TRADITIONS : Le retour des métiers

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2009
« Il paraît que le temps du romanticisme est passé [...] Il faut travailler plus et se plaindre moins. »
Un jeune cordonnier (Photo: Photocuba)


Il y une quinzaine d’années il était facile de voir, à La Havane ou dans n’importe quelle ville du pays, l'âge avancé de ceux qui exerçaient des métiers classiques. La typique conversation de coiffeur tournait fréquemment autour des thèmes d’antan et quand on parvenait à trouver un plombier ou un charpentier c’était, presque toujours, une personne aux cheveux blancs ou toute ridée. Il est vrai qu'à partir des changements sociaux qui ont eu lieu durant les années soixante, les espoirs de la famille cubaine se sont concentrés fondamentalement à arriver à l'université. « C’était le bon, l’important, ce à quoi on donnait de la valeur », rappelle Lucía, institutrice de cinquante ans. Et elle ajoute : « En plus du spirituel et de la fierté de la famille, être universitaire signifiait une réalisation économique. Un salaire de trois cent pesos dans les années quatre-vingt était respectable et des voitures étaient assignées aux professionnels. »


Le reflet de ce thème dans l'œuvre théâtrale Sábado corto, de l'important dramaturge Héctor Quintero, s'avère symptomatique. Lors de sa première, en 1986, le personnage qui rêvait d'être charpentier comme son père, en opposition aux rêves de la mère de voir un titre universitaire accroché dans le salon de la maison, se posait comme une exception, quelque chose qui devait exister bien que cela n’était pas fréquent. Maintenant les choses ont changé. Le salaire des médecins, des professeurs et des ingénieurs a été drastiquement réduit par le rôle du dollar et la multiplication des prix. Il y a eu des augmentations dans les salaires qui s'avèrent significatives au niveau de grands nombres, mais qui ne se répercutent pas au niveau de vie adéquat pour ceux qui ont étudié de nombreuses années.

À côté de ces circonstances, un plus grand réalisme paraît s’ouvrir parmi les jeunes. Jorge, professeur de l'école des métiers Melchor Gaspar de Jovellanos, à La Vieille Havane, commente : « La sélection est relativement rigoureuse et chaque fois il y de plus en plus de jeunes qui veulent entrer. En plus, la majorité s'efforce et apprend bien. Le cours est de deux ans et mes étudiants qui terminent la première année sont déjà capables de faire des merveilles en menuiserie. Il est vrai qu’il y a des professeurs qui les entourent, mais ils peuvent arriver à être de très bons ouvriers. L'autre est l'atmosphère qu’ils trouvent ensuite dans le centre de travail où ils sont placés après être diplômés. Ce serait dommage que cet intérêt et cet amour pour le métier se perdent. » Plus...
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GASTRONOMIE : Objectif Chocolat

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2009

« Les chocolats cubains ont tous les atouts pour assumer une appellation d’origine de grands crus. »
Cacao cubain (Photo: PhotoCuba.com)

Par Bertrand Vannière

Tout commence lorsqu’un diplomate vénézuelien offrit une boîte de chocolat au Comandante Fidel Castro pour lui témoigner tout l’espoir d’un prompt rétablissement, après sa chute mémorable d’une estrade, en 2005.


Fana de chocolat, le Lider Maximo, s’inquiète de ne pas produire sur son île de telle « enchantement » pour les papilles. Un de ses proches lui fit remarquer alors, que « l’Ecole Latino Américana de Chocolateria » réalisaient ce genre de gâterie, bien sûr pas encore commercialisées, mais de grande qualité.

La mission revint à Quim Capdevila, fondateur de la fameuse école, de réaliser la boîte de chocolat cubain pour Fidel. Sur une idée lumineuse de Maria Cristina, se trouvant alors dépourvue, pour ne jamais avoir eu à mettre en ballotins ces précieuses inventions, Quim fabriqua une boîte de chocolat en chocolat. Résultat, 4 kilos à croquer seulement pour le coffret, renfermant quelques 50 chocolats artisanaux et originaux selon des recettes de l’école. Plus...
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FINANCES : Impôts et présentation de bilans

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2008
 
(Photo: Cuba Absolutely)

Fiscalité des coentreprises

La plupart des coentreprises doivent s’acquitter d’un taux d’imposition de 30%. En général, il y a des exemptions pour une période initiale de 5 ans ou jusqu’à ce que les bénéfices soient supérieurs à l’investissement de départ.

