PATRIMOINE : Quand La Havane but de l’eau potable

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2010
« Le premier aqueduc de la ville, entre les années 1592 et 1835, connu comme Zanja Real, n'était autre qu'un canal découvert [...] »
Callejón del Chorro, dans la Vieille Havane (Photo: Photocuba)

Publié dans Cultura y Sociedad,  numéro 8, 2002

Au mois de juillet, l’Aqueduc d'Albear fut inauguré de nouveau, après une période de trois ans de paralysie totale étant donné les importants travaux de rénovation. Cette œuvre est considérée une des sept merveilles de l'ingénierie civile cubaine, avec le viaduc La Farola, le Tunnel de la Baie de La Havane, le pont de Cumanayagua, le bâtiment Focsa, la Route Centrale et le tunnel des égouts, lui aussi dans la capitale.

Les ressources fondamentales pour la réparation de l'œuvre furent assurées par l'Agence Espagnole de Collaboration Internationale, l'Institut National des Ressources Hydrauliques (INRH), le Groupe Agbar et l'entreprise Aguas de La Habana. Avec sa mise en fonctionnement on parvint à augmenter approximativement de 5% le volume d'eau destiné à la ville. Celle-ci présente encore néanmoins de sérieux problèmes pour garantir l'approvisionnement du précieux liquide à une partie de sa population. Plus...
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RACINES : L'empreinte arabe à Cuba

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2010
« Bien que la majorité des Arabes débarqués sur les côtes cubaines soient esclaves, des hommes libres sont aussi arrivés [...] »
Palacio de Valle, Cienfuegos (Photo: Photocuba)

Bien que l’on ait beaucoup spéculé sur l'entrée d’Arabes à Cuba à travers l'expédition de Christophe Colomb, ce fait n'a pas été vérifié. Il est néanmoins probable que quelques morisques aient été enrôlés dans les équipages des trois caravelles colombiennes. Par contre il existe un témoignage documentaire de la Paroisse Majeure de La Havane, du baptême en 1593 d’un homme né en Berbérie, l’actuel Maghreb, destin partagé par des millions de morisques fuyant l'Espagne et sa persécution inquisitoriale. Selon le Libro de Barajas de la Cathédrale de La Havane, « le lundi Premier novembre de cette année le Père Francisco Vázquez Carrión a baptisé Juan de la Cruz nouvellement converti N.L. qui [inintelligible] des parties de l'Afrique en Berbérie, son parrain a été le gouverneur Don Juan Maldonado Barnuevo. »

Trois ans plus tard, la relation des esclaves débarqués de la galère San Agustín à La Havane rend compte de l'arrivée de certains venant du nord de l'Afrique, entre eux des Maures et des Berbères, ces derniers appartenant à un groupe autochtone non arabe de cette zone et pratiquants de l'islamisme. Datée de février 1596, la liste - trouvée par le prestigieux historien cubain docteur César García del Pino – mentionne 45 personnes portant des noms musulmans et leurs villes de naissance. Plus...
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RELIGION : Rituel et symboles de l'initiation dans la société Abakuá

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2010
« La confraternité a toujours eu comme but, dans le sociale, d’aider économiquement ses membres quand ils le nécessitent [...] »
El ñáñigo (Lithographie de Victor Patricio Landaluze)

Publié dans Catauro. Année 1 Numéro 1. Janvier - juin 2000.  

Lydia Cabrera*

La Société Secrète Abakuá trouve son origine dans les anciens cabildos des esclaves carabalí, précurseurs à Cuba, avec ceux d'autres tribus ou nations africaines, des sociétés de Loisirs et d’Aides Mutuelles qui se multiplieraient plus tard dans cette Île.
 
Ces groupes de ñáñigos, comme ils étaient appelés couramment avec un mépris séculaire, se dénommaient Potencias ou Tierras, Juegos ou Partidos. Nous nous servirons de tous ces termes ici. Plus...
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INSOLITE : Le médecin des morts

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2010
« Aura-t-il finalement découvert le mystère de la mort après avoir regardé quotidiennement, face à face, tant de cadavres ? »
Cimetière Christophe Colomb (Photo: Photocuba)

Par : Emilio Roig de Leuchsenring*

Il est nécessaire que dans le cimetière il y ait un individu dédié expressément à faire foi que les cadavres enterrés sont en réalité des cadavres morts. Et cette place peut seulement être occupée par un médecin : le médecin des morts !

Je ne crois pas qu’il soit risqué d’affirmer que dans notre pays, sur dix personnes, quatre sont médecins, quatre sont avocats et les deux autres sont généraux. Les autres professions sont distribuées entre des individus qui, ayant fracassés dans ces carrières ou se trouvant hors service, ont cru opportun de se dédier à quelque chose de plus productif. Il convient de clarifier que de cette dizaine, la moitié, au moins, sont des journalistes, sans que ceci veuille dire qu’ils soient capables d'écrire correctement… ni même une lettre à leur famille. Plus...
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INSOLITE : L'espagnol à Cuba

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2010
« Une langue qui en cinq siècles d'exercice en Amérique s’est transformée et s’est enrichie avec l'usage [...] »
Cours d'espagnol (Photo: Photocuba)


Une indisposition soudaine a privé le docteur Víctor García de la Concha, président de l'Académie Royale Espagnole de la Langue, d'offrir la seule conférence qu'il avait programmée durant son bref séjour dans la capitale cubaine. Víctor García de la Concha, qui a reçu le titre de docteur Honoris Causa de l'Université de La Havane, le mardi 25 septembre, allait se référer à la langue espagnole que l'on parle en Amérique, suite à la promotion réalisée par le Centre Culturel d'Espagne. Cela aurait été une occasion magnifique d'écouter l'académicien se référer à l'état actuel de la langue que parlent les Cubains.


Dans son admirable livre de mémoires, J’avoue que j’ai vécu, le poète Chilien Pablo Neruda se réfère à la langue castillane comme le don le plus précieux que les conquistadores ibériens nous ont laissé. « Ils ont tout emmené, mais ils nous ont laissé les mots », dit l'auteur de Résidence sur la terre. Une langue qui en cinq siècles d'exercice en Amérique s’est transformée et s’est enrichie avec l'usage – et l'abus – des personnes qui l’utilisent. L'espagnol de Cuba possède les traces de cet exercice, de ces transformations. Plus...
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