Guide d'un voyage à travers Cuba

2017-04-26 22:07:25
Christopher Baker
Guide d'un voyage à travers Cuba

Une bonne synthèse d’un carnet de route pour découvrir et parcourir par  la plus grande des îles antillaises dans son ensemble.

Cuba est le site idéal pour le tourisme tropical : des plages de sable qui ressemble à la poudre de diamant, des eaux chaudes dont la couleur évoque les plumes d’un paon, des montagnes vert bouteille et des vallées vert jade parsemées de formations spectaculaires, des villes anciennes où les balcons sont ornés de fleurs, des églises style rococo, des palais et des châteaux qui recréent le pouvoir espagnol d’autrefois. Vous y trouverez, entre autres choses, des boîtes de nuit, des mojitos, des Cuba libres, et les meilleurs cigares au monde - roulés devant vous – que vous dégusterez alors que vous parcourez les autoroutes dans une Cadillac de l’année 1955 et que vous écoutez une rumba que transmet la radio.

Les possibilités ne manquent pas dans ce pays. Cuba est une grande île. Nombreux sont les touristes qui sont surpris de sa superficie - 1 250 km d’une extrémité à l’autre. Alors, où aller ? Vous devrez disposer au moins de deux semaines pour explorer les sites les plus saillants et un peu plus de temps pour visiter les provinces orientales. Je vous propose un parcours idéal de 21 jours (au volant de votre voiture) qui couvre l’ensemble du territoire.

 Conduire à Cuba

Conduire à Cuba entraîne certaines difficultés, dont celle d’essayer de vous orienter. Les signalisations sont rares, même dans les principales zones touristiques et sur la Carretera Central (route centrale). Munissez-vous d’une bonne carte, autrement dit le Guía de Carreteras.

Sur la route, les dangers sont multiples et parfois spectaculaires : des cyclistes qui surviennent à l’improviste ; des charrues tirées par des bœufs qui se déplacent lentement ; des nids-de-poule aussi grands que le bétail qui de temps en temps se promène sur la route ; des piétons - qui font pour la plupart de l’auto-stop - au bord de routes obscures. Les véhicules circulent parfois tous feux éteints. Les cyclistes, un peu écolos, estiment que les feux ne sont pas faits pour leur moyen de locomotion. Faites donc attention, en particulier pendant la nuit.

Parmi les routes les plus dangereuses, citons la Circunvalación, au sud de La Havane, La Farola (route de montagne aux courbes prononcées reliant Guantánamo à Baracoa) ; la Autopista reliant Palma Soriano à Santiago de Cuba et la route de montagne de Trinidad à Topes de Collantes. Et n’oubliez pas le chemin de fer qui traverse l’autoroute à l’est de Ranchuelo, dans la province de Villa Clara, à deux heures de La Havane, vers l’est du pays. Aucune barrière ou signalisation ne vous prévient à l’avance. La Autopista Nacional, à quatre voies, manque de lignes de signalisation, d’où la nécessité de pousser les précautions à l’extrême la nuit. Vous trouverez aussi des paysans au milieu de la route en train de vendre des chapelets d’ail, de la pâte de goyave et du fromage.

Faites très attention lorsque vous conduisez et ne dépassez jamais la limitation de vitesse. Comme partout ailleurs, le chauffeur encourt des responsabilités pénales au cas où quelqu’un serait blessé et la peine d’emprisonnement en cas de décès. N’oubliez pas que si vous transgressez les clauses de la police d’assurance et que si la voiture est complètement abîmée suite à un accident, vous ne pourrez quitter Cuba qu’après le dédommagement correspondant.

Sur les routes principales vous trouverez des points de contrôle opérés par la Police nationale révolutionnaire (PNR). On ne voit pas très clairement les signaux d’avertissement mais vous devez quand même faire un effort afin de les identifier et réduire la vitesse à la limite indiquée. On ne pourra vous demander de payer une amende en espèces. Les amendes devront être notées par l’agent de police sur le contrat de location de la voiture (que vous devrez toujours porter avec vous ou dans la voiture). Cette amende sera payée au moment de rendre la voiture à la compagnie de location.

L’arrivée à Cuba

La plupart des principales lignes aériennes mondiales desservent Cuba, dont Air Canada, Copa, Mexicana (Click), TACA, Virgin, Air France, Iberia et Air Europa, entre autres. La compagnie nationale, Cubana de Aviación, dessert plusieurs destinations dans l’île. La plupart des avions font escale à La Havane et desservent ensuite directement différentes destinations à l’intérieur de l’île, notamment Varadero et Holguín.

Les démarches d’immigration sont assez rapides bien qu’un peu démodées. Les non fumeurs découvriront à l’aéroport que l’interdiction de fumer en est encore à ses débuts à Cuba. Avant de vous rendre dans l’île, vous devrez vous procurer une carte de touriste (le prix oscille entre 20 et 30 dollars US) auprès du consulat cubain de votre pays ou directement auprès de votre voyagiste.

