Les débuts de la photographie à Cuba

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2011
Boulevard du Temple
« La photographie fut rapidement adoptée par une multitude d’amateurs [...] »
Boulevard du Temple, à Paris (Photo: Wikimedia Commons)

La nouvelle de l'invention du daguerréotype (l’ancêtre de l’appareil photo) n’a pas tardé à traverser l'Atlantique et à arriver à Cuba. Le 19 mars 1839, le Diario de La Habana annonçait que Daguerre « [avait] trouvé le moyen de fixer des images qui viennent alors s’imprimer dans le fonds d’une chambre noire de telle sorte qu’elles ne soient pas seulement un reflet temporaire des objets mais une image fixe et durable qui peut être déplacé aussi facilement qu’une estampe ou un tableau. »

La photographie fut rapidement adoptée par une multitude d’amateurs qui ont commencé à enregistrer des images de la vie quotidienne et de grands événements, un privilège réservé jusqu’alors aux peintres et aux graveurs. C’est encore une autre empreinte de la France sur l’Île de Cuba. Plus...

DANSE : Une ville en mouvement

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2011
Danza Retazos
« J’ai pensé à Retazos en référence à la complexité de la vie. »
Danza Teatro Retazos

Publié dans Opus Habana, Volume X, numéro 3, 2007

Par María Grant

La compagnie Danza Teatro  Retazos  est infiniment liée à sa fondatrice et actuelle directrice Isabel Bustos. Située dans le centre historique de La Havane, la troupe de danseurs anime la ville depuis plus de deux décennies. Créé en 1987, ce projet artistique avait pour objectif de révolutionner la danse traditionnelle.

« J’ai été gitane pendant de nombreuses années, mon baluchon sur l’épaule pour seul compagnon. C’était il y a plus de vingt ans. Un jour, j’ai rencontré Eusebio Leal dans la Vieille Havane. Il était très ami avec Guayasamín que ma mère connaissait bien également. Après quelques discussions, j’ai réussi à me faire auditionner dans la maison Guayasamín », raconte Isabel. Plus...

ART PLASTIQUE : La plastique du XXème siècle (3/3)

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2010
La rose isolée
« La nécessité de trouver des formes plus effectives pour la propagande politique et l'éducation populaire ont stimulé spécialement le dessin graphique. »
La rose isolée de Rostgaard.

L'avènement de la Révolution a marqué le début de la décennie des années 60 dans la culture cubaine. C’était une décennie d'inquiétudes, dont le profil s'avère encore très difficile à découvrir. L'île se remplie de nouveaux découvreurs : Jean Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Margueritte Duras, Antonio Saura. On écoute les Beatles en secret et Pello el Afrokán en public. Un groupe de hippies s’installe dans les jardins de l'Hôtel National. Lezama publie Paradiso et Heberto Padilla El justo tiempo humano. Deux versants esthétiques finissent par dominer le panorama de la plastique : le pop et la « nouvelle figuration ».

La nécessité de trouver des formes plus effectives pour la propagande politique et l'éducation populaire ont stimulé spécialement le dessin graphique. Très curieusement, l'art pop, dont le fondement théorique était en rapport avec la fadaise spirituelle des sociétés mercantilisées, encourageait les créateurs de l'affiche cubaine. Une nouvelle consigne, un événement politique ou culturel, une première cinématographique apportaient avec elle une affiche et sur ces dernières Rostgaard, Frémez, Beltrán, Muñoz Bach, démontraient un office et une fantaisie enviables. Dans un défi ouvert à l'art de galeries, la rue était prise d’assaut : les façades, les rues, les entrées de cinémas, étaient les lieux privilégiés. Deux images persistantes nous assaillent en parlant de cette décennie : la Flora de Portocarrero est passée de la toile pour peupler les affiches, les couvertures des revues, les boîtes de confitures et la rose isolée que Rostgaard a conçue pour l'affiche du Ier Festival de la « Canción Protesta » (Chanson Engagée). Plus...

ART PLASTIQUE : La plastique du XXème siècle (1/3)

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2010
Gitana Tropical
« [...] Víctor Manuel, encore marqué par Gauguin, redéfinit l’archétype de la beauté cubaine avec sa Gitana tropical [...] »
Gitana tropical

Il y a déjà six décennies, un homme corpulent, en sueur dans son obscur costume de diplomate, montait les marches de l'Université de La Havane pour recevoir son doctorat en Philosophie et Lettres. Le tribunal avait dû écouter avec étonnement des affirmations aussi risquées que celle-ci : « à Cuba, la peinture n'a pas de tronc ; mais des branches successives qui forment une série de contributions assez claires et qui sont dans notre île des bourgeons spontanés de ce que, sous d'autres cieux, a eu un développement parfaitement logique. »


À la fin du XXème siecle, en se retournant vers le panorama plastique insulaire, il semblerait nécessaire de souscrire aux affirmations faites par Guy Pérez Cisneros en 1941. La diversité des poétiques, la prolifération des tendances, nous assaillent en nous demandant ce qu’il reste dans les visages les plus diverses de cet art cubain. Plus...

ART DE SCÈNE : Alicia au pays de la danse

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2010
Alicia Alonso
« Pour moi, la plus grande punition était de me supprimer la classe de ballet. »
Alicia Alonso (Photo: Cuba Absolutely)

Alicia Alonso est née pour le ballet. Peu importe qu’elle soit venue au monde dans une île rumbera des Caraïbes. Elle était destinée à se convertir en la plus grande Giselle de notre ère et à lutter pour accomplir son destin, avec la même passion que ses héroïnes romantiques.

Mais son histoire commence il y a plus de 70 ans, quand elle n'était pas encore Alicia Alonso, mais Alicia Martínez et grâce à l'intervention d'une tante, elle parvint à suivre des études à l'École de Ballet de la Société Pro-Arte Musical de La Havane. Plus...