TRADITIONS : La fête camagüeyenne

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2010
Camagüey
« [...] on était d’avantage notable dans la mesure où la résidence était plus proche de la Place »
La ville de Camagüey (Photo: Photocuba

Publié dans Cultura y Sociedad, Numéro 7, 2005

Par : Roberto Méndez Martínez*

Le centre historique de la ville de Camagüey a été déclaré Patrimoine de l'Humanité. L'événement s'est produit lors de la  32ème réunion du Comité du Patrimoine Mondial de l'UNESCO, qui a eu lieu à Québec entre les 2 et 10 juillet 2006, en coïncidence avec les festivités pour les quatre siècles d'existence de cette ville canadienne.

La nouvelle, dès qu'elle a été annoncée publiquement, le 8, a éveillé la joie des résidents de l'ancienne Santa María del Puerto del Príncipe et des natifs de cette ville dispersés dans le pays et dans le monde. Le dossier, présenté auprès de l'UNESCO, réécrit plus d’une fois pour passer le jugement impartial des spécialistes internationaux, doit beaucoup au travailde Lourdes Gómez Consuegra, architecte de longue expérience en affaires de conservation et de restauration des villes anciennes, ainsi qu’à l'appui de Margarita Ruiz, directrice nationale du Patrimoine. Plus...
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LA HAVANE : Une belle ville de detritus et d'ailes

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2009
Boulanger
« [...] (La Havane) non seulement se fatigue du passages des années et de la pénurie, mais aussi et surtout de la négligence et de l'abandon [...] »
Dans une rue havanaise (Photo: Photocuba)

Publié dans Cultura y Sociedad, Numéro 11, 1999

Avec chaque nouvel anniversaire de La Havane croît le nombre d’enthousiastes convaincus qui se somment à la cérémonie de la ceiba pendant laquelle chacun fait trois fois le tour de l’arbre (dit fromager dans les Antilles) et qui, selon la tradition, marque le point précis où la première messe a été célébrée et où le calbildo (conseil municipal), s'est réuni le 16 novembre 1519.

Personne n'a encore confirmé que les vœux souhaités durant le rituel aient été exaucés, mais, peut-être, ce détail n'a plus la moindre importance, car ce qui est vraiment important réside dans la possibilité de participer à l'acte de consécration du site qui devient d’une certain façon le sien. Plus...
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VILLES : Cienfuegos, tradition, culture et tourisme

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2009
Cienfuegos
« [...] (Cienfuegos) est peut-être la ville cubaine qui possède le plus de coupoles [...] »
Le parc José Martí (Photo: Photocuba)

Publié dans Cultura y Sociedad, Numéro 10, 2003

Dans les rues de Santa Isabel de las Lajas on entend encore les échos du Festival International de Musique Populaire Benny Moré, récemment conclu, une fête dédiée à son fils préféré et qui, pour les cienfuegueros (habitants ou natifs de Cienfuegos), d’une riche lignée musicale, se convertie en une tradition, une de plus parmi les nombreuses que thésaurise cette région orgueilleuse de son héritage culturel.

Bien que Cienfuegos ne soit pas comptée parmi les premières villes fondées par les colonisateurs espagnols, elle a eu une origine particulière qui a influencé le développement postérieur de la ville et la pure identité de ses habitants. Plus...
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VILLES : Camagüey, les « tinajones » vides

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2009
Vendeur d'eau
« [...] (Camagüey) a vécu depuis sa mythique fondation, en 1514, une incroyable bataille avec la nature à la recherche d'eau [...] »
Statue d'un vendeur d'eau (Photo: Photocuba)

Publié dans Cultura y Sociedad, Numéro 1, 2005

Une ville historiquement assiégée par la soif

À minuit du 31 décembre dernier, il n’y a pas eu beaucoup de camagüeyens qui ont lancé le traditionnel seau d'eau dans les rues, destiné à nettoyer l'atmosphère « des mauvaises influences ».


Plus forte que la crainte enracinée d’accueillir une nouvelle année avec de vieux malheurs, il y en avait un autre beaucoup plus justifiable : l’augmentation du terrible manque du précieux liquide.

La province de Camagüey continue à être sous les effets d'une des plus longues sécheresses de son histoire et cela non seulement angoisse les éleveurs et les agriculteurs mais elle est devenue une de problématiques sociales urgentes de son antique chef-lieu. Plus...
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PATRIMOINE : San Salvador de la Punta

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2009
La Havane
« [...] à l'entrée de la baie, se lève encore aujourd’hui cette petite forteresse s’enfonçant dans la mer [...]»
San Salvador de La Punta, à l'entrée de la baie de La Havane (Photo: Photocuba)

Par Fernando López

Traduit par Alain de Cullant

Dans un lieu connu depuis la fondation de la ville de San Cristóbal de La Havane comme « La Punta » (la pointe, le bout), à l'entrée de la baie, se lève encore aujourd’hui cette petite forteresse s’enfonçant dans la mer et sœur de l’imposante masse du célèbre « Castillo de los Tres Reyes del Morro » (Château du Morro). Avec plus de quatre siècles, le Château de San Salvador de la Punta a subsisté jusqu'à nos jours, malgré ses 400 ans, et malgré les modifications de la main de l'homme, beaucoup plus nuisible que le décompte inexorable du temps.

Les premières défenses



Aux débuts du XVIème siècle, quand le port havanais était l'escale principale de la Flotte des Indes, où mouillaient les navires qui venaient et qui partaient ; et quand les flibustiers de toutes les nationalités tentaient  de s’approprier les riches trésors que ces navires transportaient, la nécessité de fortifier cette enclave ne tarda pas à être évidente.

Le primitif noyau urbain vivait dans une peur continuelle, devant la menace des attaques des pirates. Pour cette raison furent reléguées les constructions de bâtiments civils, religieux, et jusqu'aux logements d’une certaine solidité et d’une certaine prestance, pour donner la priorité à la construction d'œuvres de défense, la première fut une tour connue plus tard comme « Fuerza Vieja » (Vieille Force). Construite à l’époque d’Hernando de Soto, en 1538, ce petit fort fut incendié en 1555 par le pirate français Jacques de Sores et ensuite totalement démoli lors de la construction du Château de la Real Fuerza (1558- 1576). Cette forteresse, de géométrie et de technique rigoureuse, forte et résistante, capable de défendre et d'attaquer, est encore conservée en face à la Place d'Armes. Plus...
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