Prospection pétrolière



Des investissements étrangers pour plus de 500 millions de dollars US depuis 1990 ont facilité l’accroissement de la production de pétrole brut cubain.

Sherritt, dont la production actuelle se monte à 30 000 barils par jour, a alloué 140 millions de dollars US en vue de la réalisation de travaux d’agrandissement et d’amélioration en 2006. Après avoir obtenu de bons résultats, la société Montréal Junior, Pebercan, pour sa part, envisage l’exploitation du gisement de Santa Cruz, situé dans le lot numéro 7.

Prospection dans le golfe du Mexique

En juillet 2004, Repsol a loué l’une des plus grandes plateformes de forage en eaux profondes au monde. La société a trouvé du pétrole mais dans des volumes insuffisants pour la commercialisation. En 2006, les travaux de prospection de Cuba dans le golfe du Mexique ont attiré l’attention des États Unis. La possibilité d’entreprendre la prospection à 50 milles de Key West a suscité des inquiétudes au sein de l’industrie pétrolière américaine qui pourrait rester à l’écart de contrats lucratifs, d’où une éventuelle exception de l’embargo en ce qui concerne le pétrole. Récemment, Chevron & Devon Energy a fait une importante découverte dans les eaux territoriales des États-Unis, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités.

Les experts estiment que les eaux du golfe,  « l’une des plus importantes régions dans le domaine du pétrole et du gaz dans le monde » renferment d’énormes potentialités.* Propos du directeur général de BP, cités par le Dallas Morning News, en  2002.

La zone économique exclusive de Cuba (ZEE) (voir infra) a été fixée en 1977 dans le cadre d’une conférence maritime internationale. Par conséquent, tout porte à croire que les possibilités qu’ont les États-Unis d’interférer sont très limitées. Cuba a divisé sa ZEE en 69 lots (voir infra) dont 16 ont déjà été occupés par des compagnies pétrolières de l’Espagne (Repsol YPF), de l’Inde (OLV), de la Malaisie (Petronas), de la Norvège (Norsk-Hydro), ainsi que par Sherritt. Petrobras a aussi fait état de son intérêt.

Investissements insuffisants dans le secteur

Des années durant, les installations consacrées à la production d’électricité et le réseau de transmission n’ont pas fait l’objet des investissements requis. Les sept grandes centrales thermiques – dotées pour la plupart de technologie soviétique obsolète – sont considérées peu fiables. D’après certains critères, ce n’est que très rarement qu’elles fonctionnent à plus de 60% de leur capacité, et ce pour deux raisons : le manque de pièces de rechange et le fait d’avoir été adaptées vers le milieu des années 1990 afin d’utiliser le pétrole sulfureux cubain, d’où la réalisation de travaux de maintenance intenses et continus.

En 2004, les coupures d’électricité constantes rappelaient les débuts des années 1990. En dépit de certaines améliorations, les problèmes ont persisté en 2005 (la production totale a diminué de 2%). Il fallait évidemment procéder à une profonde révision du système.

Les spécificités du programme énergétique sont détaillées dans l’encadré de droite. Pendant le premier trimestre de 2006, les coupures d’électricité ont diminué.

Conclusions en matière de stratégie énergétique

Décision a été prise d’acheter de petits groupes électrogènes au lieu de remplacer ou de renouveler certaines des grandes centrales thermiques. Principaux avantages : rapidité, décentralisation de l’énergie (très important pour la sécurité nationale) et travail à plein rendement pendant les heures de pointe. Cependant, les générateurs exigent une maintenance soutenue ainsi que des pièces de rechange et ne peuvent résoudre les besoins à moyen et long terme.

Dans un pays comme Cuba, où la demande moyenne est faible, le système n’aurait de sens que s’il est appliqué correctement. Les résultats obtenus à ce jour sont assez positifs. En juillet 2006, le Financial Times signalait que les Cubains passaient leur premier été sans coupures d’électricité depuis 1991.