À la sortie de l’aéroport de La Havane, la plupart des touristes individuels prennent un taxi pour se rendre en ville (environ 26 CUC le parcours jusqu’au centre historique). Cuba peut être bruyante et parfois désorganisée mais on ne court aucun risque dans ce pays. Vous ne devez donc pas vous faire des soucis au moment d’aborder un taxi étatique, même si vous êtes une femme et si vous voyagez seule.

La taxe d’aéroport, au moment de quitter l’île, est de 25 CUC. Si vous allez voyager dans un grand avion, munissez-vous d’une bonne dose de patience. Notre suggestion : arrivez tôt ou un peu tard afin d’éviter la cohue. En général, le contrôle d’immigration et de sécurité est rapide mais prêtez tout de même attention aux noms mal prononcés qui retentissent dans tout l’aéroport. Car si vous reconnaissez le votre vous devrez vous rendre au sous-sol après le passage de l’immigration pour ouvrir vos bagages qui vous attendront avec un officier des douanes.

La Havane(4 nuits)

Partagez votre temps en parts égales dans la capitale, ce qui vous permettra d’apprécier la sophistication de la ville après avoir visité les autres provinces, de confirmer votre vol, de faire du shopping, etc. avec suffisamment de temps.

Beaucoup de choses à voir mais en très peu de temps. Notre recommandation : accordez la priorité à la Vieille Havane dont les principales places renferment des musées et des sites historiques extraordinaires. Ne ratez pas la place d’Armes, la place de la Cathédrale et la Vieille-Place qui accueille la taverne La Muralla où vous pourrez déguster une délicieuse bière maison. Dans la manufacture de cigares Partagás, aux alentours du Parque Central, vous assisterez à une classe sur la fabrication d’un Habano.

L’île est, à bien des égards, un grand musée. Le musée des Beaux Arts possède une collection magnifique. Visitez les deux bâtiments, celui d’art cubain et celui d’art universel. Bien que mélancolique, et parfois violent, le musée de la Révolution est une visite intéressante qui vous permettra de connaître succinctement les faits historiques de la Révolution.

Ensuite, promenez-vous tout au long du boulevard de bord de mer et des rues bordées d’arbres du quartier du Vedado. Visitez le cimetière Colón et la place de la Révolution. Le parcours, un peu long, mérite de faire escale au glacier Coppelia ou de déguster un mojito au bar situé dans les jardins de l’hôtel Nacional, inauguré dans les années 1930. Passez une soirée animée au cabaret Parisién de cet hôtel et, en seconde partie de soirée, laissez-vous envelopper par le rythme de boléro dans le club-restaurant El Gato Tuerto, situé à proximité.

Louez maintenant une voiture (la location peut se faire avant de quitter votre pays). Ne quittez pas la ville sans visiter le parc historique et militaire Morro Cabaña. Empruntez la Vía Monumental en direction du sud, vers le musée Ernest Hemingway (ancienne maison de l’écrivain) et l’église de Santa María del Rosario.

De La Havane à Viñales

Indications :

À l’ouest de La Havane, le circuit nord passe par l’École latino-américaine de sciences médicales et la plage El Salado, qui accueille un centre de plongée. Le paysage n’est pas très pittoresque, aucune justification donc pour s’y arrêter. À 45 km, vous tomberez sur une intersection aux environs de Mariel (à droite, vous pourrez apprécier une cimenterie) ; tournez à gauche en direction de Mariel.

La route qui longe la côte commence à monter et à descendre et le paysage commence à s’améliorer. À gauche, la Sierra del Rosario ; à droite, parmi les récifs vert-bleuâtres de l’Atlantique, les îlots de l’archipel de Los Colorados. À quelque 15 km à l’ouest de Mariel, tournez à gauche et mettez le cap vers Soroa (l’intersection n’est pas signalisée). La route en zigzag monte et traverse une pinède jusqu’à l’intersection qui vous conduira à Las Terrazas (13 km). Vous pouvez aussi continuer tout droit pendant 3 km et arriver à Soroa.

À la sortie de Soroa, vers l’ouest, la route côtière se prolonge plusieurs kilomètres vers l’intérieur. Certaines voies latérales conduisent aux îlots Paraíso et Levisa. À dix kilomètres à l’ouest du petit village de Las Palmas, tournez à gauche en destination de Viñales. Les seules stations-service sont situées à Mariel et à Bahía Honda, à quelque 20 km à l’ouest.

Viñales (2 nuits)

Viñales est un village paisible et charmant, entouré de fabuleuses formations calcaires appelées mogotes. Descendez à l’hôtel Los Jazmines, qui offre une vue spectaculaire de la vallée (les chambres du bâtiment original sont les plus confortables) et la meilleure cuisine de la zone. Pour explorer les plantations de tabac, visitez la ferme El Pinar, dans la municipalité de San Luis (vous pouvez parfaitement vous épargner la visite de la ville de Pinar del Río). Là, Alejandro Robaina, légende vivante du tabac, parcourra avec vous sa célèbre propriété.

