|
« L’allumage d’un havane commence par une pratique en apparence barbare qui exige adresse et raffinement : la décapitation. »
|
La décapitation (Photo: Photocuba)
|
|
Préambules de la dégustation
Cape
C’est la peau du
cigare. Son apparence peut vous influencer. Si elle ne constitue pas l’essentiel du
havane – la cape ne compte en réalité qu’en fonction de son poids (au mieux 3 % du cigare) –, sa qualité est loin d’être négligeable. Elle influe sur la combustion du cigare, sur la cendre, et joue un peu le rôle de révélateur, comme le sel dans un plat cuisiné. La cape est ce qui brûle en premier lorsqu’on allume une
vitole. Comme la sous-cape, elle se consume plus facilement que la tripe, même si la température de combustion est plus élevée au cœur du cigare qu’à sa périphérie.
Toutefois, une belle cape n’est pas toujours celle que l’on croit. Il ne faut pas attacher trop d’importance à sa couleur. L’aspect foncé n’a absolument rien à voir avec la puissance, et une cape claire n’est en aucune façon synonyme de légèreté. La présence de taches n’est pas grave. Il ne s’agit pas de signes de moisissure mais de points de concentration de l’eau. Les lignes piquetées qu’on aperçoit ne constituent pas un problème ; ce sont les veines latérales de la feuille, plus ou moins prononcées. L’important, c’est le gras. Une cape huileuse est souvent un signe de qualité.
Plus...