« Herejes » le nouveau livre de Leonardo Padura



Quatre ans après El Hombre que amaba a los perros, (« L’Homme qui aimait les chiens »), Herejes, le nouveau livre de Leonardo Padura (1955) est annoncé pour les prochains jours, « en septembre », selon le site de son éditeur espagnol, Tusquets.

Comme pour son roman historique, El Hombre que amaba a los perros (2009), il aura fallu à Leonardo Padura plusieurs années de recherches et d’enquête sur le terrain, pour boucler son dernier livre Herejes (« Hérétiques »). Ce livre sort très prochainement en espagnol (lancement annoncé à partir du 29 août) chez Tusquets, maison d'édition de Barcelone (collection Andanzas) qui a édité toute l’œuvre romanesque de l’écrivain cubain.

L’édition française devrait paraitre chez Métailié. Sur le site de cet éditeur, aucune information n’est disponible quant à la date de publication. L’Homme qui aimait les chiens, traduit par René Solis et Elena Zayas, était paru en 2011. C’est en 1998 que les éditions Métailié ont publié pour la première fois une œuvre de Padura (Électre à La Havane).

Dans l’immédiat c’est logiquement sur le site de Tusquets qu’il faut aller pour avoir la meilleure idée possible de ce qu’est Herejes, livre de 520 pages [Le e-book sera disponible également très prochainement (format UPEB)].

http://www.tusquetseditor.es.com/titulos/andanzas-herejes

Leonardo Padura ― qui habite toujours dans le quartier de Mantilla, à La Havane ― eut un jour l’occasion de dire que Herejes serait fait de trois histoires : l’une se passe à Amsterdam, au XVIIème siècle, une autre commence à La Havane en 1939 et se termine à Miami en 2005 et une troisième a lieu à La Havane entre 2006 et 2008.

Les trois histoires, racontées dans différents registres, ont un concept en commun: « la recherche de la liberté individuelle et le prix à payer pour l'obtenir », a expliqué l’écrivain.

Synopsis d’après Tusquets :

En 1939, le bateau S.S. Saint Louis, avec à bord neuf cent juifs qui avaient réussi à fuir l'Allemagne, a jeté l’ancre face au port de La Havane dans l'attente d’une autorisation de débarquement des réfugiés. L'enfant Daniel Kaminsky et son oncle Joseph attendent sur le quai que les membres de leur famille descendent du navire. Ils sont convaincus que ces derniers pourront utiliser comme monnaie d’échange avec les fonctionnaires le trésor qu'ils cachaient dans leurs bagages : une petite toile de Rembrandt qui a appartenu aux Kaminsky depuis le XVIIème siècle. Quelques jours plus tard, le bateau Saint-Louis fut contraint de retourner en Allemagne, emportant avec lui tout espoir de retrouvailles.

De nombreuses années plus tard, en 2007, le fils de Daniel, Elias, un juif américain apprend que la toile est vendue aux enchères à Londres. Il décide de se rendre à La Havane pour savoir ce qui s’est réellement passé au sujet du tableau et de sa famille.

Seul quelqu’un comme Mario Conde peut l’aider dans ses recherches. Et au cours de ses rencontres et des conversations qui en découlent, Elias apprendra que Daniel avait décidé de changer radicalement de vie ; ’un crime le tourmentant. On apprendra aussi que le tableau, un portrait du Christ, eut comme modèle un autre juif, qui, dans l’Amsterdam du XVIIème siècle, avait rompu toutes les conventions de classe et de religion, pour travailler dans l’atelier de Rembrandt et apprendre à peindre avec le maître. (Traduit et adapté par MP).

Pour ceux qui lisent l’espagnol 

Outre ce synopsis, on peut trouver sur le site, une « brève lecture » de Herejes (Lectura breve, 14 pages, PDF) et le lien du site officiel (en espagnol) de l’écrivain : http://www.leonardopadura.com/ qui présente, avec huit illustrations,  son nouveau livre. On peut y lire aussi une « Nota del autor ».

On peut s'intéresser également aux pages suivantes, tirées du site Tusquets :

http://blogs.elpais.com/elemental/2013/08/herejes-padura-consigue-la-mezcla-perfecta-de-novela-historica-social-y-policiaca.html

http://otrolunes.com/26/este-lunes/leonardo-padura-mario-conde-toca-a-la-puerta/