La Ville bleue des moulins



Puerto Padre, la plus grande circonscription de la province de Las Tunas, est connue comme la Ville bleue des moulins.

Puerto Padre est l'une des localités les plus importantes de la province de Las Tunas. Il existe une vieille légende sur l’origine de son nom, comme c'est le cas pour bon nombre de sites anciens. Dans ce cas, cette légende est liée à l'un des marins qui accompagne Christophe Colomb lors de la découverte de l’Amérique.

Ce marin anonyme, en extase devant la beauté naturelle du paysage, aurait dit à un prêtre : « Qué puerto, padre ! » (Quel port, mon père !) Cependant, il est bien connu qu'aucun prêtre ne se trouvait à bord des caravelles de Colomb. L’hypothèse la plus vraisemblable associe le nom de cette localité au naufrage d’un prêtre dans les eaux de la baie, ou à l’idée polémique selon laquelle il provient de San Salvador, premier endroit foulé à Cuba par l’amiral Christophe Colomb.

La Ville bleue

La dénomination de Ville bleue apparaît plus tard. Le journaliste Manuel García Ayala est le premier à l'utiliser dans un poème des années 20 du siècle dernier.

Ce nom est adopté par la population et les commerçants qui en font leur slogan. Un autre journaliste et poète de l’époque, Manuel Martinez de las Casas, directeur de l’hebdomadaire El Localista, se charge d’exalter ce trait caractéristique.

Il écrit des vers dans lesquels il nomme cette localité la Ville bleue des moulins, compte tenu de leur grand nombre dans la région.

Beautés naturelles et patrimoine

Les eaux qui baignent la côte de Puerto Padre possèdent un taux de salinité élevé et sont exploitées pour l’extraction de sel commun. Un puits d’eau douce qui se trouve en bord de mer constitue un motif d'attraction et aussi une curiosité géographique. Par ailleurs, Puerto Padre compte d’estimables vestiges des premiers habitants du territoire national.

Les plus importants se trouvent dans les localités de El Socucho, Cayo Puerco, Laza, Cascarero et Playa del Indio, à l’embouchure de la rivière Santo Domingo. Le patrimoine archéologique de la circonscription possède à son actif une des plus importantes collections de pièces aborigènes, preuve de la culture matérielle et spirituelle de ces premiers habitants.

La fondation de la ville remonte à 1860, lorsqu’elle devient la place forte de l’armée coloniale. En 1869 commence la construction du château Salcedo (Fort de la Loma) pour tenter d'enrayer l’insurrection des mambis. C'est aujourd'hui un musée classé au patrimoine national, unique en son genre dans le pays, et visite obligée.

Puerta Padre est une ville riche en monuments et en sculptures que l’on découvre facilement lors de promenades à travers la ville. La statue de la Liberté, située au parc de l’Indépendance ; l’espace réservé à rendre hommage à José Marti dans le parc du même nom, aménagé en janvier 1937 ; le buste sculpté en hommage aux mères qui date du 12 mai 1946 et qui se trouve à l’angle des avenues Liberté et Máximo Gómez ; ou la sculpture d'un Don Quichotte chétif et découragé, sont autant d'exemples.

Puerto Padre est baigné au nord par l’océan Atlantique et compte de nombreuses plages. Les principales sont Covarrubias, Corella, la Llanita et la Boca. Il est facile de se détendre sur ces plages aux eaux cristallines et au sable blanc car elles ne sont pas très fréquentées.Elles sont une excellente option pour quiconque cherche à découvrir de petits paradis loin de la civilisation.

Traduction : Alicia Beneito