Cayo Levisa / María La Gorda (1 nuit)

Viñales est situé à 1 heure en voiture du bel îlot Levisa, site idéal pour pratiquer des sports nautiques. Le parcours obligatoire en canot est un délice. Une fois dans l’îlot, vous ne trouverez qu’un lieu d’hébergement, formé de bungalows de qualité supérieure mais la cuisine est décevante.

Si vous êtes passionnée de plongée, empruntez la route vers l’ouest. La première heure de voyage depuis Pinar del Río mettra vos nerfs à l’épreuve à cause de la lenteur de la circulation mais vous serez récompensé dès que vous arriverez à la réserve où est implanté María La Gorda. L’hébergement et la cuisine sont simples et il faudra se protéger contre les moustiques, mais la plongée est absolument fabuleuse.

De Viñales à Cienfuegos

Indications:

À la sortie de Viñales, empruntez la route centrale jusqu’à la ville de Pinar  del Río, où l’avenue Martí (route principale qui s’étend d’est à ouest) se transforme en autoroute. Le voyage jusqu’à La Havane dure environ 2 heures. Hélas, le réseau routier a été mal conçu et trouver la bretelle conduisant à l’autoroute en direction est à la sortie de la ville est aussi difficile que s’orienter dans le labyrinthe du Minotaure (d’autant plus si vous essayez d’éviter l’autoroute qui traverse La Havane-province et qui vous fera perdre des heures dans la tentative de trouver votre chemin). Nous vous conseillons donc d’emprunter l’autoroute reliant Pinar del Río à La Havane jusqu’à la fin et mettre par la suite le cap vers l’est en quête de la Circunvalación. Une fois sur la Circunvalación, poursuivez votre route vers l’est jusqu’à la Autopista Nacional.

Le voyage jusqu’à Jagüey Grande - où vous trouverez une aire de services, une station-service et une cafétéria - dure deux heures. La route est assez solitaire. Une fois à Jagüey, tournez à droite. La route droite (à deux voies) conduit à Playa Larga (vers le sud). Elle est bordée de joncs, de terres humides et de plaques à la mémoire de ceux qui sont tombés lors de l’invasion de la baie des Cochons (Playa Girón) en 1961. Boca de Guamá vous propose divers services, dont une petite station-service, un restaurant excellent et la ferme d’élevage de crocodiles.

Playa Larga, à l’entrée de la baie des Cochons, accueille les bureaux centraux du service forestier du parc national Ciénaga de Zapata. À partir de là, la route, en mauvais état, longe la côte. Vous trouverez quelques restaurants rustiques ici et là. Au printemps, la route est très dangereuse vu les légions de crabes qui la traversent. Les pinces coupantes et les morceaux aiguisés de carapaces écrasés sont responsables d’un bon nombre de crevaisons !

À partir de Girón, la route pavée s’éloigne de la côte. Pendant votre parcours, vous observerez de petits villages rustiques dont les habitants gagnent leur vie avec la fabrication de charbon. La route est en très mauvais état. À Bermejas, tournez à droite jusqu’à Yaguaramas (si vous continuez tout droit jusqu’à Covadonga, vous le regretterez, car le chemin de terre est un chapelet de nids-de-poule). Après Yaguaramas vous retrouverez la route 3-1-2. Mettez le cap vers l’est jusqu’à Cienfuegos. Vous devrez conduire une heure et quelques à travers Rodas.

Cienfuegos (1 nuit)

Si vous arrivez à Cienfuegos à la tombée du jour, logez-vous à l’hôtel Unión, à quelque 100 mètres de la place principale de la ville. L’hôtel compte un restaurant excellent, bien que trop froid. Si vous cherchez de l’ambiance, joignez les autres touristes de passage et allez manger de la langouste au palais del Valle   extraordinaire bijou architectural de la ville - en dépit des nappes sales et des prix excessifs des plats. Fuyez la chaleur en vous promenant dans le parc Martí.

De Cienfuegos à Trinidad : Les vertes montagnes de la sierra de l’ Escambray, qui descendent en pente douce jusqu’aux eaux bleues et onduleuses de la mer des Caraïbes, constituent une toile de fond impressionnante tout au long du parcours jusqu’à Trinidad.

