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De la rumba au Callejón de Hamel

Un culte aux racines afro-cubaines

Auteur:
Ailén, Rivero Hernández
-
4 août 2020

Cubanía

Cubanía s’efforce de retranscrire, que ce soit par l’image, le son, ou l’écrit, la vie quotidienne de La Havane et de Cuba à un public hétéroclite, curieux, intéressé, souvent non résidents. Toujours en dehors des grands débats politiques, économiques ou des thèmes couramment traités par les médias officiels, Cubanía souhaite au contraire faire témoigner les Cubains de tous les jours, la société dans son organisation actuelle, à travers des lieux, des traditions, des expressions culturelles parfois méconnues.

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Dans une rue d'à peine 200 mètres située dans le quartier de Cayo Hueso, le Callejón de Hamel est un symbole de l'héritage africain à Cuba. Art et religion afro-cubains se mêlent dans cet espace, qui constitue une visite incontournable pour les visiteurs de passage à la Havane comme pour les locaux.

Pour contempler l'art afro-cubain, connaître le syncrétisme religieux, danser la rumba, boire un verre. Sa décoration colorée et les sanctuaires de différentes déités africaines.

Dans le quartier de Cayo Hueso, dans le quartier de Centro Habana, il y a cette petite rue qui, au fil des années, s'est érigée en symbole de l'héritage africain à Cuba : le Callejón de Hamel. Dans cet espace d’à peine 200 mètres de long fermés à la circulation, des dizaines de personnes se rassemblent pour écouter des rythmes qui débordent de force et d'énergie. Des instruments comme le tambour et le cajón sont conjugués avec les chœurs, qui renvoient aux racines africaines de la culture cubaine à travers la rumba.

Un symbole de l'héritage africain à Cuba

Le Callejón de Hamel est un petit espace confluent de multiples expressions comme la rumba, la peinture mural et la sculpture, fruit du syncrétisme entre catholicisme et certaines religions d'origine africaine, telles la Santería, la règle du Palo Monte et la société secrète Abakuá. De la décoration des façades des maisons, à l'artisanat qui décore les lieux, en passant par les commerces qui s'y trouvent jusqu’aux activités organisées dans cette rue, tout est lié aux cultes africains.

Un grand mural afro-cubain

C'est un peintre muraliste cubain du nom de Salvador González Escalona qui, dans les années 1990, a commencé à peindre les façades des maisons de cette rue jusqu’à les convertir en un grand mural afro-cubain. Avec le temps, des fresques, des graffitis, des sanctuaires d’Orishas et déités africains et des sculptures titanesques représentant les religions afro-cubaines réalisées à partir de matériaux recyclés comme de vieilles bicyclettes ou baignoires, se sont progressivement ajoutés. Cela a permis à la communauté de perpétuer son identité et ses croyances religieuses.

Aujourd'hui, dans cette petite rue se mélangent danses et rythmes, arts visuels, religion et pensées de personnalités clés de la culture du pays, comme José Martí ou Fernando Ortiz qu’on peut lire estampés sur les murs. S'aventurer dans la galerie de Salvador et acquérir une œuvre d'art, acheter des herbes médicinales, boire un cocktail cubain typique, admirer l'art du lieu, prendre des cours de tambours ou de cajón et même s'asseoir sur le trône de Shangó - dieu du panthéon Yoruba -, voilà quelques-unes des options que propose cet espace, qui constitue aujourd'hui un lieu de visite incontournable pour les visiteurs de passage à La Havane, comme pour ceux qui y vivent.

L'entrée du Callejón est gratuite et ouverte aux visiteurs tous les jours de la semaine mais c'est le week-end que la fête bat son plein. Le samedi est une journée de socialisation de la culture, avec des ateliers pour enfants, des événements communautaires, des conférences et des représentations musicales et théâtrales. Et, chaque dimanche à partir de midi, la rumba fait du Callejón un lieu de fête en le transformant en l'expression vivante du syncrétisme religieux, musique, chant et danse sont au rendez-vous.

traducteur:

Leysa Buides Secada

Cubanía

Cubanía s’efforce de retranscrire, que ce soit par l’image, le son, ou l’écrit, la vie quotidienne de La Havane et de Cuba à un public hétéroclite, curieux, intéressé, souvent non résidents. Toujours en dehors des grands débats politiques, économiques ou des thèmes couramment traités par les médias officiels, Cubanía souhaite au contraire faire témoigner les Cubains de tous les jours, la société dans son organisation actuelle, à travers des lieux, des traditions, des expressions culturelles parfois méconnues.

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