Varadero, la cubaine bleue

2012-12-08 04:37:43
Varadero, la cubaine bleue

A 140 kilomètres de La Havane se trouve la destination préférée des vacances pour de nombreux Cubains : Varadero. C’est un village célèbre pour ses longues plages bordant une mer bleu turquoise. Sa nature en fait la ville la plus touristique à Cuba. Les échanges entre les habitants de Varadero et ses visiteurs en font un lieu privilégié de repos.

On y contemple ses paysages, on se rafraîchit dans la mer, on visite la ville. Les touristes arrivent souvent à l’aéroport, le deuxième en volume de voyageurs à Cuba, et viennent pour réaliser leur plus grand rêve.

Brève histoire de Varadero

Il en a fallu du temps avant que Varadero devienne la ville de rêves que l’on connaît aujourd’hui. Cette ville se trouve au nord de la province de Matanzas ; elle est bordée au sud par la Baie de Cárdenas dans la péninsule de Hicacos. Les premiers habitants de ces terres étaient les Indiens Siboneyes appartenant au village indigène de Cubanacán. Les Espagnols sont arrivés par la suite, peuplant l’île des esclaves africains. Les historiens datent la fondation de la ville au 5 décembre 1887. Malgré tout, le premier hameau date de 1840. Il fut construit par des familles de Cárdenas se reposant ici les mois d’été.

Dès le XIXème siècle, Varadero était un lieu de vacances pour les familles aisées. Elle s’est développée dans les premières décennies du siècle dernier au gré des investissements touristiques. En 1950, Varadero beach était un site bourgeois et proscrit pour la plupart des Cubains. On dit qu’à cette époque on y trouvait plusieurs dizaines d’hôtels, de nombreuses maisons d’hôtes ainsi que des centres nocturnes et de jeu.

Les riches de l’île jouissaient de la beauté des lieux autant que les étrangers dont les plus populaires sont Al Capone ou le magnat de la chimie Irénée Dupont qui laissa sa trace à travers la demeure Xanadú et la construction du premier terrain de golf à Cuba en 1931. La grande demeure du Parc Josone (contraction des prénoms des propriétaires José et Onelia) date aussi ses années 30, construite par le chef d’entreprise basque José Fermín Iturrioz Michelena. Elle est visitée chaque année par plus de 500 000 touristes. Beaucoup restent étonnés par le tunnel que José Fermín a fait construire entre sa maison et la plage. Certains disent qu’il l’a construit pour éviter que d’autres puissent voir la beauté de son épouse. D’autres pensent qu’il voulait seulement éviter que sa femme soit incommodée par le soleil lors de son trajet jusqu’à la mer.

La révolution cubaine a changé la donne. Les 22,5 kilomètres de plage ont depuis cessé d’être réservés aux riches et tout le monde a eu accès à ce havre de paix. Le gouvernement révolutionnaire a fait des investissements pour développer le tourisme. Cependant, à partir des années quatre-vingt-dix, les autorités ont restreint l’accès des citoyens cubains résidant dans l’île. Cette mesure injuste a été abolie en 2008 par le président Raúl Castro.

Varadero aujourd'hui

Actuellement la station balnéaire de Varadero accueille annuellement 40% des vacanciers qui viennent à Cuba et plus de 86% des chambres des 48 hôtels de Varadero sont côtés quatre et cinq étoiles.

La commune de Varadero compte 20 000 habitants. Son dynamisme économique est en croissance permanente. Le tourisme est constant plus ou moins pendant toute l’année grâce à une température moyenne de 25 degrés et une nature qui change peu. Le niveau de vie est en général beaucoup plus élevé que dans le reste de l’île.

Le paysage urbain est varié : voitures de location, panneaux signalant des chambres à louer, personnes de tous âges en maillot de bain et en tongs… Au-delà du soleil et des plages de sable blanc, Varadero est bleu. La mer est omniprésente. Elle définit ses habitants, ses visiteurs et très souvent les aspirations des Cubains.

 

Habana XXI

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