La nature bleue

2012-10-10 05:02:30
La nature bleue

Derrière les vitres de sept aquariums se dévoilent les biajacas (Nandopsis Tetracanthus) et guajacones des rivières cubaines, les combattants et les carpes asiatiques, les tilapias (Oreochromis) et les joyaux africains, les tetras d’Amérique du Sud, les scalaires d’Amazonie et autres espèces.    

Durant la seconde moitié du XIXème siècle, le naturaliste cubain Felipe Poey a souligné auprès du gouvernement de son époque l'importance de l'élevage et de la reproduction artificielle des poissons d'eau douce. Pour sa part Alvaro Reynoso a écrit un essai, paru dans la publication espagnole Los progresos de las ciencias, traitant de la nécessité de peupler les rivières et les lagunes de l'île de ces espèces.

Après plus de cent ans, la ville aux places pavées et aux grandes maisons coloniales célèbre, avec l'ouverture d'un aquarium, les prévisions de Poey et d’autres hommes de science. Ce premier centre écologique de la Vieille Havane a ouvert ses portes au numéro 9 de la rue Teniente Rey, entre les rues Oficios et Mercaderes.     

Certains des mystères des rivières et des bassins de différentes zones géographiques de la planète peuvent être redécouverts dans l'Aquarium du Centre Historique, un endroit où la beauté est reine et l'amour pour la nature un souffle. Cette institution, récemment créée par la Oficina del Historiador, est comme une véritable incitation à l'étude et à la conservation du milieu aquatique.    

Derrière les vitres des sept aquariums, répartis sur une surface de 120 m2, vivent plus de quatre-vingt-dix espèces de poisson d'eau douce, de mollusques, de crustacés et de plantes aquatiques. Là s’entremêlent le jaune, le rose ou l'argent des poissons avec le vert de la végétation et le bleu des images de fond. Les biajacas et les guajacones des rivières cubaines, les combattants et les carpes asiatiques, les tilapias et les joyaux africains, les tetras d’Amérique du Sud, les scalaires d’Amazonie et autres espèces se reproduisent dans ces aquariums, dominés par la transparence, les contrastes et les jeux d'eau.    

Au milieu de l'agitation de la ville vivante, grâce à la communion entre la musique, la lumière, la couleur et le chant des poissons, depuis le silence de ses eaux douces, l'Aquarium devient un authentique refuge pour les voyageurs et les citadins, ainsi qu'un site idéal pour la contemplation. C'est la révélation et la connaissance pour les enfants des écoles et des « classes de musées » de la zone ; un endroit de mansuétude bleue dans lequel viennent aussi les petits du Centre de Réhabilitation Intégrale pour l'Âge Pédiatrique et où les anciens de la communauté profitent de l’une des meilleures thérapies de relaxation.    

Des conférences, des ateliers spécialisés, des projections de vidéos, des rencontres pédagogiques, ainsi que des dissertations enregistrées pour les aveugles et malvoyants font de cet aquarium un centre culturel et scientifique dans lequel convergent les spécialistes et les amoureux de la pisciculture.  

Opus Habana

Dédiée au patrimoine historico-artistique depuis 1995, « Opus Habana » est la revue institutionnelle de la Oficina del Historiador (Bureau de l’Historien) de La Havane, acteur principal du chantier de restauration de la Vieille Havane, déclarée Patrimoine de l’Humanité en 1982 par l’UNESCO. A caractère quadrimestriel et avec un tirage de 3000 exemplaires, « Opus Habana » est dirigée par Eusebio Leal Spengler, l’Historien de La Havane en personne. Alors que la tendance était à l’économie et la survie dans les années 1990, Eusebio Leal Spengler a su tirer partie des difficultés du pays et obtenir de Fidel Castro une certaine autonomie qui, conjuguée à un extrême talent, lui a permis de transformer la Oficina del Historiador en une véritable entreprise: hôtels, restaurants, boutiques, musées, chantiers de restauration voire de construction etc. « Opus Habana », comme l’Historien, se consacre donc au patrimoine culturel, et en particulier à la réhabilitation de la Vieille Havane. La revue rassemble des intellectuels de prestige, architectes, historiens, sociologues, écologues etc. qui collaborent régulièrement à sa publication, tant dans sa version papier que dans sa version numérique. « Opus Habana » est aujourd’hui une référence, consultée par un public national et étranger. En outre, la présence notable d’artistes plastiques de renommée, notamment en raison de leur contribution aux couvertures et différentes illustrations, en fait également une référence incontournable de l’actualité dynamique et hétérogène des arts plastiques cubains.

Page web : http://www.opushabana.cu/

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