CIGARE : Les lecteurs et les havanes

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2011
Tabaqueros
« [...] le secret de l’extraordinaire qualité des havanes cubains ne pourra jamais être révélé. »
Torcedores (Photo: Photocuba)

Même si certaines explications agronomiques, climatologiques et même sociologiques sont mises en avant, le secret de l’extraordinaire qualité des havanes cubains ne pourra jamais être révélé. La clé ne se trouve pas seulement dans la très grande fertilité des terres de Vueltabajo, ni dans les soins traditionnels des vegueros (planteurs de tabac) ou dans l’habilité manuelle des torcedores (cigariers).

Ce secret fièrement préservé reste une tradition cubaine unique au monde : les lecteurs de tabaquería (fabrique de cigares). La précieuse feuille de tabac (provenant des vallées de Pinar del Rio et d'autres régions de Cuba) reçoit ainsi un ingrédient exceptionnel à la fin de son parcours de transformation : la lecture de romans d’amour et d’aventure. Plus...

CIGARE : Le long voyage du tabac

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2011
La feuille du tabac
« [...] le tabac et le sucre sont les personnages les plus importants dans la construction de l’histoire cubaine »
La feuille du tabac (Photo: Photocuba)

À Cuba, le tabac a suivi une destinée parsemée de hasard et de violence. Comme la canne à sucre, la culture du tabac est restée gravée dans l’identité de l’Île des Caraïbes.

Fernando Ortiz, célèbre ethnologue cubain, écrit dans son œuvre Contrapunteo cubano del tabaco y el azúcar : « le tabac et le sucre sont les personnages les plus importants dans la construction de l’histoire cubaine. » Il démontre ensuite comment la fièvre du sucre et la fumée du Havane ont pris part au développement du pays. Plus...

CIGARE : Pancho Cuba, un Noel au bercail

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2011
Pancho Cuba
« [...] une terre brune à perte de vue. »
Pancho Cuba (Photo: Photocuba)

Par Bertrand Vannière

En cet automne 2009 il n’a pas plu. Il n’y a pas eu de cyclone non plus, en opposition au dicton « En octobre tout se pourrit ». Normalement les premières semences de tabac se font au 15 novembre, après la saison des pluies. C’est alors que la terre fait peau neuve, qu’elle se régénère, devient propre. Le temps se stabilise, il fait plus frais, un peu de vent et il ne pleut pas.

En temps normal, Pancho Cuba sème la totalité de ses plants en trois fois : au 15 novembre, au 10 décembre et au 10 janvier. Lors de ma seconde visite chez Pancho, nous sommes  justement début janvier, je ne vois toujours rien… une terre brune à perte de vue. Plus...

CIGARE : L’art du Havane, histoire et contexte

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2010
Behique
« [...] le tabac devint magique pour ceux qui le considéraient comme une plante médicinale ou bénéfique [...] »
Behique

Bien que le slogan de l'Entreprise qui produit et commercialise le cigare cubain soit « Uniques depuis 1492 » et, malgré le témoignage depuis cette époque des chroniqueurs des Indes sur l'utilisation de la feuille aromatique, ce produit exotique a dû beaucoup lutter pour imposer sa consommation et sa volupté.

Malgré l'étrangeté qu’il aura sûrement dû causé chez les européens – qui jugèrent certainement comme démoniaque la population païenne qui rejetait de la fumée par le nez et qui déclarait par signes que c'était un vice impossible à abandonner –, le tabac devint magique pour ceux qui le considéraient comme une plante médicinale ou bénéfique, et un art de fanatique pour ceux qui le prenaient comme une malédiction. Plus...

CIGARE : Tout savoir sur le Havane

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2010
Couper un havane
« L’allumage d’un havane commence par une pratique en apparence barbare qui exige adresse et raffinement : la décapitation. »
La décapitation (Photo: Photocuba)

Préambules de la dégustation



Cape  


 
C’est la peau du cigare. Son apparence peut vous influencer. Si elle ne constitue pas l’essentiel du havane – la cape ne compte en réalité qu’en fonction de son poids (au mieux 3 % du cigare) –, sa qualité est loin d’être négligeable. Elle influe sur la combustion du cigare, sur la cendre, et joue un peu le rôle de révélateur, comme le sel dans un plat cuisiné. La cape est ce qui brûle en premier lorsqu’on allume une vitole. Comme la sous-cape, elle se consume plus facilement que la tripe, même si la température de combustion est plus élevée au cœur du cigare qu’à sa périphérie.

Toutefois, une belle cape n’est pas toujours celle que l’on croit. Il ne faut pas attacher trop d’importance à sa couleur. L’aspect foncé n’a absolument rien à voir avec la puissance, et une cape claire n’est en aucune façon synonyme de légèreté. La présence de taches n’est pas grave. Il ne s’agit pas de signes de moisissure mais de points de concentration de l’eau. Les lignes piquetées qu’on aperçoit ne constituent pas un problème ; ce sont les veines latérales de la feuille, plus ou moins prononcées. L’important, c’est le gras. Une cape huileuse est souvent un signe de qualité. Plus...