Les phares les plus célèbres de Cuba



D’un bout à l’autre, l’île compte plus de trente phares, dont un bon nombre fonctionnent encore.

Par Olivia Ameneiros

Le phare du Castillo de los Tres Reyes del Morro, qui garde l’entrée de la baie de La Havane, compte parmi les plus célèbres de Cuba.

Il y en a d’autres situés aux extrémités de l’île, témoins d’histoires incroyables de corsaires et pirates et reflet d’une époque. Ils ne se résignent pas à s’avouer vaincus par la modernité.

Au fil des siècles, les phares ont été des points de repère des routes maritimes. En plus d’assister à des guerres, attaques et pillages par mer et par terre, ils ont été la scène d’histoires d’amour magiques et ont offert refuge à des personnages pittoresques.

Même les modernes systèmes de navigation par satellite n'ont pu remplacer le rôle de ces constructions dans l’île caribéenne.

Plus de trente phares sont éparpillés sur tout le territoire national, leur but étant de protéger les endroits les plus reculés et de guider pendant la nuit les marins et les voyageurs à travers les mers de l’Amérique centrale. Nombreux sont les visiteurs et connaisseurs qui les ont redécouverts. Aujourd’hui, ces anciennes édifications figurent dans les guides touristiques qui offrent des conseils aux voyageurs.

Au début, l’objectif était d’éviter les naufrages dans les eaux alors hasardeuses des Caraïbes. Avec le temps, les phares sont devenus des sentinelles chargées d’empêcher le trafic illicite de marchandises et d’esclaves.

Actuellement, les phares figurent parmi les ensembles architecturaux les plus photographiés par les aventuriers arrivant à la plus grande île antillaise.

Certaines de ces édifications font étalage des structures de grandes dimensions et des caprices de l’ingénierie, alors que d’autres se caractérisent par le charme du milieu, comme le Faro Cruz del Padre, situé en pleine mer. Quelques-unes, fruit de la nécessité ou de l’urgence, sont installées dans des réservoirs d’eau surélevés.

Parmi les phares les plus connus de Cuba, citons celui du Castillo de los Tres Reyes del Morro, celui de Cayo Jutía et celui de Roncali, dans la région occidentale du territoire cubain. Réputés pour leur histoire et leurs attraits, mentionnons ceux du Morro de Santiago de Cuba, de Cabo Cruz, de Lucrecia et de Maisí, dans la zone orientale.

Ci-après, les phares à ne pas rater de l’avis de Cubanía :

Faro del Castillo de los Tres Reyes del Morro. Rares sont les personnes qui ne se laissent pas séduire par la beauté de ce bastion colonial. Ce n’est pas pour rien qu’il est le plus photographié à Cuba. Si vous visitez La Havane et vous ne photographiez pas le Morro ayant le phare comme toile de fond, c’est comme si vous n’aviez pas touché le sol cubain.


Photo : Cubania

Par son élégance et ses particularités architecturales, ce phare est devenu le symbole de la capitale cubaine. Situé à l’entrée de la baie de La Havane, il avait pour mission à l’époque de la colonie de guider les marins arrivant au port. Construit il y a cent soixante-dix ans, il mesure 44 mètres de hauteur.

À noter : la tour est circulaire et son diamètre diminue graduellement de la base au sommet.

Faro Roncali. Situé à Cabo de San Antonio, à l’extrémité la plus occidentale du pays, cette construction marque, selon le point de vue du visiteur, soit le début soit la fin de Cuba.

Pour les habitants de la province de Pinar del Río, ce phare, devenu un symbole culturel, a eu le privilège d’être le témoin muet de naufrages et d’attaques de corsaires et pirates dans la mer des Caraïbes.

Certes, depuis le mirador du bastion, on peut apercevoir des épaves qui surgissent des fonds marins. Mesurant plus de 25 mètres de hauteur, cet ouvrage, datant de 1849, fonctionne encore aujourd’hui comme sentinelle des portes de la presqu’île du Yucatán.

Depuis les rochers escarpés proches du phare, l’aventurier pourra s’extasier devant des paysages de toute beauté, vu la biodiversité unique de la presqu’île de Guanahacabibes, site déclaré Réserve mondiale de la biosphère par l’Unesco. Il faut signaler que le responsable du phare y habite et travaille les 365 jours de l’année.


Photo : Cubania

Faro de Cabo Lucrecia. Appelé aussi Faro de Punta Lucrecia, cet édifice est situé à Playa Larga, dans la province orientale d’Holguín. Du fait de sa situation géographique, il figure parmi les cent phares les plus importants au monde. Sa construction s’acheva en 1868, dans une zone caractérisée par ses côtes basses et ses récifs dangereux. Compte tenu de la complexité que représentait le site pour les bateaux à faible tirant d’eau, il a fallu l’installer à cet endroit.

Nombreux sont ses attraits, dont l’escalier en colimaçon de 168 marches en pierre calcaire et en fonte. Autour de l’emplacement, le visiteur peut encore trouver des vestiges de carrières et de fours à chaux. Des documents, photos et objets mystérieux liés à l’histoire du site sont gardés dans une chambre intérieure.

Faro Cabo Cruz. Ce phare, à la différence des précédents, est situé dans un établissement rural à Granma, dans la région orientale de Cuba. Appelé d’abord Vargas, en l’honneur du commandant de la zone à l’époque, sa construction a été achevée en 1871.

L’ensemble architectural comprend le phare et la maison du farero (gardien de phare), devenue aujourd’hui « maison des visiteurs », dotée de quinze chambres.

Actuellement, l’installation compte des salles d’exposition d’archéologie. À remarquer : les grandes colonnes, la cour intérieure et les portes de style colonial.

En raison de ses valeurs culturelles, historiques et architecturales, ce phare est déclaré monument local de Cuba. Disons d’ailleurs que le phare conserve encore ses éléments originels et se trouve en bon état de conservation.

Traduction : Fernánez- Reyes