Indications :

Sortir de Cienfuegos n’est pas du tout facile car les deux éventuelles voies manquent de signalisation. La meilleure option c’est d’emprunter l’avenue 5 de Septiembre à partir de la rue 37 (rue centrale), de dépasser le cimetière et de faire route vers Rancho Luna. À mi-chemin, à la station-service Servi Cupet, un panneau vous indiquera la voie vers Trinidad. Tournez à gauche. Le voyage jusqu’à l’intersection avec le Circuito Sur - la route qui longe la côte et qui conduit finalement à Trinidad (à droite) – est un beau parcours où les montées et descentes offrent une vue spectaculaire. À l’intersection, de nombreux Cubains font de l’auto-stop. Pour rompre la monotonie, tournez à gauche. Le jardin botanique Soledad, à quelque 3 kilomètres, vaut bien le détour. Des collections fabuleuses de palmiers, plantes succulentes et bambous s’étendent sur ses 94 hectares.

Une fois explorés les jardins, faites route vers l’est, à destination de Trinidad. Devant vous, les montagnes de l’Escambray se hissent majestueuses. Le massif forme une ombre pluviométrique. Peu à peu, les cannaies s’éloignent pour céder le pas à des pâturages dorés où pâturent les zébus résistants. Un peu plus à l’est, les montagnes descendent jusqu’à la côte où les rivières ont créé des ravines impressionnantes. Des ponts étroits s’étendent sur les embouchures, dotée chaque une d’une petite plage. Rares sont les services proposés sur ce tronçon de la route. L’hacienda La Vega (à 3 km à l’ouest de plage Inglés) en est une exception. Vous y trouverez des plats créoles et des sandwiches. Apportez de la lotion anti-moustiques car ils sont farouches ! La Vega est une ferme d’élevage du bétail en exploitation et si vous avez suffisamment de temps vous pourrez même monter à cheval.

Le dernier pont traverse la rivière Yaguanabo. Vous y trouverez un stop. Ignorez-le ! Il a été placé par des roublards qui essaient d’attirer des clients pour les maisons qui louent des chambres dans la ville. En remontant la colline sur laquelle se hisse Trinidad, les débrouillards vous arrêteront et essaieront de vous conduire vers certaines maisons. Méfiez-vous si quelqu’un vous dit qu’il n’y a pas de place dans la maison qu’on vous a recommandé ou qu’elle est fermée.

Trinidad (2 nuits)

Classée Patrimoine mondial de l’humanité depuis 1988, Trinidad est la ville coloniale la mieux préservée de Cuba. Le seul fait d’explorer ses rues vous récompensera. Le Gran Hotel Iberostar Trinidad, luxueux et très bien géré, est l’hébergement idéal pour ceux qui ont une situation de fortune aisée. Réservez suffisamment à l’avance car il est plein la plupart de l’année. Après avoir dîné au paladar (restaurant privé) Estela, nous vous recommandons la Casa de la Trova pour écouter un peu de musique traditionnelle. Puis, branchez vous à la discothèque Ayala, aménagée à l’intérieur d’une grotte. D’autres suggestions ? Une excursion à la cascade du Caburní, dans la sierra de l’Escambray, ou une promenade en train à vapeur dans la vallée des Moulins à sucre (Valle de los Ingenios).

De Trinidad à Camagüey

Indications :

Pour sortir de Trinidad, empruntez la rue Camilo Cienfuegos en direction de l’est. Cette rue devient par la suite le Circuito Sur, qui vous conduira à Sancti Spíritus à travers la route de Banao. Le paysage devient incroyablement beau au fur et à mesure que vous vous rapprochez de la vallée des Moulins à sucre et que vous dépassez les plantations ondoyantes de canne à sucre. Arrêtez-vous à l’hacienda Iznaga pour acheter des nappes ou des blouses en dentelle et monter à la tour, haute de sept étages (1 CUC), d’où vous aurez une vue panoramique de la vallée.

À partir de là, la route monte et descend à travers les contreforts de la Sierra de Banao, dont les rochers escarpés, arides et sauvages, ressemblent aux hautes terres de l’Écosse. À Sancti Spíritus, le Circuito Sur devient Circunvalación, ce qui vous permettra de longer la ville. Or, si vous êtes intéressé à visiter le centre-ville, suivez la Circunvalación jusqu’à la gare terminus et tournez à gauche par la rue Bartolomé Masó (Carretera Central) et tournez encore une fois à gauche par l’intersection avec l’avenue des Mártires, conduisant à la place Sánchez, où vous pourrez garer votre voiture pour suivre ensuite route à pied. Sortez le plut tôt possible le matin car le voyage jusqu’à la ville dure environ deux heures.

Quittez la place Sánchez et faites route vers le nord-est ; tournez à droite et empruntez l’étroite route de retour à l’avenue de los Mártires et la rue Bartolomé Masó jusqu’à la gare terminus. En traversant la Circunvalación vous serez sur la voie conduisant à Ciego de Ávila. La Carretera Central traverse la ville et vous conduira finalement à Camagüey.  Conduisez avec précaution. Le trafic est très dense sur ce tronçon et il y a un grand flux de voitures et camions qui roulent à toute vitesse. D’autres dangers sont à prévoir : les charrues tirées lentement par des bœufs, les cyclistes et les inévitables nids-de-poule.

