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| « Je soupçonne que je suis. » |
| (Photo: Eddy Kohly) |
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Eddy Kohly, photographe international de mode et publicité, vit à Paris et à Zurich.
Quien me soñó. Quién me nombra.
¿O es que habré soñado yo?
Siempre sospecho que yo
Soy vástago de la sombra.
Qui m’a rêvé ? Qui m’a nommé ?
Ou est-ce moi qui ai rêvé ?
Je soupçonne que je suis
Le fils de l’ombre.
Raúl Luis,
Quién me soñó.Quién me nombra…
Ser el último en el viaje
tiene, amigo,
sus ventajas:
todos los que van delante de uno
son también —también animan
y enriquecen— el
paisaje.
Etre le dernier dans le voyage, mon ami,
a ses avantages :
tous ceux qui vous précèdent
font partie du paysage - et l’animent et
l’enrichissent.
Sidroc Ramos,
Privilegio del último
Suelta la crin de la ondulante cola,
abierta la nariz, el ojo esquivo,
poco es el llano a su impaciencia sola.
Le crin de la queue ondoyante libre
Le nez ouvert, l’œil farouche,
La plaine n’est pas suffisante pour son impatience.
Joaquín Lorenzo Luaces,
La salida del cafetal
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| « Une véritable courbe de folie. » |
| Femme (Photo: Eddy Kohly) |
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Tu modo de moverte
es suave y opulento.
Cargada curva
de locura.
Todo atiende a tu gesto.
La cadence de tes mouvements
est suave et opulente.
Une véritable courbe
de folie.
Tout est en fonction de ton geste.
Roberto Manzano,
Fuego en la noche