2006, Année de la Révolution Energétique

2012-06-07 17:10:32
2006, Année de la Révolution Energétique

Les investissements, les économies d’énergie et la hausse des tarifs ont pour but de satisfaire la demande moyennant la réduction de la consommation et du gaspillage et l’augmentation de la production.

Investissements insuffisants dans le secteur

Des années durant, les installations consacrées à la production d’électricité et le réseau de transmission n’ont pas fait l’objet des investissements requis. Les sept grandes centrales thermiques – dotées pour la plupart de technologie soviétique obsolète – sont considérées peu fiables. D’après certains critères, ce n’est que très rarement qu’elles fonctionnent à plus de 60% de leur capacité, et ce pour deux raisons : le manque de pièces de rechange et le fait d’avoir été adaptées vers le milieu des années 1990 afin d’utiliser le pétrole sulfureux cubain, d’où la réalisation de travaux de maintenance intenses et continus. 

En 2004, les coupures d’électricité constantes rappelaient les débuts des années 1990. En dépit de certaines améliorations, les problèmes ont persisté en 2005 (la production totale a diminué de 2%). Il fallait évidemment procéder à une profonde révision du système. 

Les spécificités du programme énergétique sont détaillées dans l’encadré de droite. Pendant le premier trimestre de 2006, les coupures d’électricité ont diminué.

Conclusions en matière de stratégie énergétique

Décision a été prise d’acheter de petits groupes électrogènes au lieu de remplacer ou de renouveler certaines des grandes centrales thermiques. Principaux avantages : rapidité, décentralisation de l’énergie (très important pour la sécurité nationale) et travail à plein rendement pendant les heures de pointe. Cependant, les générateurs exigent une maintenance soutenue ainsi que des pièces de rechange et ne peuvent résoudre les besoins à moyen et long terme.

Dans un pays comme Cuba, où la demande moyenne est faible, le système n’aurait de sens que s’il est appliqué correctement. Les résultats obtenus à ce jour sont assez positifs. En juillet 2006, le Financial Times signalait que les Cubains passaient leur premier été sans coupures d’électricité depuis 1991.

Début décembre 2005, le président Fidel Castro a analysé en détail ces problèmes. Dans le cadre des séances de l’Assemblée nationale, tenue à la fin du même mois, il a proclamé que 2006 serait l’Année de la Révolution énergétique.

Révolution énergétique

Capacité de production accrue. Augmentation de la capacité totale de production à partir de l’installation de 4158 groupes électrogènes (à un coût de plus de 1 milliard de dollars US), reliés au réseau national et utilisés aux heures de pointe ou directement dans des hôpitaux, usines et écoles.

Décentralisation de la capacité de production

Les grandes centrales thermiques actuelles seront remplacées par des centrales locales plus petites. À cette fin, on utilisera de petits groupes électrogènes (voir paragraphe supra) et on exploitera davantage l’énergie solaire et éolienne.

Diversification des sources d’énergie

Cuba produit de l’électricité à partir notamment du pétrole et du gaz. Il est prévu d’accroître le pourcentage de gaz (11% actuellement) employé dans les installations pétrolières (production en cycle combiné), et ce grâce à un investissement d’Energas S.A., coentreprise à laquelle participe Sherritt. L’objectif prévu est d’ajouter 65 MW à la capacité actuelle qui est de 311 MW.

Modernisation du réseau de transmission afin de réduire les pertes

Promotion de l’économie d’énergie

Une importante campagne a été menée en 2005 afin d’utiliser des ampoules basse consommation dans la plupart des foyers et d’introduire des appareils électroménagers plus performants.

En 2005, on a annoncé une augmentation du tarif d’électricité, basée sur une échelle mobile selon laquelle les foyers les plus gros consommateurs devront affronter une brusque élévation des prix. (Selon des informations fournies, la consommation d’électricité au cours du premier trimestre de l’année en cours a diminué de 2,5%.) 

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