Finca Oasis est la seule aire de service qui vaut vraiment la peine. C’est une sorte de ferme, avec ses oies et ses chevreuils. Son restaurant, au toit de chaume, propose des plats créoles et des snacks. Vous trouverez des stations-service à Ciego de Ávila, près de Finca Oasis, et à Florida, à quelque 30 km de la ville de Camagüey.

Camagüey (2 nuits)

Camagüey est baptisée à juste titre « Ville aux places ». À la tombée du jour, rien ne peut se substituer à la place San Juan de Dios. Le lendemain, vous aurez l’occasion d’explorer d’autres places importantes. Camagüey est une grande ville. Promenez-vous doucement mais ne ratez pas l’occasion de visiter la place del Carmen, avec ses figures grandeur nature des habitants qui s’adonnent aux tâches quotidiennes. Meilleurs HÔTELS : Colón et Gran Hotel. Réservez suffisamment à l’avance car ces deux établissements sont très populaires. À ne pas manquer : une représentation du ballet de Camagüey au théâtre Principal.

De Camagüey à Santiago de Cuba

Indications :

Pour voyager à Santiago de Cuba vous devrez consacrer une journée en voiture. La Carretera Central relie les villes de Camagüey et Las Tunas. Si vous partez tôt le matin, vous aurez du temps pour visiter certains sites d’intérêt car la Carretera Central traverse Las Tunas. Au rond-point situé à l’est, empruntez la voie conduisant à Bayamo. En parcourant la route rectiligne vous verrez des bohios (maisons rustiques au toit de chaume des paysans cubains) bordés de clôtures pittoresques de cactus parfaitement taillés.

L’entrée à Bayamo se trouve à l’ouest. Le parcours de cette ancienne ville coloniale est un peu compliqué, même si les nouveaux panneaux de signalisation facilitent en quelque sorte la tâche. Consacrez du temps à l’exploration des alentours du parc Céspedes avant de poursuivre votre route vers l’est à travers la Carretera Central. Si vous arrivez à Jiguaní avant la moitié de l’après-midi, envisagez la possibilité de faire un détour au nord (environ 30 minutes en voiture) pour visiter Dos Ríos, lieu où tomba le héros national José Martí alors qu’il luttait pour l’indépendance de Cuba (un modeste monument y est érigé en son honneur).

De retour sur la Carretera Central, poursuivez votre voyage vers l’est jusqu’à Palma Soriano. Même si la route devient parfois pittoresque, il ne vaut cependant pas la peine de s’y s’arrêter. À Palma, assurez vous que vous avez emprunté la Carretera Central et non pas l’Autopista (suivez les signaux qui marquent la route vers El Cobre). La Carretera Central vous conduira à ce sanctuaire magnifique, que vous pourrez visiter si vous avez suffisamment de temps, avant de poursuivre votre chemin à travers les contreforts de la Sierra Maestra.

Santiago de Cuba (2 nuits)

Une fois à Santiago, descendez à l’hôtel San Basilio, implanté au cœur du centre historique. Si vous aimez la sophistication et les piscines bien aménagées, optez alors pour le Meliá Santiago, de catégorie internationale. Vous pourrez en une seule journée visiter les principaux sites d’intérêt du centre ville (place Dolores, parc Céspedes, musée Bacardí), la caserne Moncada et le cimetière Santa Ifigenia. Visitez ensuite le parc historique El Morro pour assister à la cérémonie du coup de canon à la tombée du jour et dégustez un dîner créole au restaurant du même nom. Le soir, la Casa de la Trova, de renom mondial, vous offre du son au style du Buena Vista Social Club, alors que le cabaret Tropicana est vraiment sensationnel.

De Santiago de Cuba à Baracoa

Indications:

Pour aller à Baracoa depuis Santiago de Cuba, vous devrez suivre l’Autopista (à trois cent mètres à l’est du rond-point, par l’intersection de Avenida de las Américas et Avenida Victoriano Garzón). Faites attention au volant : l’autoroute est parsemée de nids-de-poule dangereux et les signaux font défaut. C’est alors à vous à « découvrir » la route à La Maya, située à droite, juste après avoir dépassé le point de contrôle de la police. Si vous conduisez la nuit, vous ne distinguerez certainement pas la sortie « secrète ». Si vous conduisez lentement et zigzaguez un peu, les feux pourraient illuminer un panneau dans un site inattendu.

La route longe plusieurs cannaies et devient pittoresque au fur et à mesure qu’elle monte, descend et zigzague avant d’arriver à Alto Songo et La Maya, pour s’étendre jusqu’à Guantánamo. À quelque 15 km avant d’arriver à Guantánamo, vous trouverez un tronçon en mauvais état, utilisé autrefois comme piste d’atterrissage en prévision d’un affrontement militaire avec les États Unis. Soyez alerte et ralentissez avant le point de contrôle qui se trouve à environ un tiers de la voie.

