Pour voir Cuba d’en haut

2017-06-14 21:34:53
Olivia Ameneiros
Pour voir Cuba d’en haut

De nombreux visiteurs se lancent à l’assaut du plus haut sommet de Cuba : le Turquino.

Le Pico Turquino n’est pas l’Everest, c’est vrai. Il ne s’élève pas à 8 848 mètres au-dessus du niveau de la mer et ne fait pas partie de la chaîne de montagnes, attirantes et dangereuses, de l’Himalaya.

Le Pico Turquino n’affiche que 1 974 mètres, une altitude suffisante pour en faire le plus haut sommet de l’île de Cuba. Vu sous cet angle, l’ascension peut sembler simple.

Facile ou pas, chaque visiteur a son avis personnel. Néanmoins, les témoignages sont unanimes sur un point que l’on ne saurait contester : c’est le long de ces longues côtes, au milieu de la Sierra Maestra, que l’on peut admirer les plus beaux paysages de l’archipel cubain.

Vers le sommet

Il existe deux itinéraires qui conduisent au sommet. L’un part de Los Naranjos, une base de randonnée située dans la province de Granma. L’ascension dure deux jours : montées et descentes se succèdent sur un chemin qui s’élève en contournant constamment le massif.

C’est l’itinéraire le plus long (13 kilomètres) mais le moins difficile. La nuit passée dans l’un des refuges aménagés à cet effet constitue l’une des particularités de ce parcours.

L’autre itinéraire, le plus fréquenté, dure une seule journée. Le départ se fait de la province de Santiago de Cuba et les randonneurs doivent affronter 11 kilomètres de montée abrupte. Ils ont cependant l’occasion unique d’admirer rivières, forêts, vallées et sommets.

Dans le sac à dos

Il est recommandé de prendre un bon petit déjeuner avant le départ, de partir de bon matin et d’emporter avec soi des produits sucrés et des fruits secs pour ne pas manquer d’énergie pendant la marche. L’eau est également indispensable et doit être consommée petit à petit pour rester hydraté.

Il faut aussi prévoir des vêtements confortables et résistants et être bien chaussé. Il faut surtout se limiter à l’essentiel car, en montagne, même une aiguille peut sembler lourde.

Au cours de la marche, les randonneurs, accompagnés de guides expérimentés, peuvent observer la biodiversité de la région, où 50 % de la flore est endémique.

Parvenir au sommet est une expérience unique, et parfois une expérience exténuante. On monte. On descend. On passe près de ravins. On marche aussi sur des sentiers où la nature enveloppe les montagnes de sa beauté.

Alors qu’on approche du sommet, une vue imprenable s’offre aux yeux du randonneur : la mer semble caresser le flanc de la montagne et l’on peut presque toucher les nuages qui s’effilochent entre les arbres.

Au sommet, un buste de José Martí, le héros national de Cuba, salue le visiteur comme pour le récompenser. Une phrase d’encouragement lui redonne de l’énergie pour la descente : « Les hommes qui savent regarder du haut de ces montagnes et sentir avec les entrailles des nations ou de l’humanité sont aussi rares que ces montagnes. »

Traduction : F. Lamarque.

Habana XXI

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