Objectif Chocolat

2012-10-03 20:27:27
Bertrand Vannière
Objectif Chocolat

Tout commence lorsqu’un diplomate vénézuelien offrit une boîte de chocolat au Comandante Fidel Castro pour lui témoigner tout l’espoir d’un prompt rétablissement, après sa chute mémorable d’une estrade, en 2005.

Fana de chocolat, le Lider Maximo, s’inquiète de ne pas produire sur son île de telle « enchantement » pour les papilles. Un de ses proches lui fit remarquer alors, que « l’Ecole Latinoamericana de Chocolateria » réalisaient ce genre de gâterie, bien sûr pas encore commercialisées, mais de grande qualité. 

La mission revint à Quim Capdevila, fondateur de la fameuse école, de réaliser la boîte de chocolat cubain pour Fidel. Sur une idée lumineuse de Maria Cristina, se trouvant alors dépourvue, pour ne jamais avoir eu à mettre en ballotins ces précieuses inventions, Quim fabriqua une boîte de chocolat en chocolat. Résultat, 4 kilos à croquer seulement pour le coffret, renfermant quelques 50 chocolats artisanaux et originaux selon des recettes de l’école. 

Ce fût le déclique. Ces chocolats cubains s’avérant bien supérieur au cadeau diplomatique vénézuelien, on décida de voir grand pour la future industrie chocolatière cubaine :

-    Le peuple allait profiter des vertus nutritives du chocolat. Et sans même attendre de le produire lui-même, le gouvernement mit à disposition sur la « libreta », le carnet de rationnement que possède chaque cubain, la « Chocolatine » (mélange en poudre de chocolat pur et de lait) importée d’un proche voisin d’Amérique du sud.

-    Deuxièmement : Mise en place d’un plan de développement de la chocolaterie artisanale. Sur le modèle de l’école de chocolaterie, et sous la houlette de Maria Cristina, une collection complète de chocolats fins a été créée et sera fabriquée dans une dizaine de centres répartis sur toute l’île. De même, ces chocolats typiquement cubains seront exportés sur les marchés des produits raffinés. On insiste à La Havane sur le produit 100% cubain, c’est à dire un chocolat exclusivement de Baracoa, et lorsqu’ils seront fourrés, la recette intègrera d’autres appellations cubaines, tel le Rhum Havana Club, le café, le miel, les citriques. On devra attendre un peu pour les chocolats au tabac, même si une formule sans nicotine est actuellement à l’étude.

-    Le troisième objectif, mené parallèlement au second, prévoit la construction de deux usines, à Camaguey et Cienfuegos, pour la fabrication de chocolat et dérivés, destinés aux 11 millions de cubains. Tout d’abord la production locale de la fameuse chocolatine, puis les flans, les crèmes au chocolat, ainsi que les petits déjeuner chocolatés instantanés. Des machines de dernière technologie ont été commandées en Hollande et en Suisse pour assurer le traitement de 25 milles tonnes par fabrique et par an. Dans ce cas, et contrairement aux chocolats artisanaux, il s’agira bien sûr d’une production à base de cacao importé à Cuba.

Les chocolats cubains ont tous les atouts pour assumer une appellation d’origine de grands crus. Maria Cristina et son équipe en sont conscients. Les recettes de  ces chocolats sont à la fois raffinées, racées et d’une grande subtilité aromatique. Un des plus bel exemple parmi ces truffes de collection toutes baptisées, le Maria Cristina (rendons à César…) est une truffe précisément dosée entre le rhum 7 ans d’age, le citron naturel et le miel dans le très original chocolat de Baracoa. A coup sûr, un futur ambassadeur de Cuba.

L’Amateur de Cigare

« L’Amateur de Cigare » est aujourd’hui l’unique revue sur le thème du cigare en France, et forcément la meilleure… Mais aussi une des meilleures au monde ! L’Amateur, c’est la passion du cigare, la culture gastronomique française appliquée à la dégustation du cigare et qui en fait un art. Jean-Paul Kauffmann, qui a créé la revue il y a plus de 15 ans, est solidement entouré par Annie Lorenzo et Jean-Alphonse Richard. Ajoutez à cette équipe les collaborateurs, le comité de dégustation et les journalistes qui coopèrent régulièrement à la revue, et vous aurez les plus éminents experts du cigare en France et dans le monde. Malgré de nombreuses attaques anti-tabac, « L’Amateur de Cigare » réussit à transmettre la passion d’un plaisir qu’il faut respecter à ceux qui s’y vouent. Déguster un cigare est un acte conscient, tout autant néfaste à la santé que celui de savourer un grand Bordeaux ou de se régaler d’une poularde fermière aux morilles. Et de la même manière, fumer peut être un plaisir épicurien, tout comme boire et manger… le secret et le respect étant dans la mesure. Entrevues de personnages illustres, techniques de dégustation, reportages sur Cuba et les pays producteurs, conseils, informations, L’Amateur de Cigare est le lien entre des passionnés, des épicuriens et des gens cultivés qui adhèrent aux raffinements et aux subtilités de la dégustation du cigare. Sans oublier la bible : l’HavanoScope, le « Michelin » du cigare, le seul guide au monde capable d’orienter réellement et objectivement le débutant ou l’amateur confirmé, qui parait une fois l’an, peut être de façon trop intime, comme si on ne voulait pas partager avec tous les secrets du plaisir…

Page web : www.amateurdecigare.com

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