Banco Central de Cuba

2012-06-07 17:10:28
Banco Central de Cuba

Les réformes bancaires renforcent le prestige international du gestionnaire de la « Banco Central » et le rôle de l’institution.

L’interdiction d’accéder aux finances internationales a sévèrement limité les possibilités d’investissements et le développement économique de Cuba. Cuba est exclue des institutions financières multilatérales telles que le FMI et la Banque mondiale. En 1986, le paiement du service de la dette bancaire et bilatérale contractée avec les pays occidentaux a été suspendu. 

Le blocus des États-Unis a empêché Cuba d’accéder aux finances privées et étatiques, ce qui s’est avéré très nocif pour le pays.

Fin 2004, la dette cubaine se montait à 13,8 milliards de dollars US, dont 8 milliards au titre de dette « dormante », accumulée à partir du moment où Cuba a décidé de ne plus honorer ses engagements en 1986, et 5,8 milliards au titre de dette « active », accumulée depuis 1989. En octobre 2006, l’EIU suggérait que la dette pouvait s’élever à 15,2 milliards de dollars vers la fin de l’année. 

La gestion de Francisco Soberón, gestionnaire de la « Banco Central » de Cuba, a été très appréciée. Ces dernières années, la Banco Central est parvenue à mieux contrôler les autres secteurs de l’économie  (voir encadré à droite). On fait appel de plus en plus au système financier au moment d’adopter des décisions en matière économique et d’allocation de ressources.

Début 2006, la Banco Central a émis un bon pour un montant de 400 millions d’euros, souscrit notamment par des banques cubaines. La participation des banques étrangères représente 15%. Cette émission reflète la volonté générale des responsables politiques de rééchelonner l’encours de la dette de Cuba, l’accent étant mis sur la conversion de la dette à court terme en dette à moyen et à long terme et sur la réduction, le cas échéant, des taux moyennant la conversion des obligations. Il faut signaler qu’en 2005 le groupe britannique Exotix Ltd. a essayé d’attirer l’attention sur la dette cubaine.

Vers la moitié des années 1990, certaines institutions financières internationales ont commencé à opérer à Cuba par le truchement de coentreprises créées avec des institutions locales, de l’ouverture de bureaux de représentation ou la conclusion d’accords individuels. Cuba bénéficie d’importantes lignes de crédit et des garanties à l’exportation octroyées notamment par la Chine, l’Iran, le Venezuela et le Brésil.

Le département du Trésor des États-Unis a adopté un train de mesures contre des institutions financières qui commercent avec Cuba, comme l’amende imposée au groupe UBS en 2004. Récemment, la Scotiabank a mis un terme aux opérations avec les clients cubains en Jamaïque par crainte de représailles de la part des États-Unis.

Le financement du commerce revêt une grande importance pour Cuba étant donné qu’un bon nombre de fournisseurs étrangers préfèrent de ne pas octroyer des crédits à un marché où les questions ayant à voir avec les crédits ne sont pas suffisamment claires pour eux.

Pendant la période 2005-2006, la dette souveraine de Cuba a éveillé un certain intérêt. Le Financial Times signalait que des représentants d’Exotix, maison de courtage spécialisée basée à Londres, avaient visité Cuba afin de connaître les possibilités offertes. La dette souveraine de Cuba, y compris les coupons d’obligation en souffrance, n’est négociée qu’à 6% de sa valeur nominale (PDI combiné). Les intérêts élevés, y compris le PDI, des dettes souveraines de l’Iraq (20%) et de la Serbie (33%), ont éveillé un grand intérêt.

Les institutions financières étrangères ont obtenu des fonds en vue del’exécution d’importantes initiatives de financement de projets, dontl’agrandissement de l’aéroport international José Martí de La Havane,et contribué au financement du commerce depuis les années 1990.

