Un rêve matérialisé à La Havane

2018-02-12 14:50:45
Sofía D. Iglesias
Un rêve matérialisé à La Havane

Est-ce que vous cherchez un site idéal pour votre voyage de noces ? La maison Mi Sueño (Mon rêve) est l’un de ces sites mythiques qui vous invitent à découvrir Cuba et à y retourner.

Iraida Ordaz Franco a eu l’excellente idée de réaliser le rêve de nombre de couples qui visitent sa maison, située en plein cœur du centre historique de La Havane.

Elle a décidé de baptiser l’immeuble Mi Sueño, car grâce aux travaux de rénovation de l’immeuble elle a pu, après plusieurs années de réflexion, matérialiser ses anciens rêves concernant cette édification du XVIIIe siècle, soumise, des années durant, aux effets de la surpopulation et d’un entretien déficient.

Iraida habite cette maison depuis presque 30 ans, mais ce n’est que depuis trois années qu’elle a commencé à la mettre en location. Elle offre un produit exclusif résultat de ses connaissances approfondies sur l’édification et de son expérience récente en matière de location.

Toujours affectueuse, elle veille à tout moment à respecter l’intimité des visiteurs.

Comme un reflet de la personnalité de la propriétaire, la maison est discrète, tranquille, charmante et lumineuse. De l’avis d’Iraida, la chambre d’hôte est un vrai cadeau pour les couples.

Les visiteurs sont en admiration devant cette édification et ses petits détails, à tel point qu’ils en tombent immédiatement amoureux. Parmi les atouts de la maison, citons : le soleil qui baigne le balcon minuscule donnant sur la rue Amargura ; le livre d’or qui garde les anecdotes les plus pittoresques ; le lit confortable, impeccable ; le café matinal que l’on peut siroter dans un fauteuil entouré de plantes ornementales ou le petit déjeuner riche en fruits frais.

Mi Sueño se distingue par l’excellence des services, de l’hygiène et du confort, qui mérite, de l’avis de l’un des derniers visiteurs, la catégorie Royal.

La maison jouit d’une situation privilégiée dans le centre historique de la Vieille Havane, à proximité de certaines de ses places principales (Plaza Vieja, Plaza de Armas et Plaza de San Francisco de Asís), d’où que les hôtes puissent visiter à pied des sites d’intérêt touristique, dont le restaurant El Floridita, la cathédrale de La Havane, le Palacio del Segundo Cabo et la rue Obispo, entre autres.

Voyager dans le temps

Séjourner à Mi Sueño, c’est voyager vers le passé. Dès que vous emprunter le vaste escalier en pierre, le jeu des lumières et des ombres commencent à vous transporter. La terrasse, baignée par la lumière naturelle et aérée, est le préambule de l’entrée principale.

À l’intérieur, les vestiges du XVIIIe siècle et autres éléments des années 1950 cohabitent en parfaite harmonie. On y trouve aussi quelques objets contemporains placés à l’endroit idéal dans le salon, où règnent la sobriété et le bon goût.

Les murs intérieurs conservent des peintures murales qui reflètent le style prédominant à la date de construction, au début du huitième siècle. Au rez-de-chaussée, une galerie invite au farniente et à la lecture.

L’histoire racontée par les murs

Les premières informations sur la maison sont associées à son adjudication au cours de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. D’après les registres officiels de La Havane coloniale, son propriétaire, le sous‑lieutenant Don Francisco del Pico (originaire de Galice), avait contracté des dettes auprès de différents créanciers. Aussi, en 1759, a-t-il perdu l’immeuble et plusieurs esclaves.

La maison a ensuite passée aux mains de plusieurs propriétaires qui, pour la plupart, ont décidé de la mettre en location, ce qui a accéléré sa détérioration progressive. L’un des derniers locateurs a, vers la fin du siècle, entrepris des travaux de rénovation de certains espaces, ce qui a amélioré la qualité et les valeurs de l’édification.

Mais la maison a continué d’être louée à différentes familles jusqu’en 1959, année du triomphe de la Révolution cubaine. Depuis, elle est devenu un immeuble de rapport habité par des familles nombreuses.

Dans les années 1990, après plusieurs demandes réalisées par certains locataires (avec Iraida Ordaz à la tête) et d’un travail sérieux mené à bien par l’Office de conservation du centre historique de la ville, la maison a acquis une autre physionomie.

Seules deux familles y sont restées, et l’État a offert de nouveaux logements aux autres.

Les travaux de restauration des valeurs originaires de ce joyau de l’architecture cubaine, qui montre aujourd’hui son meilleur visage, ont alors débuté. La maison matérialise le rêve non seulement de sa propriétaire, mais aussi de tous ceux qui la visitent.

 Traduction : Fernández-Reyes

Habana XXI

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