Un autre mont à escalader à Cuba

2017-10-11 18:39:52
Rodolfo Romero Reyes
Un autre mont à escalader à Cuba

 

L’élévation la plus connue de la province de Guantanamo a une hauteur de 560 mètres environ. Sa forme rappelle celle d’une enclume pour frapper les métaux.

Le soleil et la plage sont, certes,  une tentation importante lorsqu'il s'agit d'une destination caribéenne comme Cuba, mais de plus en plus de visiteurs choisissent pour leurs vacances une retraite paisible en mesure de leur procurer des sensations différentes.

En fait, l’écotourisme gagne des milliers d’adeptes chaque jour. El Yunque, un mont situé dans la partie est de Cuba, est l'endroit idéal  pour ce genre de tourisme.

Un mont tout particulier

Situé à 10 km de Baracoa, El Yunque est une élévation montagneuse d’une forme très particulière. Sa cime est tout à fait plate, comme résultat de l’érosion, et l’amiral Christophe Colomb la compara à une enclume pour frapper les  métaux.

Même si sa hauteur n'est que d'environ  560 mètres au-dessus du niveau de la mer, sa forme caractéristique permet de la reconnaître immédiatement et elle est visible depuis n'importe quel point de la ville de Baracoa.

Sa cime à surface plane couronne un grand massif calcaire qui repose sur une base de roches.

Un élément naturel important

El Yunque se trouve dans la province de Guantanamo. Il a été classé monument national en 1980 en raison de ses extraordinaires valeurs naturelles et  paysagères.

Il se situe dans une zone protégée, ce qui lui assure un degré élevé de conservation et d’endémisme. Outre les vestiges archéologiques tainos, provenant des groupes indigènes qui vivaient dans cette zone, il abrite aussi une grande variété de plantes et d'animaux.

Nombreux sont les visiteurs qui définissent El Yunque comme une œuvre d’art sculptée par la nature. Le mont est entouré d’une végétation très touffue : cocotiers, cacaotiers, bananiers, goyaviers et  manguiers. A ses pieds coulent les eaux de la rivière Duaba qui invitent à prendre un bain pour se rafraîchir.

L’endroit est vraiment idéal pour l’observation d’oiseaux typiques comme le tocororo (l'oiseau national de Cuba - Trogon de Cuba), le todier de Cuba, la corneille, la grive, le pivert et d'autres espèces. Sur les flancs du Yunque abondent les attrayantes polymitas, une sorte d’escargot  à coquille bariolée, endémiques de la région, et un autre des trésors naturels de Baracoa.

L’aventure commence

Quiconque décide de gravir ce mont splendide sans se contenter de l’admirer de loin doit savoir qu’il peut y accéder facilement et entreprendre l’escalade : c’est alors que commence vraiment l’aventure.

Il est relativement aisé d’escalader El Yunque et d’admirer un panorama unique. Pour entreprendre cette excursion considérée d’un degré de difficulté moyen, il faut traverser les eaux cristallines de la rivière Duaba.

Il faut compter deux heures pour monter et encore deux heures pour descendre. Il est donc conseillé de se munir de suffisamment d’eau, et aussi de porter des chaussures de marche et des vêtements commodes et transpirables.

Certains endroits peuvent être glissants. Par conséquent, il est préférable d’entreprendre l’escalade un jour où il n’a pas plu la veille. Il est recommandé aussi d’entreprendre la marche tôt le matin pour éviter les grosses chaleurs de midi ou de l’après-midi.

La dernière partie du chemin est la plus pénible car elle est très escarpée. Mais une fois au sommet, la récompense en vaut la peine : un panorama incroyable qui s’étend jusqu’à la ville de Baracoa, les baies de Baracoa et de Miel, et les longs bancs de sable qui se trouvent à l’embouchure des rivières Duaba et Toa.

Une fois sur la crête, on peut observer de près des exemplaires de la coccothrinax yunquensis, un palmier endémique non seulement de la région mais plus exclusivement du mont El Yunque, et qu'on ne retrouve nulle part ailleurs dans le monde !

Pour reprendre haleine après cette randonnée, on peut prendre un bain dans les eaux transparentes de la rivière Duaba et déguster ensuite un déjeuner traditionnel chez une famille paysanne.

Traduction : Alicia Beneito

Habana XXI

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