Si vous avez encore suffisamment de temps, arrêtez-vous à Guantánamo, rafraîchissez-vous au bar de la piscine de l’hôtel du même nom. Poursuivez votre route vers le sud-est de San Antonio del Sur. Cette route vous conduira (inopinément, mais non pas innocemment) au nord de l’infâme et ignominieuse Base navale de Guantánamo, occupée par les États-Unis, avant de traverser une chaîne montagneuse pour descendre ensuite vers la côte de Yateritas.

À partir de là, la route côtière traverse certains sites côtiers, montagneux et semi-désertiques spectaculaires. C’est la région la plus sèche de Cuba où l’humidité est à peine ressentie. Mais c’est aussi l’une des zones les moins peuplées. On n’y trouve que de rares points de vente qui proposent parfois de la bière, du rhum et des cigarettes. Il y a une belle plage aussi, Yacabo, accessible à travers le camping Yacabo Abajo, un site où l’on pourra trouver des snacks et des toilettes.

À l’instar d’autres villages cubains, Imías se caractérise surtout par le calme, la sympathie, le romantisme et la singularité, que ce soit sous le soleil que sous une averse.

À Cajobabo, la route monte d’une manière sinueuse vers le nord à travers la sierra del Purial. Ne quittez pas la route des yeux : la route de montagne La Farola combine des vues fantastiques avec des tronçons étroits et escarpés. Même si cela contrevient en quelque sorte aux normes britanniques, vous seriez peut être « tenté » de « klaxonner » dans les courbes à faible visibilité. J’ignore s’il existe une régulation à Cuba exigeant l’inspection technique des véhicules. N’ayez donc pas de souci à propos du système hydraulique, du liquide pour freins ou du câblage, surtout pas au moment de traverser un tronçon particulièrement escarpé où les barrières font bizarrement défaut. En réalité, la route est en bon état et assez fiable à condition que vous conduisiez à une vitesse adéquate et que ne vous ne vous laissiez pas distraire par la beauté du paysage.

Au fur et à mesure que vous vous rapprochez du bassin et des Cuchillas de Baracoa, vous rencontrerez deux sites spéciaux qui font office de miradors naturels et qui offrent les « meilleures vues ». C’est alors que vous apprécierez la bonne idée d’avoir chargé la nuit précédente les batteries de votre caméra et de disposer aussi de suffisamment d’espace dans votre carte mémoire.

Baracoa (2 nuits)

Baracoa est la ville la plus ancienne de Cuba. Nous vous recommandons de vous loger à l’hôtel El Castillo, un ancien château qui offre une vue spectaculaire et qui compte le meilleur restaurant de la ville. Épargnez un peu de temps et partez en excursion à la majestueuse montagne connue comme El Yunque et visitez le musée archéologique Cueva del Paraíso. Au demeurant, la visite de Baracoa vous permettra d’absorber l’ambiance ésotérique de l’ancienne ville et, pour ce faire, rien de mieux que parcourir ses rues.

De Baracoa à Guardalavaca

Indications:

Sortez tôt en direction de la province d’Holguín à travers la route côtière, défoncée. Quatre heures plus tard, vous arriverez à Cueto. Mais juste avant, tournez vers le sud et visitez le site historique Maison natale des frères Castro Ruz à Birán, berceau du leader de la Révolution, Fidel Castro. La maison est une réplique de la construction originale, ravagée par un incendie. Revenez sur vos pas vers le nord et empruntez la route conduisant à Banes - un parcours agrémenté de beaux paysages - et au site archéologique Chorro de Maíta.

Une fois à Holguín, le paysage change abruptement : les pinèdes et broussailles occupent la place des forêts tropicales exubérantes. Vous trouverez aussitôt des panneaux interdisant les photographies. Cela semble obéir au fait qu’à 15 km plus loin se trouve une importante zone industrielle où se hisse l’entreprise Comandante Che Guevara, la plus grande usine de traitement de minerais métalliques de Cuba. Une route pavée vous rapprochera de Moa.

Au cas où vous voudriez visiter la maison natale de Fidel au site historique de Birán, tournez à gauche immédiatement à l’ouest de Guaro. Mais, attention, la route est en très mauvaise condition. Vous pourrez autrement y accéder à travers la route conduisant à Cueto, puis tourner à gauche au carrefour (où vous trouverez un groupe de personnes qui font de l’auto-stop) situé à trois milles à l’ouest de la ville. Juste avant d’arriver à la sucrerie Loynaz Echevarría, traversez le chemin de fer et tournez à gauche en direction de Birán. Les six kilomètres suivants sont abyssaux, avec des nids-de-poule qui pourraient avaler une voiture. Pour poursuivre le parcours jusqu’à Banes et Guardalavaca, rentrez à Guaro et faites route vers Banes. Après ce village, une route bien pavée traverse le beau Grupo de Maniabón pour arriver finalement à Guardalavaca.

