane

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2010
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RACINES : L'empreinte arabe à Cuba

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2010
Palacio de Valle
« Bien que la majorité des Arabes débarqués sur les côtes cubaines soient esclaves, des hommes libres sont aussi arrivés [...] »
Palacio de Valle, Cienfuegos (Photo: Photocuba)

Bien que l’on ait beaucoup spéculé sur l'entrée d’Arabes à Cuba à travers l'expédition de Christophe Colomb, ce fait n'a pas été vérifié. Il est néanmoins probable que quelques morisques aient été enrôlés dans les équipages des trois caravelles colombiennes. Par contre il existe un témoignage documentaire de la Paroisse Majeure de La Havane, du baptême en 1593 d’un homme né en Berbérie, l’actuel Maghreb, destin partagé par des millions de morisques fuyant l'Espagne et sa persécution inquisitoriale. Selon le Libro de Barajas de la Cathédrale de La Havane, « le lundi Premier novembre de cette année le Père Francisco Vázquez Carrión a baptisé Juan de la Cruz nouvellement converti N.L. qui [inintelligible] des parties de l'Afrique en Berbérie, son parrain a été le gouverneur Don Juan Maldonado Barnuevo. »

Trois ans plus tard, la relation des esclaves débarqués de la galère San Agustín à La Havane rend compte de l'arrivée de certains venant du nord de l'Afrique, entre eux des Maures et des Berbères, ces derniers appartenant à un groupe autochtone non arabe de cette zone et pratiquants de l'islamisme. Datée de février 1596, la liste - trouvée par le prestigieux historien cubain docteur César García del Pino – mentionne 45 personnes portant des noms musulmans et leurs villes de naissance. Plus...
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RACINES : Les expressions de la culture chinoise à Cuba

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2010
L'Opéra de Pékin
« L'opéra chinois traditionnel a maintenu la relation de l'immigrant et de leurs descendants avec les traditions et les coutumes de leur pays [...] »
L'Opéra de Pékin

Maria Teresa Linares Savio

La présence d'éléments culturels chinois a commencé à Cuba à partir de l’énorme immigration de 1847, basée sur l'embauche de coolies qui venaient travailler dans les plantations de cannes à sucre. C’étaient des Chinois en condition de pauvreté qui acceptaient un contrat léonin avec lequel ils étaient réduits à l’état d’esclaves durant huit ans ou plus, soumis à des systèmes de travaux forcés et de punitions parfois aussi cruelles que celles appliquées aux Noirs. Cet état d'esclavage a fini définitivement en 1886, quand l'abolition générale a été signée qui a libéré, aussi bien les Noirs arrachés d’Afrique, que les Chinois, les Yucatecos et les Galiciens qui avaient accepté des contrats semblables.

D’autres immigrants chinois, libres, sont arrivés de Californie vers 1860, où ils avaient été attirés par l’appelée « fièvre de l'or » et d'où ils ont dû s'enfuir après une recrudescence importante du racisme à cette époque. Plus...
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RACINES : Cham-Bom-biá, le médecin chinois

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2009
« À Cárdenas, (Cham-Bom-biá) a réalisé des guérisons merveilleuses de patients incurables par des médecins renommés de cette ville et de La Havane [...] »
Dieu chinois de la médecine
 
Publié dans Carteles, 1939 
Par Emilio Roig de Leuchsenring

On dit que Cham Bom-biá, le très fameux médecin chinois, a réalisé des guérisons si extraordinaires qu’une phrase pondératrice de l’extrême gravité d'un patient est restée dans notre folklore : « On ne le sauvera pas, ni même le médecin chinois. »

Un des biographes de ce faiseur de miracle commente que le « médecin chinois », Cham Bom-biá, est arrivé à La Havane en 1858 et qu’il y a établi sa consultation visitée par des personnes de toutes les classes sociales. Il a ensuite vécu à Matanzas, son cabinet se trouvait dans la rue Mercaderes, à l’angle de la rue San Diego, proche de la résidence de la famille Escoto, et, finalement, il s’est installé à Cárdenas, passant dans cette ville ses dernières années, jusqu'à sa mort mystérieuse. Plus...
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