La bureaucratie cubaine, bouc émissaire ou menace réelle ?

Version imprimable
2011
Trinidad
« La vie quotidienne des Cubains est une course d’obstacles [...] »
Trinidad (Photo: Photocuba)

Par Boris Leonardo Caro

Le gouvernement de Raúl Castro et la presse officielle ont entrepris une vaste opération de lutte contre la bureaucratie. Celle-ci se retrouve pointée du doigt et jugée responsable de tous les maux dont souffre l’économie cubaine. Les bureaucrates sont vus comme des « virus mortels » aussi virulents que les agents de la CIA et presque aussi « néfastes que le blocus américain ».

Mais d’où vient cette plaie qui affaiblit l’appareil étatique tout en freinant les réformes économiques ? L’instauration du socialisme soviétique en est-il la cause ? La presse et les dirigeants, via leurs multiples discours, pourront-ils mettre un terme à cette bureaucratie ? Plus...

Histoire du sucre cubain (3/3)

Version imprimable
2011
Centrale sucrière
« La vieille consigne « du sucre pour croître » s’est vite transformée [...] en « du sucre pour survivre ».
Centrale sucrière (Photo: Photocuba)

Par Oscar Zanetti Lecuona

La chute de l’Union Soviétique a mis en évidence les lacunes de l’économie cubaine, en particulier celles de son industrie sucrière. Au début du nouveau millénaire, les dirigeants ont tout de même tenté de sauver une partie de cet ancien secteur fleurissant, encore plongé dans une grande dépression.

Le sucre comme moyen de subsistance



Quand la débâcle soviétique toucha l’économie nationale en faisant chuter la richesse du pays de plus d’un tiers, le sucre resta une nouvelle fois le principal moyen de paiement dans le règlement des transactions internationales. Plus...

Histoire du sucre cubain (2/3)

Version imprimable
2011
Centrale Hershey
« Cuba a mené à la fin des années 60 une stratégie de réaffirmation du rôle du sucre [...] »
Centrale Hershey (Photo: Photocuba)

Par Oscar Zanetti Lecuona

L'échec de la récolte des dix millions a représenté un moment dramatique dans l'histoire de l'économie cubaine. Suite à cet échec, Cuba continuera pourtant à développer son industrie sucrière grâce aux prix avantageux, aux matériels et au soutien technologique de l’Union Soviétique. Ceci ne fit que dissimuler l’inefficacité grandissante de ce secteur économique.

La récolte des dix millions



Dans le cadre de relations préférentielles avec le camp socialiste, Cuba a mené à la fin des années 60 une stratégie de réaffirmation du rôle du sucre dans le développement de l’économie nationale. Le plan gouvernemental avait pour objectif de doubler les récoltes en à peine cinq ans jusqu’à atteindre les dix millions de tonnes. Durant cette période, le sucre monopolisa toute l’attention des dirigeants cubains. Plus...

Histoire du sucre cubain (1/3)

Version imprimable
2011
Canne à sucre
« Notre société insulaire est descendante de l’industrie du sucre. »
Récolte de la canne à sucre (Photo: Photocuba)

Par Oscar Zanetti Lecuona

Le sucre constitua la principale ressource économique de Cuba pendant plus de deux siècles. Pendant les périodes fastes comme lors de périodes difficiles, la culture du sucre, véritable identité du pays a traversé la vie des cubains, au milieu d’odeurs exaltantes de miel. 

Le sucre et l’identité nationale



Notre société insulaire est descendante de l’industrie du sucre. Bien que l’esclavage ait démarré sur l’Île bien avant le début de la production de ce savoureux grain, c’est seulement vers la fin du XVIIIème siècle, lorsque les sucreries se sont développées, que la traite d’esclaves s’intensifia. Alors, la culture africaine prit un poids démographique et culturel décisif à Cuba. Plus...

Une île sans maison (2/2)

Version imprimable
2011
La Havane
« À Cuba, la construction de logements n’a pas été régulière durant les 25 dernières années. »
La Havane (Photo: Photocuba)

Par Boris Leonardo Caro

Dans les années 90, Fidel Castro comprit vite que le plan de construction de 100.000 logements par an allait partir en fumée en même temps que l’Union Soviétique disparaissait. Les édifices préfabriqués ont dû céder le pas aux constructions alternatives. C’est pourquoi l’Île commença à se peupler de « maisons peu coûteuses ». Les blocs d’argile et de ciment artisanal ont pris la place de l’acier et du ciment industriel.

Rationnés dans les matériaux de constructions, les Cubains se sont petit à petit convertis en réparateurs hors pair davantage poussés par la bonne volonté que par de bonnes connaissances techniques. Le comble est que, lorsque la fièvre des « logements à bas coûts » prit fin, l’immobilier chuta terriblement jusqu’en 2004. Plus...