SPORT : Entretien avec Alberto Granado

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2009

« L’œil vif, débordant d’activité [...] »
Alberto Granado (Photo: Photocuba)

Par Stéphane Ferrux*

L’œil vif, débordant d’activité, l’ancien N°9 (demi de mêlé) de Cordoba à 81 ans raconte comment il fût l’autre argentin de la « Revolucion Cubana », un peu grâce au rugby :

Quelle relation entre le rugby et le Ché ?

J’ai connu Ernesto par mon frère Thomas, le gamin de 14 ans voulait pratiquer le rugby. Les autres équipes ne voulaient pas de lui par peur de jouer avec un asthmatique.

Malgré sa maigreur il possédait une force physique de nerveux surprenante. Pour cela et pensant que le sport était le meilleur remède pour l’asthme, nous l’avons accepté dans une équipe, mais de second niveau. Il possédait un excellent plaquage, à la hauteur des coudes… Plus...
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SOCIAL : Eusebio Leal Spengler, historien de La Havane

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2009

« Leal, c’est l’exemple d’un grand projet concrétisé [...] »
Eusebio Leal Spengler (Photo: PhotoCuba)

Par Bertrand Vannière

Eusebio Leal est historien de La Havane depuis plus de 20 ans. Il a su tirer partie des difficultés de Cuba durant les années 90, à un moment de l’histoire cubaine où la tendance générale était à l’économie et à la survie, Leal a obtenu de Fidel Castro une certaine autonomie qui, conjugué à un extrême talent, lui permit de transformer L’Oficina del Historiador en véritable entreprise
: hôtels, boutiques, restaurants, musées, entreprises de construction et restauration qu’il créa et gère depuis, pratiquement seul, même si, il y a quelques années, son pouvoir, particulièrement financier, lui a été sensiblement diminué. Il continue grâce à son intelligence, sa bonne gestion, ses idées avant-gardistes, de faire de la Vieille Havane, un exemple mondial de restauration, gestion, et conservation du patrimoine.

Le résultat de ce travail intense et continu lui vaut aujourd’hui, non seulement une reconnaissance de gestionnaire et économiste - le résultat est là, connu du monde entier - mais aussi une certaine notoriété qui dépasse largement les frontières cubaines. Leal, c’est l’exemple d’un grand projet concrétisé, d’une réussite économique et culturelle dans un contexte difficile, voire hostile (sa réussite lui confère forcément des ennemis), pour le reste du monde. Cette popularité, qui jusqu’alors à Cuba était avant tout culturelle, relayée à un rôle parallèle, concentrée sur un quartier de La Havane, est en train de se transformer en une popularité tout court, c’est à dire dans tout Cuba et dans tous domaines… et pourquoi pas politique…

La UNEAC, organisme de gestion de la culture cubaine, largement orientée et contrôlée par l’Etat, prend ses aises depuis l’apparition d’une certaine tolérance vis à vis d’une « culture alternative » (association du Hip-hop ou autres, représentation des thèmes tabous, facilité de voyager pour les artistes), bénéficiant d’une image « non officiel » ou du moins « non politisé » dans le sens stricte du terme, qui se traduit par d’avantages de possibilités d’agir, de se divulguer et par le traitement de thématiques plus modernes. L’ensemble des institutions culturelles cubaines restent néanmoins sous le contrôle de l’Etat, mais les artistes peuvent  plus facilement exprimer leurs idées que dans les années 80, par exemple. Dans ce contexte, la UNEAC reprend à son compte ce semblant de liberté d’expression et utilise son pouvoir institutionnel pour se positionner comme l’ambassadeur des pensées avant-gardistes et nouvelles de la « future » Cuba. Plus...
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LITTÉRATURE-CINÉMA : Eduardo del Llano & "Le Réel Merveilleux"

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2009


« Eduardo del Llano (Edouard de la plaine…) propose une vision contemporaine du raffinement de l’absurdité [...] »
Eduardo del Llano (Photo: PhotoCuba)


Par Bertrand Vannière

Déjà dans « El Reino de este Mundo », Alejo Carpentier évoquait « Lo real maravilloso » (Le Réel Merveilleux) … qui illustre la fantaisie de la réalité.
Eduardo del Llano (Edouard de la plaine…) propose une vision contemporaine du raffinement de l’absurdité, du cheminement de ce surréalisme dans la conscience cubaine, de la résistance dans l’humour de « la Cuba que nous sommes, et pas celle que nous voudrions être ».

Dans l’air du temps, en phase avec le discours de Raul Castro : « combattre la stupidité des dérives du système », il exprime une vision raffinée et grotesque de la société (cubaine ou pas…), amené par Nicanor, son personnage, mi bouffon, mi candide. Ce n’est pas une critique du système lui-même, mais bien de ceux qui l’utilisent, qui en profitent, ou qui le subissent. Plus...

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INSOLITE : Le coiffeur le plus artistique de La Havane

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2008

« Bavard, en bon Figaro, Gilberto Valladares (Papito) impose à son parler la même vitesse et le même enthousiasme avec lesquels ses mains manient les ciseaux. »
Papito (Photo: Cuba Absolutely)


Par Herman Valerius

Le salon Artecorte est non seulement un beau musée consacré à l’art de la coiffure mais peut-être aussi le meilleur endroit à La Havane pour se faire couper les cheveux, les teindre…

Bavard, en bon Figaro, Gilberto Valladares (Papito) impose à son parler la même vitesse et le même enthousiasme avec lesquels ses mains manient les ciseaux. Cependant, sa conversation ne porte pas sur les sujets habituels des coiffeurs. Papito parle de ses projets, de la pièce rare ou précieuse nouvellement acquise pour son futur musée de la Coiffure, ou de l’objet qui viendra grossir sa collection Hasta el Último Pelo (Jusqu’au dernier cheveu).  Voilà pourquoi il n’est pas difficile de rencontrer dans son salon de beauté une journaliste populaire de la télévision qui cherche à renouveler son look, ou un conservateur d’art cubain réputé, en quête d’une coupe sobre et traditionnelle.
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ART DE SCENE : Isabel Bustos, danser par fragments

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2008

« Retazos participe chaque année à l’organisation du Festival Habana Vieja, Ciudad en Movimiento (Vieille-Havane) [...] »
Retazos (Photo: Cuba Absolutely)


Par Eva Torres

Isabel Bustos, chilienne de naissance et irascible par nature, a créé une nouvelle troupe de danse à son image, Retazos. Audacieuse, imaginative et créative, elle pousse les limites dans sa quête de nouvelles manières pour présenter la danse.

Même si les danseurs ne possèdent pas forcément une formation classique ou le physique rencontré chez d’autres troupes de danse cubaines, Isabel a néanmoins inspiré quelque chose d’original à sa compagnie.

Retazos participe chaque année à l’organisation du Festival Habana Vieja, Ciudad en Movimiento (Vieille-Havane, ville en mouvement), d’une durée de sept jours, tenu pour la première fois en 1996. Ce qui au départ se développait seulement dans deux ou trois musées du centre historique s’étend aujoud’hui à presque toutes les rues et places de la Vieille-Havane. Depuis 1998, ce festival fait partie de l’International City Dance Network dont le but est d’associer la chorégraphie à l’architecture de la ville.

Ces dernières années, la troupe a fait des tournées en Europe (Biennales de Venise et de Lyon, Festival de Séville et Paris). La récente présentation de El Viaje (Le voyage) à Malmö, Suède, a été favorablement accueillie par la critique.
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