SOCIAL : El Mejunje, la mixture de Santa Clara

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2010
Ramón Silverio
« Ici j'ai pu connaître réellement l’être humain. »
Ramón Silverio (Photo: Cuba Absolutely)

Par Sara Más*

La popularité ne lui manque pas. C'est le seul endroit de Cuba où, depuis plus de 20 ans, les homosexuels, les lesbiennes et les travestis sont accueillis sans préjugés, en toute franchise et liberté. Dans une rue principale de Santa Clara, à plus de 300 kilomètres de La Havane, El Mejunje a vaincu les incompréhensions et les méfiances pour se convertir en un projet culturel et humain sans précédent dans le pays.

Cette vieille demeure en ruines, sans toit, agrémentée de graffitis et avec un simple bar propose une intense activité culturelle où se rencontre les gens les plus divers en âges, milieux sociaux et credos. Plus...
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SPORT : Entretien avec Alberto Granado

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2009
Joueurs de Rugby
« L’œil vif, débordant d’activité [...] »
Alberto Granado (Photo: Photocuba)

Par Stéphane Ferrux*

L’œil vif, débordant d’activité, l’ancien N°9 (demi de mêlé) de Cordoba à 81 ans raconte comment il fût l’autre argentin de la « Revolucion Cubana », un peu grâce au rugby :

Quelle relation entre le rugby et le Ché ?

J’ai connu Ernesto par mon frère Thomas, le gamin de 14 ans voulait pratiquer le rugby. Les autres équipes ne voulaient pas de lui par peur de jouer avec un asthmatique.

Malgré sa maigreur il possédait une force physique de nerveux surprenante. Pour cela et pensant que le sport était le meilleur remède pour l’asthme, nous l’avons accepté dans une équipe, mais de second niveau. Il possédait un excellent plaquage, à la hauteur des coudes… Plus...
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PATRIMOINE : Eusebio Leal Spengler, historien de La Havane

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2009
Eusebio Leal
« Leal, c’est l’exemple d’un grand projet concrétisé [...] »
Eusebio Leal Spengler (Photo: PhotoCuba)

Par Bertrand Vannière

Eusebio Leal est historien de La Havane depuis plus de 20 ans. Il a su tirer partie des difficultés de Cuba durant les années 90, à un moment de l’histoire cubaine où la tendance générale était à l’économie et à la survie, Leal a obtenu de Fidel Castro une certaine autonomie qui, conjugué à un extrême talent, lui permit de transformer L’Oficina del Historiador en véritable entreprise : hôtels, boutiques, restaurants, musées, entreprises de construction et restauration qu’il créa et gère depuis, pratiquement seul, même si, il y a quelques années, son pouvoir, particulièrement financier, lui a été sensiblement diminué. Il continue grâce à son intelligence, sa bonne gestion, ses idées avant-gardistes, de faire de la Vieille Havane, un exemple mondial de restauration, gestion, et conservation du patrimoine.


Le résultat de ce travail intense et continu lui vaut aujourd’hui, non seulement une reconnaissance de gestionnaire et économiste - le résultat est là, connu du monde entier - mais aussi une certaine notoriété qui dépasse largement les frontières cubaines. Leal, c’est l’exemple d’un grand projet concrétisé, d’une réussite économique et culturelle dans un contexte difficile, voire hostile (sa réussite lui confère forcément des ennemis), pour le reste du monde. Cette popularité, qui jusqu’alors à Cuba était avant tout culturelle, relayée à un rôle parallèle, concentrée sur un quartier de La Havane, est en train de se transformer en une popularité tout court, c’est à dire dans tout Cuba et dans tous domaines… et pourquoi pas politique… Plus...
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LITTÉRATURE-CINÉMA : Eduardo del Llano & "Le Réel Merveilleux"

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2009

Eduardo del Llano
« Eduardo del Llano (Edouard de la plaine…) propose une vision contemporaine du raffinement de l’absurdité [...] »
Eduardo del Llano (Photo: PhotoCuba)


Par Bertrand Vannière

Déjà dans « El Reino de este Mundo », Alejo Carpentier évoquait « Lo real maravilloso » (Le Réel Merveilleux) … qui illustre la fantaisie de la réalité. Eduardo del Llano (Edouard de la plaine…) propose une vision contemporaine du raffinement de l’absurdité, du cheminement de ce surréalisme dans la conscience cubaine, de la résistance dans l’humour de « la Cuba que nous sommes, et pas celle que nous voudrions être ».

Dans l’air du temps, en phase avec le discours de Raul Castro : « combattre la stupidité des dérives du système », il exprime une vision raffinée et grotesque de la société (cubaine ou pas…), amené par Nicanor, son personnage, mi bouffon, mi candide. Ce n’est pas une critique du système lui-même, mais bien de ceux qui l’utilisent, qui en profitent, ou qui le subissent. Plus...

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INSOLITE : Le coiffeur le plus artistique de La Havane

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2008
Papito
« Bavard, en bon Figaro, Gilberto Valladares (Papito) impose à son parler la même vitesse et le même enthousiasme avec lesquels ses mains manient les ciseaux. »
Papito (Photo: Cuba Absolutely)


Par Herman Valerius

Le salon Artecorte est non seulement un beau musée consacré à l’art de la coiffure mais peut-être aussi le meilleur endroit à La Havane pour se faire couper les cheveux, les teindre…

Bavard, en bon Figaro, Gilberto Valladares (Papito) impose à son parler la même vitesse et le même enthousiasme avec lesquels ses mains manient les ciseaux. Cependant, sa conversation ne porte pas sur les sujets habituels des coiffeurs. Papito parle de ses projets, de la pièce rare ou précieuse nouvellement acquise pour son futur musée de la Coiffure, ou de l’objet qui viendra grossir sa collection Hasta el Último Pelo (Jusqu’au dernier cheveu).  Voilà pourquoi il n’est pas difficile de rencontrer dans son salon de beauté une journaliste populaire de la télévision qui cherche à renouveler son look, ou un conservateur d’art cubain réputé, en quête d’une coupe sobre et traditionnelle.
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