VILLES : Cárdenas, la ville qui a envahi la mer

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2010
Cárdenas
« Il fut considéré comme le premier monument élevé au découvreur du Nouveau Monde [...] »
Statue de Christophe Colomb (Photo: Wikimedia Commons)

Par Carlos Venegas Fornias

Traduit par Alain de Cullant
 
Cárdenas, une large baie d'eaux peu profondes, marque le début d'un tronçon de quatre cent kilomètres des côtes cubaines formé par une barrière de récifs coralliens, très peu favorable à la navigation. Le long de cette côte, de nombreux cayos (îlots), mangroves, bancs de sable et marécage se dessinent successivement sur la surface de la mer comme les taches sur la peau d'un léopard. Mais malgré ces obstacles, depuis le XVIII ème siècle, la baie de Cárdenas a été utilisée comme embarcadère pour extraire les bois précieux des montagnes proches, et le siècle suivant, lors de l'expansion des plantations sucrières sur les fertiles plaines intérieures. Cette ville fut capable de vaincre les limitations naturelles et de se transformer, en quelques années, en l'un des ports exportateurs les plus importants de Cuba.

Aucun lieu ne pouvait paraître moins recommandable pour fonder une ville que cet emplacement infesté de crabes et de moustiques, de sol marécageux et couvert de mangroves. Le 8 mars 1828 un groupe de fonctionnaires de la Real Hacienda de la ville principale de Matanzas, les propriétaires fonciers du lieu, un prêtre, un arpenteur et deux charpentiers, arrivèrent dans le but de tracer les lignes d'un nouveau port, défiant les recommandations sur la salubrité des Lois des Indes, et incités par la nécessité de tracer une voie de sortie aux produits des raffineries sucrières et des plantations de café. Plus...
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PATRIMOINE : L'Hôtel Santa Isabel

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2010
Hôtel Santa Isabel
« [...] un exemple unique de l’hôtellerie et du tourisme dans un site d’une grandeur nobiliaire et architectural. »
L'hôtel Santa Isabel (Photo: Photocuba)

Après l'exécution du projet de restauration de l’édifice, en février 1997, resurgit l'Hôtel Santa Isabel comme « [...] un exemple unique de l’hôtellerie et du tourisme dans un site d’une grandeur nobiliaire et architecturale. »

L’implacable passage des siècles n'a pas pu éteindre les grandeurs de la demeure coloniale décrite par plusieurs chroniqueurs de l'époque. Tel est le cas du Nord-américain Samuel Hazard, qui a visité La Havane dans la décennie des années 60 du XIXème siècle. Dans son œuvre Cuba a pluma y lápiz, il énumère les qualités du nouvel Hôtel Santa Isabel. Plus...
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LA HAVANE : La rue Obispo

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2010
La rue Obispo
« Au long du XIXème siècle elle s'est convertie en la plus commerciale des rues havanaises [...] »
La rue Obispo (Photo: Photocuba)

En transitant par cette artère Citadine, il faut prendre en considération que – très tôt – elle remplit une fonction commerciale, à laquelle se sont progressivement ajoutés d'autres services.

La rue Obispo eut son origine au XVIème siècle, à une date proche de la fondation de la Ville de San Cristóbal de La Habana, à savoir, autour de l'année 1519. Si l’on  prend en compte le tracé en damier à partir d'une grande place – typique des villes hispano-américaines –, on saura pourquoi cette artère a toujours eu de l'importance. Plus...
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PATRIMOINE : Quand La Havane but de l’eau potable

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2010
Callejón del Chorro
« Le premier aqueduc de la ville, entre les années 1592 et 1835, connu comme Zanja Real, n'était autre qu'un canal découvert [...] »
Callejón del Chorro, dans la Vieille Havane (Photo: Photocuba)

Publié dans Cultura y Sociedad,  numéro 8, 2002

Au mois de juillet, l’Aqueduc d'Albear fut inauguré de nouveau, après une période de trois ans de paralysie totale étant donné les importants travaux de rénovation. Cette œuvre est considérée une des sept merveilles de l'ingénierie civile cubaine, avec le viaduc La Farola, le Tunnel de la Baie de La Havane, le pont de Cumanayagua, le bâtiment Focsa, la Route Centrale et le tunnel des égouts, lui aussi dans la capitale.

Les ressources fondamentales pour la réparation de l'œuvre furent assurées par l'Agence Espagnole de Collaboration Internationale, l'Institut National des Ressources Hydrauliques (INRH), le Groupe Agbar et l'entreprise Aguas de La Habana. Avec sa mise en fonctionnement on parvint à augmenter approximativement de 5% le volume d'eau destiné à la ville. Celle-ci présente encore néanmoins de sérieux problèmes pour garantir l'approvisionnement du précieux liquide à une partie de sa population. Plus...
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VILLES : Baracoa, la ville première

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2010
Indigène Cubain
« La région [...] avait alors une pacifique et abondante population indigène [...] »
Statue d'un indigène à Baracoa (Photo: Photocuba)

C’est la première ville de Cuba, mais aussi la plus étonnante. Elle a été la première capitale de l'île, mais elle fut presque oubliée durant cinq siècles. Elle reçut son nom de Colomb, puis rebaptisée par le conquistador Diego Velázquez, et finalement elle retrouvera son nom aborigène, qui signifie « terre des eaux ». Durant longtemps elle parut condamnée à disparaître, mais Baracoa vit…

Cette très belle et énigmatique ville, située dans l'extrémité la plus orientale de l'île, est entrée dans l'histoire quand elle fut visitée durant la première expédition colombienne en l'année 1492. Face à ses côtes, le Grand Amiral a dû sentir plus que  jamais, lors de sa traversée, le tremblement profond que provoque le manque de sexe, car son imagination lui a fait voir sur ces côtes entourées de montagnes une géographie semblable à celle de l'île de Porto Santo, où il avait laissé la belle veuve Felipa Muñiz de Perestrello, parti à la recherche d’un meilleur chemin pour les Indes. Plus...
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