Guardalavaca (1 nuit)

Passez la nuit à Guardalavaca, où l’hébergement tout compris est la seule option. Si votre budget vous le permet, l’hôtel Occidental Grand Playa Turquesa, à la plage Yuraguanal, est un havre de raffinement. Vous trouverez cependant le meilleur rapport qualité/prix à l’hôtel Playa Costa Verde.

Gibara

Gibara – distant d’une heure environ en voiture de Guardalavaca - est un charmant village de pêcheurs avec une véritable ambiance cubaine, éloignée de l’image touristique typique. Chaque année, en avril, Gibara accueille le Festival de Cine Pobre, une bonne occasion pour participer à un festival de cinéma authentique et intéressant.

De Guardalavaca à Cayo Coco

Indications  :

Nous vous recommandons de partir de très bonne heure pour entreprendre le long, et pas très attirant, voyage à Cayo Coco. La route principale, à deux voies, reliant Guardalavaca à Holguín, s’étend sur plus de 50 kilomètres. La circulation est dense ce qui vous oblige à être à la défensive, sans parler du grand nombre de cars de tourisme qui circulent à grande vitesse et des camions qui se déplacent lentement.

La ville d’Holguín se caractérise par ses rues étroites, par une dense circulation et par un essaim de cyclistes. En sortant de la place Calixto García   la place principale -, la rue Frexes vous conduit à la Carretera Central (à l’ouest). Empruntez cette autoroute à grande circulation vers l’ouest jusqu’à Las Tunas et faites ensuite route vers le nord et suivez les indications pour arriver à Santa Lucía. Ici, la Carretera Central est reliée au Circuito Norte (la route de la côte nord). Tournez vers l’ouest. Un long parcours vous sépare de la province de Camagüey, à travers Cubitas, Brasil et Esmeralda. Cette voie est plus pittoresque que la Carretera Central et la circulation est moins dense. Cependant, le tronçon qui sépare Las Tunas-Camagüey et Cubitas, peut être endormant. Aucun site ne mérite vraiment pas l’arrêt. La route, en revanche, est pour la plupart en bon état.

Une fois dépassé Esmeralda, vous arriverez à la province de Ciego de Ávila. Finalement, juste à l’est de Morón, vous arriverez à un grand carrefour où vous trouverez, une fois de plus, des tas de gens qui font de l’auto stop. Tournez à droite pour faire route vers Cayo Coco. La voie est peu fréquentée, sauf dans le cas des cars de tourisme qui se déplacent à grande vitesse. Faites très attention. Une fois franchies la lagune La Redonda et la communauté Celia Sánchez (l’arrêt ici n’est pas non plus nécessaire), vous arriverez au postes de péage et contrôle de la police au flanc sud de la baie de Perros. Soyez prêt à montrer votre passeport à la police.

Aussitôt après, vous regagnerez une chaussée carrossable en mer qui relie Cayo Coco à l’île. Personne ici ne semble respecter la limitation de vitesse, mais nombreux sont les agents de police et si vous ne faites pas attention vous pourriez attraper une contravention. Après avoir parcouru quelque 22 km, vous traverserez un chapelet d’îlots reliés entre eux par la chaussé carrossable pour arriver à votre destination - Cayo Coco - 40 minutes après avoir dépassé le point de contrôle de la police.

Cayo Coco/Cayo Guillermo (2 nuits)

Vous arriverez à Cayo Coco à temps pour contempler la tombée du soleil et le vol spectaculaire des flamants qui regagnent leurs nids. Vous pourrez consacrer deux journées à vous reposer sur des plages de sable blanc et pratiquer des sports nautiques, tels que la plongée et la pêche sportive. L’hébergement sera en fonction de votre budget. On n’y trouvera ici que des hôtels tout compris. Le Meliá Cayo Coco, est une bone option, tout comme le Sol Club Cayo Guillermo.

«Ces îlots, dotés de certaines des meilleures plages de Cuba, avec leurs eaux vert jade, proposent une expérience inoubliable à ceux qui cherchent le soleil et la plage et qui se contentent de s’installer dans des hôtels peu luxueux ».

Moon Handbook Cuba, 4e édition.

De Cayo Coco à Santa Clara 

Indications :

Une fois reposé, empruntez la même route utilisée pour traverser la chaussée carrossable et suivez les signalisations vous conduisant à Morón. Vous ne trouverez ici aucun attrait particulier. Cherchez la rue Libertad et suivez-la en direction ouest jusqu’à la sortie de la ville, puis poursuivez la route par le Circuito Norte. À gauche se hissent les montagnes, ce qui fait du voyage côtier un véritable délice, même si vous êtes assez éloigné du littoral. Faites route vers l’ouest jusqu’à Remedios, un autre bijou colonial auquel il vaut bien la peine de consacrer une heure pour se promener dans ses rues. Si vous voyagez en fin d’année, planifiez la visite de sorte qu’elle coïncide avec les festivités des Parrandas à Noël, lorsque le village est illuminé pendant toute la nuit par les feux d’artifice (réservez votre hébergement suffisamment à l’avance).

