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Edito Magazine août 2020

Auteur:
Stéphane Ferrux-Bigueur
-
23 juillet 2020

Cubanía

Cubanía s’efforce de retranscrire, que ce soit par l’image, le son, ou l’écrit, la vie quotidienne de La Havane et de Cuba à un public hétéroclite, curieux, intéressé, souvent non résidents. Toujours en dehors des grands débats politiques, économiques ou des thèmes couramment traités par les médias officiels, Cubanía souhaite au contraire faire témoigner les Cubains de tous les jours, la société dans son organisation actuelle, à travers des lieux, des traditions, des expressions culturelles parfois méconnues.

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« Il se passe toujours quelque chose dans ce pays ! », c’est ce que je répète depuis 25 ans, depuis que je suis à Cuba. Je croyais que ces mouvements incessants, politiques, culturels, économiques, à contre courant d’une globalisation annoncée étaient étroitement liés à la personnalité de Fidel Castro. Lorsqu’il est décédé, je pensais que les cubains avaient perdu leur meilleur promoteur de Cuba… et finalement non. Le pays continue de ne pas évoluer au même rythme, ni dans le même sens que les autres.

« Il se passe toujours quelque chose dans ce pays ! », c’est ce que je répète depuis 25 ans, depuis que je suis à Cuba. Je croyais que ces mouvements incessants, politiques, culturels, économiques, à contre courant d’une globalisation annoncée étaient étroitement liés à la personnalité de Fidel Castro. Lorsqu’il est décédé, je pensais que les Cubains avaient perdu leur meilleur promoteur de Cuba… et finalement non. Le pays continue de ne pas évoluer au même rythme, ni dans le même sens que les autres.

Comme le raconte Monsieur Caron, Français débarquant sur le port de La Havane en plein XIXe siècle : « Nous ne nous connaissions pas il y a cinq minutes, mais peu importe, je suis son ami, son meilleur ami ; [...] il sait ce que je viens faire à la Havane... »*, les Cubains sont avenants, chaleureux, rigolards… et La Havane est une « Ville de rêves, décrépite ». On a finalement la sensation que La Havane et les Cubains ne changent pas, qu’ils sont figés dans le temps.

Alors quoi penser ? Que devient Cuba ? Dans un mouvement incessant ou au contraire dans une léthargie perpétuelle ? Et surtout qu’en pensent les Cubains ?

Traduire, adapter, expliquer, contextualiser, c’est-à-dire mettre à la portée des lecteurs des articles normalement diffusés seulement à Cuba, pour les Cubains, c’est tout le propos de Cubanía. Se faire le relais de ce que disent, pensent, font les cubains dans la société contemporaine. Percevoir depuis notre culture francophone, une alternative à notre monde. Ainsi commence le voyage, s’intéresser à l’autre en l’observant pour se poser ensuite les bonnes questions.

Et finalement Cubanía se sera aussi l’invitation au voyage. Car on peut en parler, mais le vivre c’est encore mieux. Venir voir sur place ce petit monde d’irréductibles – les Français et les Cubains ont ce point commun - avec une approche basée sur l’échange et donc la réflexion. Visiter Cuba non pas tant pour ses plages, exceptionnelles du reste, mais aussi pour se retrouver soit-même à travers la découverte, le surprenant, le dépaysement, pour se demander que signifie la cubanía, aujourd’hui, en 2020, dans notre contexte mondial.

Stéphane Ferrux
Directeur Cubanía / C. Autrement

*À lire les chroniques de Monsieur Caron, éditées il y a 150 ans


Cubanía

Cubanía s’efforce de retranscrire, que ce soit par l’image, le son, ou l’écrit, la vie quotidienne de La Havane et de Cuba à un public hétéroclite, curieux, intéressé, souvent non résidents. Toujours en dehors des grands débats politiques, économiques ou des thèmes couramment traités par les médias officiels, Cubanía souhaite au contraire faire témoigner les Cubains de tous les jours, la société dans son organisation actuelle, à travers des lieux, des traditions, des expressions culturelles parfois méconnues.

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