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Ciénaga de Zapata

Réserve à la biosphère exceptionnelle

Auteur:
Bertrand Ferrux-Bigueur
-
1 août 2020

Cubanía

Cubanía s’efforce de retranscrire, que ce soit par l’image, le son, ou l’écrit, la vie quotidienne de La Havane et de Cuba à un public hétéroclite, curieux, intéressé, souvent non résidents. Toujours en dehors des grands débats politiques, économiques ou des thèmes couramment traités par les médias officiels, Cubanía souhaite au contraire faire témoigner les Cubains de tous les jours, la société dans son organisation actuelle, à travers des lieux, des traditions, des expressions culturelles parfois méconnues.

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Région naturelle et préservée par excellence, la Ciénaga de Zapata est l'une des escales les plus écologiques de la Caraïbe. Reconnue comme réserve de la biosphère par l'Unesco, la zone est courue pour sa faune et sa flore endémiques ainsi que ses rivages coralliens uniques au monde.

Pour les amants de la nature, de la faune et de la flore. Pour découvrir une nature préservée de toute pollution, une faune et une flore exceptionnelle ainsi que des fonds marins à la conservation remarquable. Les exceptionnels fonds marins.

Certes célébrée comme témoin d'une des plus importantes batailles de la Révolution cubaine, le débarquement de la baie des cochons, la Ciénaga de Zapata est avant tout la plus grande zone humide caribéenne et à ce titre, réserve de la biosphère depuis 2002.

On la visite donc pour sa haute valeur écologique, la richesse endémique de sa flore et de sa faune. Ce réservoir naturel est composé de vastes forêts de mangrove et de récifs coralliens à l'état de conservation parmi les plus remarquables au monde, mais à la préservation prioritaire en raison de la fragilité biologique de ses écosystèmes.

C'est à la fois les caractéristiques climatiques, la situation géographique, l'absence de reliefs - la hauteur maximale est de 10 mètres au dessus de la mer - qui ont forgé ces 70 000 hectares, quasiment uniques au monde. Ainsi, on y trouve des zones d'eau douce et d'eau salée, une mangrove à perte de vue ou une savane parfois dense, quelques prairies humides ou des maquis marécageux. Grâce à cette variété de sites, les espèces végétales et animales ont pris le pouvoir, laissant aux hommes quelques terres, qu'ils cultivent depuis toujours.

On compte 900 espèces de plantes autochtones, une vaste population de crocodiles - 3000 y sont recensés -, autres reptiles, tel le boa cubain, des oiseaux qui profitent de l'endroit pour leur reproduction et d'autres endémiques installés là à demeure. Il y a par exemple le colibri-abeille, la perruche cubaine ou encore le faucon noir. La barrière de corail, quant à elle, est peuplée de milliers de plantes et de poissons pour une diversification exceptionnelle et préservée.

Que faire ?

Souvent vu comme une simple escale touristique et historique, la zone reste le lieu privilégié des passionnés de faune et de flore. Ils pourront y découvrir un vaste musée naturel à ciel ouvert que la pollution mondiale n'a jamais atteint. La marche au cœur des sentiers est l'activité première, elle se fait accompagnée d'un guide local, souvent grand spécialiste de biologie. C'est avant tout l'occasion de retrouver une nature préservée, de faire quelques baignades dans des cenotes, d'observer les oiseaux migrateurs et autres occupants et de retrouver le bonheur d'une nature vierge.

La mer des Caraïbes qui longe la zone propose aussi grand nombre d'activités. D'abord la baignade à playa Giron ou playa Larga parmi les plus célèbres même si leurs rivages sont composés de pierre et de corail et non de sable blanc. Le spectacle se passe avant tout « sous l'eau ». Les fonds marins sont un paradis aquatique, la barrière de corail se situe à quelques brasses de la côte et on peut rester, masque et tuba sur la tête des heures entières à observer la vie sous-marine.

Enfin, pour celles et ceux qui le souhaiteraient, on peut visiter quelques villages au nombre de 15, pour une population d'à peine 9000 habitants. Ils poursuivent la fabrication de meubles et de charbon de bois et vivent également d'une agriculture locale. On trouve également sur place des ornithologues passionnés et d'autres gardiens de la Révolution, historiens spécialisés du débarquement de la baie des cochons.

Les Bonnes Adresses

Les casas particulares ont fleuri dans la zone, avec l'avènement du tourisme-nature et écologique. Il convient de choisir plutôt une habitation en bord de zone humide pour la vue sur l'eau. Dans tous les cas, l'accueil simple et discret, la propreté des lieux et la grande richesse des petits-déjeuners assureront une pause de qualité. Seuls les moustiques, eux-aussi présents dans cette zone marécageuse, pourront gâcher le bonheur d'être là : on prendra le soin d'apporter des produits adaptés.

Pour les dîners, c'est évidemment chez l'habitant qu'on choisira de se restaurer. La plupart d'entre eux proposent un repas à un prix défiant toute concurrence et d'une fraîcheur aussi écologique et préservée que le lieu !


Cubanía

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