À Yaguajay, dans la province de Sancti Spíritus, faites un détour d’un demi kilomètre vers le nord pour visiter le majestueux monument et musée de Camilo Cienfuegos (signalé dans la ville), dédié au leader guérillero et héros révolutionnaire, mort lors d’un accident d’aviation en 1959. Plus loin, à une heure environ de voyage vers l’ouest, vous arriverez à une voie surélevée ; empruntez la voie d’accès à la chaussée carrossable. Au point de contrôle de la police, vous devrez produire votre passeport et verser un droit de péage (2 CUC). La chaussée, qui s’étend sur 45 km jusqu’à Cayo Santa María, est un spectacle merveilleux. Au bout de 30 minutes de parcours au-dessus des eaux bleues cristallines, vous sauterez d’îlot en îlot avant d’arriver finalement à Cayo Santa María : un voyage vraiment saisissant.

Santa Clara (1 nuit)

Si la plupart de personnes s’intéressent à visiter Santa Clara c’est pour voir le monument au Che Guevara et, au-dessous de celui, le fabuleux musée du Che. El Mejunje (cf. article) vous propose une soirée tout à fait différente et totalement fascinante. Si votre esprit est large, ne manquez pas le spectacle des travestis, samedi soir, qui vous fera changer d’avis sur la vie nocturne cubaine. Le meilleur hébergement (parmi les hôtels médiocres de la ville) et la meilleure nourriture vous les trouverez à Los Caneyes.

Cayo Santa María (excursion supplémentaire) : L’excursion à Cayo Santa María exige deux heures supplémentaires de voyage aller et retour. Mais son sable et ses eaux sublimes méritent bien le détour.

De Santa Clara a La Havane

Indications :

Pour poursuivre le voyage vers La Havane, cherchez la Circunvalación et revenez sur vos pas en direction est ; tournez à droite par la première voie de sortie pour emprunter l’Autopista. Le trajet par cette route jusqu’à La Havane prend environ trois heures.

Christopher Baker

Christopher Baker est l’auteur de "Moon Handbooks Cuba", "Motorcycling Through Castro’s Cuba", et "National Geographic Traveler’s Cuba". Il est considéré comme spécialiste de Cuba et comme la principale autorité aux États-Unis en matière de voyages à Cuba. Christopher Baker s’est rendu sur l’île plus de 30 fois, et l’a parcourue 4 fois d’une extrémité à l’autre.  Il a rencontré nombre de membres du gouvernement, parmi lesquels le Comandante Fidel Castro. Il est également à l'origine du site: http://www.travelguidebooks.com/ 

Cuba Absolutely

C’est avec un grand plaisir que nous soumettons à votre considération les éditions de Cuba Absolutely, une revue culturelle, un vade-mecum économique et d’affaires, un guide touristique. Tout sur Cuba, Cuba absolument. Informer, attirer, divertir sur la base de la richesse du contenu, tel est notre objectif. Nombreuses sont les hyperboles et les opinions sur Cuba. La subtilité est l’une des premières victimes de la rancune existant entre le gouvernement de Cuba et les exilés cubains de Miami : elle est soit jetée par dessus bord, soit perdue dans la traduction. La réalité ? Cuba n’est ni le paradis tropical socialiste vanté par ses admirateurs ni la dictature tyrannique critiquée par ses détracteurs. Nous avons la chance de pouvoir écrire sur Cuba, un site riche en histoires fascinantes où la crainte d’épuiser les sujets ne nous hantera jamais. Nous n’avons pas la moindre intention d’offenser d’autres petits pays, mais Cuba a de l’esprit. C’est une île qui a fait valoir sa propre manière de faire les choses pendant plus de quatre décennies. Le monde peut devenir routinier mais Cuba restera personnelle et unique. Cuba Absolutely est divisée en sections. Nous espérons que cet agencement vous aidera à trouver ce que vous cherchez, que ce soit un article sur la renaissance de La Havane, une analyse particulière sur l’économie, une bonne adresse ou une recette de la cuisine traditionnelle. Nous accepteronsde bon gré vos idées concernant les futurs reportages, articles, photos et annonces.Nous sommes par ailleurs ouverts aux relations de collaboration ou decourtoisie. Nous aspirons à ce que cette revue se caractérise par la qualité deses articles et photos. Visitez notre site web où vous trouverez desinformations supplémentaires ou contactez-moi à l’adresse suivante : CubaAbsolutely@gmail.com, ou sur le site : www.CubaAbsolutely.com Cuba est différente et en vaut la peine Absoluement. Charlie Thompsom, directeur de Cuba Absolutely  

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