Le plus beau point de vue de La Havane



 

C'est du haut du neuvième étage d'un des édifices les mieux conservés de La Havane que l'on peut apprécier un des plus beaux points de vue de la capitale cubaine.

Par Sofía D. Iglesias

Depuis la terrasse du penthouse d'un édifice construit en 1956, qui jouxte le club Rio Cristal et protège l'entrée du quartier de Miramar, La Havane offre ses meilleures aurores et ses couchers de soleil les plus émouvants.

Ce n'est donc pas un hasard si cette propriété, consacrée à la location pour les étrangers depuis 1995, porte le nom de Bellavista Havana.

Une luminosité incroyable baigne l'appartement, et toutes les pièces, dont les quatre chambres, sont caressées par la brise marine. De même, la terrasse, imposante, authentique, se montre à la hauteur des qualités du logement.

Vous avez envie de vous y réveiller, de manger, de danser, de dormir au clair de lune…

Outre les commodités de l'appartement, porteur du titre Maison de l'Année en 2015, chacun de ses recoins recèle une histoire. Les récits et anecdotes dont ce lieu est le témoin muet retrouvent vie par la voix de son propriétaire, Mauricio Alonso, qui y vit depuis 1975.

« C'est ici que j'ai passé ma jeunesse, raconte Mauricio avec nostalgie et orgueil. Je vivais ici lorsque j'ai obtenu mon diplôme à l'université. C'est ici que tous mes amis me retrouvaient et que j'ai participé à des activités formidables. Mais rien n'est comparable à la jouissance de la vue depuis la maison. Admirer le lever et le coucher du soleil matin et soir, sentir la brise marine fouetter mon visage font de moi un privilégié. »

La Casa Bellavista Havana fut acquise par échange par la mère de Mauricio, qui cherchait à se rapprocher du quartier du Vedado, aspirant à un peu plus de confort. Ce n'est que pendant les temps difficiles de la « période spéciale » qu'ils commencèrent à louer cet espace. Les difficultés pour l'entretenir, engendrées par la précarité, amenèrent ses propriétaires à envisager la location.

« Si je ne louais pas, je ne pouvais pas entretenir la maison, explique Mauricio, j'aurais peut-être dû vendre nombre de mes meubles de style, d'une grande valeur, perdant ainsi presque tous mes souvenirs. En 1995, je me suis lancé dans cette entreprise avec un étudiant nord-américain qui préparait son doctorat. Au début, je pensais que ce serait provisoire, en attendant que l'économie du pays m'offre d'autres opportunités ou que je puisse travailler avec un investisseur étranger. Mais ces possibilités ne se sont pas présentées, puis j'y ai pris goût. »

Mauricio, à juste titre, pense que le développement du tourisme à Cuba ne peut se faire sans la présence du secteur privé. Ainsi, il fait le pari de proposer une variété de services, de proximité et d'interaction avec les clients.

 

Traduction : F. Lamarque