MUSIQUE : Simplement Silvio (2/2)

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2010
Silvio Rodríguez
« Avoir assumé la trova comme un phénomène éthique, en plus d’esthétique, a beaucoup à voir avec un esprit guevariste. »
Silvio Rodríguez (Photo: Jorge Luis Baños)

- Parmi tes penchants on trouve aussi la photographie, l’informatique… continues-tu à les cultiver ?

- Malheureusement, j'ai dû m'éloigner du dessin. Je ne suis pas un spécialiste en informatique, mais peut-être un utilisateur avisé. Je me suis servi de plusieurs programmes graphiques pour faire mon archive photographique dans l'ordinateur. Mais bon, pour faire de bonne photographie il faut se dédier à cela. Plus...
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MUSIQUE : Simplement, Silvio (1/2)

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2010
« Tu t’imagines, passer de recrue dans l'obscurité pour sortir à la télévision, le changement a été très violent.  »
Silvio Rodríguez (Photo: Baldrich)

Comme s'il m'avait vue hier, il pose sa main sur mon épaule et il me dit : « Comment ça va María ». Il est arrivé ponctuel à notre rendez-vous dans les studios Ojala et avec un geste diligent il me conduit jusqu'à l'antichambre de son bureau.

Des portraits de José Martí sont accrochés au murs, ainsi qu’une toile de facture exquise et d’intense couleur : Réquiem para el novio mayor, du peintre Ernesto Rancaño. Sur celle-ci Martí est allongé à côté d’une femme vêtue avec le drapeau cubain… Je pense « Le titre ressemble à une chanson de Silvio » et je souris car maintenant Silvio Rodriguez est assis en face de moi, ignorant que je berce mon fils avec ses chansons. Plus...
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MUSIQUE : Interview de Léo Brouwer

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2010
« Il se situe entre les quatre musiciens vivants les plus remarquables des deux cents dernières années [...] »
Léo Brouwer (Photo: La Jiribilla)

Par Rafael Lam Marimón

Traduit par Alain de Cullant

Léo Brouwer célébra son 65 ème anniversaire avec une œuvre musicale. Il commença très jeune à jouer de la guitare pour passer le temps et termine aujourd’hui, passant son temps à la création. C’est un « capo scuola », maestro, musicologue, guitariste, compositeur, chef d'orchestre, écrivain et promoteur musical.

Il se situe entre les quatre musiciens vivants les plus remarquables des deux cents dernières années; inscrit à l'histoire des plus grands guitaristes. En 1988, durant la 22ème Assemblée du Conseil International de la Musique (CIM) de l'UNESCO, l’institution le marqua dans ses statuts comme Membre d'Honneur à Vie, Léo Brouwer se trouve entres les classiques comme Shostakovich, Shankar, Menuhin, Karajan, Ginastera et Villa- Lobos. Parmi ses reconnaissances se trouvent le Prix Manuel de Falla 1998, Espagne; le Prix National de Musique de Cuba, 1999; le Prix MIDEM Classique, Cannes 2003. Plus...
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ART PLASTIQUE : La plastique du XXème siècle : Les visages dispersés (3ème Partie et Fin)

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2010
« La nécessité de trouver des formes plus effectives pour la propagande politique et l'éducation populaire ont stimulé spécialement le dessin graphique. »
La rose isolée de Rostgaard.

L'avènement de la Révolution a marqué le début de la décennie des années 60 dans la culture cubaine. C’était une décennie d'inquiétudes, dont le profil s'avère encore très difficile à découvrir. L'île se remplie de nouveaux découvreurs : Jean Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Margueritte Duras, Antonio Saura. On écoute les Beatles en secret et Pello el Afrokán en public. Un groupe de hippies s’installe dans les jardins de l'Hôtel National. Lezama publie Paradiso et Heberto Padilla El justo tiempo humano. Deux versants esthétiques finissent par dominer le panorama de la plastique : le pop et la « nouvelle figuration ».

La nécessité de trouver des formes plus effectives pour la propagande politique et l'éducation populaire ont stimulé spécialement le dessin graphique. Très curieusement, l'art pop, dont le fondement théorique était en rapport avec la fadaise spirituelle des sociétés mercantilisées, encourageait les créateurs de l'affiche cubaine. Une nouvelle consigne, un événement politique ou culturel, une première cinématographique apportaient avec elle une affiche et sur ces dernières Rostgaard, Frémez, Beltrán, Muñoz Bach, démontraient un office et une fantaisie enviables. Dans un défi ouvert à l'art de galeries, la rue était prise d’assaut : les façades, les rues, les entrées de cinémas, étaient les lieux privilégiés. Deux images persistantes nous assaillent en parlant de cette décennie : la Flora de Portocarrero est passée de la toile pour peupler les affiches, les couvertures des revues, les boîtes de confitures et la rose isolée que Rostgaard a conçue pour l'affiche du Ier Festival de la « Canción Protesta » (Chanson Engagée). Plus...
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ART PLASTIQUE : La plastique du XXème siècle : Les visages dispersés (2ème partie)

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2010
« [Lam] a été capable de différer de Breton, en même temps qu'il apprenait à voir les Caraïbes avec des yeux surréalistes [...] »
La Jungla, de Wilfredo Lam

En 1949, José Lezama Lima publie l'article « Lozano y Mariano » dans Orígenes – à propos d'une récente exposition  des deux artistes – dans lequel il définit leur génération comme « un état du nécessaire possible dans notre sensibilité » et plus encore, frôlant avec l’hyperbole, il précise : « C’était un état, une ville, une résistance dressée face au temps. »

Ces artistes dont les poétiques se sont noyautées autour de la publication « lezamienne » partageaient la volonté de faire une plastique plus réflexive  que polémique ; ils ont cherché l'essence du cubain comme si elle était un archétype qui pourrait être appréhendée en une fois ; face à l'influence arriviste, ils ont procuré la solidité de la tradition, ils ont bu aux plus diverses sources : dans la peinture du Siècle d'Or espagnol, chez Picasso, chez Matisse ; ils étaient préoccupés, à la fois, par la découverte de la couleur cubaine et la solidité structurelle de leurs œuvres, établies dans les paradigmes du baroque colonial. Plus...
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CUBANÍA SUR :