Partenaires étrangers

Parmi les institutions financières les plus importantes en opération à Cuba avec participation étrangère partielle ou totale, citons Caribbean Finance Investments Ltd. (CariFin, Netherlands Caribbean Bank N.V., Republic Bank of Trinidad, Corporación Financiera Habana S.A. (CFH), Financiera Iberoamericana S..A.., ainsi que National Bank of Canada, Banco Bilbao Vizcaya Argentaria, Banco Sabadell, Société Générale, Fransabank, Caja de Madrid, BNP Paribas et Caja del Mediterráneo.

Le rendement de la dette cubaine à court terme est en général plus élevé que les transactions à long terme et relativement plus élevé en chiffres absolus étant donné que les emprunts à long terme bénéficient souvent de garanties plus solides.

Même si les inaccomplissements sont rares, la plupart des partenaires étrangers perçoivent les risques potentiels, ce qui se reflète dans les bénéfices ainsi que dans le nombre limité de participants à ce marché.

La nature spécifique du panorama politique, économique et financier cubain se répercute sur le risque réel auquel sont confrontées les institutions financières étrangères. On trouvera ci après certains des facteurs clé.

Les risques à Cuba. Facteurs spécifiques en matière de risque pour les bailleurs de fonds.

- Facteurs qui contribuent à réduire le risque :

Faible risque de détournement de fonds en raison des multiples restrictions limitant les actions des entreprises, par exemple créer une société ou acheter ou vendre des actifs, des normes strictes concernant l’opération de comptes bancaires et un cadre général de respect strict en cas de délits de col blanc ou d’infractions.

Refus d’accepter la faillite d’une société, ce qui veut dire que les entreprises d’État cubaines disposent du temps suffisant pour se récupérer et de l’aide nécessaire à la restructuration de leurs opérations en cas de problèmes majeurs.

Insuffisance de techniques financières ou de dérivés financiers complexes.

- Facteurs qui contribuent à accroître le risque :

Le système d’ « apports » (équivalent à un dividende obligatoire) signifie que les sociétés les plus rentables peuvent rencontrer des difficultés financières au cas où les résultats seraient inférieurs aux prévisions.

Les bailleurs de fonds craignent qu’en cas d’impact externe de poids, le système manquerait d’« amortisseurs » ou de volonté politique, nécessaires pour garantir les paiements.

- Risque neutre :

Toute filiale étatique cubaine peut, à la longue, devenir partie intégrante de l’État cubain. Même si l’inaccomplissement de paiement pourrait ternir le prestige de crédit de l’État, il met en relief les difficultés inhérentes en ce qui concerne la sélection de ce qu’il y a de mieux pour garantir ensuite un bon risque de crédit.

Réglementations récentes de la Banco Central

Pendant la période 2003-2005, la Banco Central de Cuba a adoptéplusieurs mesures visant à renforcer son contrôle sur d’autresinstitutions et sociétés étatiques cubaines, dont :

Résolution 65 de juillet 2003 : Les entreprises cubaines sont tenues dese procurer l’autorisation de la Banco Central pour réaliser des achatsen devises (pour un montant supérieur à 5 000 dollars US).

Résolution 80 de novembre 2004 : Le dollar US n’a plus cours légal pourles opérations réalisées à l’intérieur de Cuba. Il a été remplacé parle peso convertible (CUC).

Résolution 92 de décembre 2004 : Établissement d’un compte consolidéunique en devises à utiliser par toutes les entités cubaines.

Décret 15 en date du 9 avril 2005 : Le peso convertible a été réévaluéd’environ 8% (CUC 1 : US$ 1,08 (achat) et CUC 1 : US$ 1,04 (vente),passant ainsi d’un taux de change fixe à un taux mobile.

Autres : La décentralisation du système financier, qui a permisl’apparition de nouvelles entités financières vers le milieu des années1990, a cédé la place, entre 2001 et 2004, à la réincorporation de lapresque totalité des institutions financières non bancaires au systèmebancaire. Les nouvelles procédures de crédit introduites en 2006, quiont aidé à limiter l’éventuelle influence des créanciers, sontconsidérées comme une aide aux débiteurs sous différentes modalités.

 

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