La Havane en deux temps



Depuis au moins deux ans les revues et journaux du monde entier ont les yeux rivés sur Cuba. Et La Havane les séduit. Voici l’histoire de la découverte de la capitale à travers son art par une des plus prestigieuses revues canadiennes, Public.

Photo : Public

Par: Lianet Hernández

Cela fait plus de 30 ans que la revue fait collaborer artistes et intellectuels du monde. Désormais, il a trouvé à La Havane plus qu’une inspiration de thématique pour son prochain numéro: un espace de contraste.

Trois éditeurs: Susan Lord, Dannys Montes de Oca et Zaira Zarza, ont organisé un matériel qui enregistre les évènements passés et présents, tisse une ligne de pensée entre la ville qui aurait pu être –et qui l’a peut-être été un jour- la capitale du « tiers monde » et qui aujourd’hui se construit comme centre du projet de nation.

Dans Public 52, art et politique culturelle à La Havane convergent dans deux moments historiques: les années 60 et, 50 ans plus tard, l’ère post-2000. En d’autres termes, les mêmes pages parlent de ces idées d’expériences socialistes et de l’évènement de «dégel» comme la Biennale de La Havane…

Les éditeurs de ce numéro de Public savent bien que le principal évènement des arts visuels à Cuba, la Biennale, a parié pour l’édition 2015 sur les potentiels de l’art moins couvert par les grands circuits du mainstream (le courant principal). C’était une Biennale centrée sur la capitale qui a inspiré la revue et qui donne à La Havane la part essentielle du processus de montage et de développement de chaque œuvre.

C’est pour cela que la revue a voulu enregistrer les pièces et les projets de Cubains comme Gretel Medina, Wilfredo Prieto et Direlia Lazo, ou d’œuvres d’artistes de renommée internationale qui sont passées par La Havane tels que Shilpa Gupta, Daniel Buren, Michelangelo Pistoletto ou Luis Camnitzer.

La Havane est un nouvel espace d’expériences différentes et de projections économiques: investissements, mobilités décalées et pauvreté. Les éditeurs de Public l’ont vu et s’ajoutent aux curieux de La Havane mais d’un point de vue singulier: les imaginaires de l' « avant » et du «maintenant», ses contrastes vus ou imaginés par des créateurs de toutes parts.

La Havane, de nouveau, redécouverte. La Havane qui, de nouveau, refuse à se laisser se résumer en quelques pages d’une revue.

Traduction: B.F