Le calcul des impôts de la société devra être vérifié par une société cubaine d’auditeurs. La déclaration d’impôts sera élaborée en conformité avec les réglementations de l’ONAT (Office National de l’Administration Fiscale). Plus...

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CUBA-ÉTATS-UNIS : Possibilité d'affaires

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2008

Par Kirby Jone*

Les États-Uniens qui se demandent comment sera Cuba lorsque celle-ci ouvrira ses portes aux investissements étrangers courent le risque de manquer le train.

Les visiteurs à La Havane ne se rendent peut-être pas compte du fait que l’aéroport où leur avion vient d’atterrir a été financé par un consortium bancaire canadien, qu’ils prennent un taxi Mercedes Benz pour aller à un hôtel construit par un groupe français, dont la propriété est partagée avec une chaîne hôtelière espagnole. Cependant, le fait de boire un coca-cola ou un red-bull dans un bar situé à proximité d’un magasin franchisé Benetton, Adidas ou Mango pourrait les surprendre.

L’idée qu’ont un grand nombre d’États-uniens, selon laquelle les meilleures implantations hôtelières n’ont pas encore été exploitées, que les relations actuelles seront renégociées et que la construction de condos sur la promenade du bord de mer deviendra la mode à La Havane, est erronée et serait une mauvaise interprétation de la situation actuelle et future. Au cours des trois dernières années, grâce aux cours élevés du nickel et aux profits inattendus rapportés par les services fournis, Cuba a été en mesure d’investir dans la rénovation du réseau électrique, la construction de routes, le transport terrestre et ferroviaire, les raffineries de pétrole et le logement.

Ces investissements n’ont pas eu un grand impact si l’on tient compte des arriérés en la matière mais ils représentent quand même des milliards de dollars qui sont tombés entre les mains de sociétés allemandes, coréennes, russes, chinoises et vénézuéliennes. Ces sommes auraient pu être encaissées par des sociétés nord-américaines. En matière financière, certaines banques canadiennes et européennes ont entrepris d’importantes opérations financières qui ont été vendues sur les marchés internationaux de capitaux, consolidant ainsi leur réputation en tant que banques qui font des affaires avec Cuba et qui possèdent une connaissance du monde des affaires dans l’île. Plus...

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MACROÉCONOMIE : Raúl Castro, le temps des réformes ?

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2008

« Vraisemblablement, Raúl essaiera d’encourager le développement en élargissant la base productive de l’île. »
Raúl Castro, Président de Cuba (Photo: Cuba Absolutely)


Par Paolo Spadoni*

Fidel Castro est tombé malade voilà déjà plus d’un an. Rien n’indique à ce jour, sous la direction de son frère cadet Raúl, un changement de politique en matière de libéralisation du marché. Pourtant, sous la surface calme, un débat a lieu à différents niveaux du gouvernement de La Havane, parmi d’importants experts cubains, voire parmi le peuple, à propos d’éventuelles réformes visant à aborder les critiques problèmes économiques de l’île et à améliorer les conditions de vie de tous les Cubains.

Un débat national portant sur des réformes économiques à Cuba n’a rien de nouveau. Les autorités cubaines avaient déjà réalisé des consultations semblables au niveau de base sur l’économie de marché à la fin des années 1980 et vers le milieu des années 1990, en plein milieu de périodes de récession ou de crise profonde. Ces deux processus ont abouti par la suite à des changements considérables et à l’adoption de mesures de style capitaliste. Or, cette fois-ci, la nouveauté réside dans le fait que Raúl Castro encourage un débat plus large sur les déficiences et les erreurs du système socialiste afin d’identifier des moyens efficaces susceptibles de traduire l’actuelle croissance macroéconomique dans des bénéfices palpables pour la population cubaine. Après avoir éveillé chez le peuple des attentes de changement en s’attaquant à des problèmes clé qui irritent nombre de Cubains, dont les prix élevés des aliments ou les déficiences chroniques en matière d’infrastructure, on s’attend à ce que Raúl introduise bientôt des réformes.
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