ÉDITO

Un voyage dans le passé de Cuba

Qui étaient les voyageurs qui traversaient le monde en bateau il y a plus de 100 ans ? Ils étaient avant tout des narrateurs. En consignant leurs impressions, tels de véritables ethnologues, ils ont raconté les lieux visités, les populations rencontrées. Ils ont ainsi permis à leurs lecteurs, de voyager par l’imaginaire et de leur permettre enfin et avant l’heure de s’évader…

Cubania vous propose la lecture en 10 extraits d’un « reportage » publié en avril 1897 dans la revue française « Le monde moderne ». L’auteur, un certain Georges Caron, y raconte son arrivée à Cuba et exprime son ressenti sur le pays et sa population. On y voit entre autres défiler les femmes cubaines, toujours coquettes ; les fonctionnaires heureux d’étrangler autrui ; les sorciers des religions africaines…

Le Cuba du XIXème siècle ne semble pas si éloigné de celui visité aujourd’hui.

Lisez les extraits

Délice de fin d'année : tubercule avec "mojo cubano"

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2012
« [...] Un délice de restauration très simple à préparer. [...] »
tubercule avec "mojo cubano" (Photo: DR)

Pour les cubains le repas de fin d'année est sacré. Un rite attendu durant les douze mois précedents. Il se converti en prétexte pour la fête et la réunion d'une famille parfois dispersée. Tous viennent pour ces fêtes et réalisent ces activités qui viennent achever un cycle: jouer aux dominos entre frères, revoir tous les cousins, converser avec les parents, trinquer à la santé... mais au delà de tout cela: déguster des saveurs qui rappellent celles de l'enfance.

Plus qu'à tout autre moment, la table doit donc être bien remplie et la nourriture abondante. Cependant l'essentiel reste la famille réunie autour de cette table de fête et le plaisir de voir toute cette tablée repue et satisfaite.Plus...

Les nouveaux chefs cubains (4/5)

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2012
« [...] Nous créons notre propre cuisine, en fonction de la demande [...] »
Enrique Edreira, chef des paladares L’Atelier puis Le Chansonnier (Photo:L´Amateur de Cigare)

Par Stéphane Ferrux

Enrique Edreira,
chef  des paladares L’Atelier puis Le Chansonnier


Professeur à l'Ecole de Tourisme pendant plus de 10 ans, notamment au célèbre restaurant d’état, La Ferminia, Enrique a profité de sa charge pour participer à de nombreux festivals culinaires à l’étranger. Il a été formé dans un restaurant de Barcelone avant de revenir à Cuba comme chef d'un premier paladar en 2000, avant l’Atelier.

Ses spécialités : Poulet Caracol (un demi-poulet fourré au riz Congri dans une feuille de palmier, cuit au charbon de bois) - canard confit à l'orange.Plus...

Cuba : traditions du nouvel an

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2012
« [...] Plus que des coutumes familiales, cela descend des mythes et légendes, ce qui est certain, c'est la nécessité de se servir de ce prétexte pour unir la famille. [...] »
La combustion est un événement dans lequel tous les (Photo: tomada de Cubadebate)

Le dernier jour de l'année dans l'île à ses propres caractéristiques. Les plans pour organiser ce jour spécial en famille prennent le dessus sur le quotidien, pour le divertissement et faire le nécessaire pour un bon repas. Tout cela pour la conviction de boucler un cycle et repartir de zéro, sous le signe de la chance. Dès les premiers jours de décembre les conversations tournent autour du billet pour voyager en province,de l'argent à réunir pour acheter la viande de porc... bref pour que la fête du 31 décembre soit un moment unique.

Longtemps avant le jour J, il faut également se décider pour savoir où passer ce moment qui revêt tant d'importance pour les Cubains. Ils appartiennent en majorité à des familles nombreuses et parfois d'autres invitations les tentent. Cependant, les Cubains optent pour l'entourage de leur coeur pour passer les dernières 24 heures de l'année: la famille prend le pas sur les meilleurs amis. Il ne s'agit pas de n'importe quelle célébration mais de celle qui marque les douze prochains mois.Plus...

Internet à Cuba entre magie et mondialisation

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2011
« [...] Cuba a 1,6 millions d'internautes [...] »
Les enfants intéragissent très tôt avec les nouvelles technologies (Photo: Wikimedia Commons)

Souvent, pour une bonne partie des Cubains, Internet est seulement un grand sac. Grand sac, où pour ceux qui le connaissent, se trouve beaucoup de choses et parfois plus encore. De toute façon, se rendre compte des modes d'utilisation, des possibilités, de l'accès réel et autre savoirs nécessaires pour connaître la toile est beaucoup plus compliqué dans une île à la connection satellitaire précaire. Le blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis coupe l'usage aux multiples fibres optiques qui passent à proximité du territoire. Ainsi, Internet est encore loin d'être une fenêtre pour tous, bien que sur tous les centres de travail et d'études, des ordinateurs existent et représentent la voie la plus commune d'accès au réseau mondial.

Avec seulement 56 kb de connection via modem, Cuba tente tous les jours de ne pas rester en marge des changements qui se produisent à travers de ce réseau d'informations. Et ce n'est pas une tache facile avec des capacités technologiques limités et une attente au début d'exploitation d'un cable de fibres optique sous-marin unissant Cuba au Venezuela et qui devait, dès le début 2011, améliorerla situation. Mais malgré, ces irrégularités et le limogage de deux ministres de l'information et des télécommunications, responsables de cette tache, on ne sait rien sur ce cable. De fait dans une interview récente d'un correspondant de la BBC à La Havane des administrateurs de "Joven Cuba", un blog cubain créé dans la province de Matanzas, ses administrateurs ont commenté "qu'avant, ils savaient que la connection était lente via satellite, aujourd'hui avec l'arrivée du cable, qui fut annoncé avec fanfare, on ne sait pas ce qui se passe".Plus...

Les nouveaux chefs cubains (3/5)

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2011
« [...] Il faut maintenir la tradition mais en lui donnant un autre style. L'important c'est le style du chef, la carte qu'il propose et qui est le fruit de son expérience et de sa culture[...] »
Javier Martinez, chef et gérant du paladar Habanamé (Photo: Tiré du site web www.restaurantehabaname.com)

Par Stéphane Ferrux

Javier Martinez
Chef  et gérant du paladar Habanamé

Il fut pendant 18 ans professeur à l'école hôtelière Sergio Perez avant d’être nommé chef du restaurant du protocole de l'Etat Cubain, puis de travailler dans de grands restaurants d’états comme l’Hôtel Comodoro ou l’Hotel Telegrafo. C’est à San Sebastian qu’il comprend que la cuisine peut être conçue comme un art et en Italie qu’il apprend la cuisine méditerranéenne. Son chef favori ? Paul Bocuse.

Ses spécialités : La casserole du diable (réduction au vin rouge d'un riz aux crevettes, langouste et poulet), -  la langouste Compay Segundo (pannée aux trois sauces). Plus...