CIGARE : L’art du Havane, histoire et contexte

Version imprimable
2010
Behique
« [...] le tabac devint magique pour ceux qui le considéraient comme une plante médicinale ou bénéfique [...] »
Behique

Bien que le slogan de l'Entreprise qui produit et commercialise le cigare cubain soit « Uniques depuis 1492 » et, malgré le témoignage depuis cette époque des chroniqueurs des Indes sur l'utilisation de la feuille aromatique, ce produit exotique a dû beaucoup lutter pour imposer sa consommation et sa volupté.

Malgré l'étrangeté qu’il aura sûrement dû causé chez les européens – qui jugèrent certainement comme démoniaque la population païenne qui rejetait de la fumée par le nez et qui déclarait par signes que c'était un vice impossible à abandonner –, le tabac devint magique pour ceux qui le considéraient comme une plante médicinale ou bénéfique, et un art de fanatique pour ceux qui le prenaient comme une malédiction. Plus...
Bookmark and Share

CIGARE : Tout savoir sur le Havane

Version imprimable
2010
Couper un havane
« L’allumage d’un havane commence par une pratique en apparence barbare qui exige adresse et raffinement : la décapitation. »
La décapitation (Photo: Photocuba)

Préambules de la dégustation



Cape  


 
C’est la peau du cigare. Son apparence peut vous influencer. Si elle ne constitue pas l’essentiel du havane – la cape ne compte en réalité qu’en fonction de son poids (au mieux 3 % du cigare) –, sa qualité est loin d’être négligeable. Elle influe sur la combustion du cigare, sur la cendre, et joue un peu le rôle de révélateur, comme le sel dans un plat cuisiné. La cape est ce qui brûle en premier lorsqu’on allume une vitole. Comme la sous-cape, elle se consume plus facilement que la tripe, même si la température de combustion est plus élevée au cœur du cigare qu’à sa périphérie.

Toutefois, une belle cape n’est pas toujours celle que l’on croit. Il ne faut pas attacher trop d’importance à sa couleur. L’aspect foncé n’a absolument rien à voir avec la puissance, et une cape claire n’est en aucune façon synonyme de légèreté. La présence de taches n’est pas grave. Il ne s’agit pas de signes de moisissure mais de points de concentration de l’eau. Les lignes piquetées qu’on aperçoit ne constituent pas un problème ; ce sont les veines latérales de la feuille, plus ou moins prononcées. L’important, c’est le gras. Une cape huileuse est souvent un signe de qualité. Plus...
Bookmark and Share

CIGARE : Habanos

Version imprimable
2010
Habanos
« [...] nous ne devrions plus parler de havanes mais de « habanos » [...] »
Habanos (Photo: Photocuba)


Pour protéger l’appellation d’origine contrôlée de leurs cigares, les autorités cubaines ont décidé de les baptiser habanos. Ainsi, nous ne devrions plus parler de havanes mais de «habanos », à l’exemple de « cognac », « bordeaux », « champagne », où l’on utilise le mot originel sans traduction.


Chiffres du havane


    

Production annuelle de havanes :



1991     60 millions
1995     69 millions
2000     118 millions
2005     140 millions
2009     110 millions

Plus...
Bookmark and Share

CIGARE : Histoire et fabrication

Version imprimable
2010
Amateur de cigare
« [...] combien d’amateur de cigare savent ce qu’ils font en réalité ? »
Amateur de cigare (Photo: Photocuba)

Le Havane… toute une histoire !



D’ailleurs, lorsqu’un cubain vous fait une explication compliquée et longue sur un sujet quelconque, on dit qu’il raconte « la historia del Tabaco » (l’histoire du cigare)… car en fait, c’est une des plus longues épopées de la culture cubaine. Christophe Colomb en fait déjà référence dans son journal de bord.

On devrait dire Habanos et non pas Havane, respectant ainsi son « appellation d’origine » comme Champagne ou Cognac. Ce produit, de luxe pour nous, si populaire pour les cubains, et aussi objet de frustration pour nombre d’amateurs, même s’ils ne se l’avoueront jamais. Car enfin, combien d’amateur de cigare savent ce qu’ils font en réalité ? A l’inverse des vins et de la bonne chaire en France, il y a très peu de recule, de connaissance, d’expérience sur la dégustation des cigares. La revue L’Amateur de Cigare est une des références mondiales en la matière. Et c’est sur les bases de ses informations que nous tenterons au cours de quelques articles d’aider les amateurs en herbe à apprécier le cigare en donnant les premières indications. Après, il reviendra à chacun de tracer son chemin initiatique pour découvrir le monde magique des arômes du Habanos… Plus...
Bookmark and Share

LITTÉRATURE : Leonardo Padura, l'écrivain qui aimait les cigares

Version imprimable
2010
Leonardo Padura
« Il faut aussi un changement éthique, afin que les Cubains retrouvent le goût du travail [...] »
Leonardo Padura (Photo: Baldrich)

Par Paul Leys

L’un des plus grands écrivains actuels habite la banlieue de La Havane. Le ­créateur du magnifique Conde et du major Rangel qui aime tant les Cohiba nous a reçus chez lui, où il travaille en ce moment à son prochain roman, L’Homme qui aimait les chiens.

Il habite au premier étage d’une maison en béton, où il est né il y a 54 ans, dans le quartier populaire de Mantilla. Cette banlieue sud de La Havane a beau être traversée par une ancienne route royale, elle est poussiéreuse et bruyante, mais aussi pleine de vie. « J’ai une relation charnelle avec ce barrio, d’où mon arrière grand-père était déjà originaire. Cela me permet de rester au contact des gens, et chaque jour je fais un long tour à pied en parlant avec tous, c’est une sorte de sondage quotidien qui nourrit également mon imaginaire. » Plus...
Bookmark and Share