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Réouverture du tourisme à Cuba

Annonces officielles et nouvelles règles sur les voyages à Cuba

Auteur:
Stéphane Ferrux-Bigueur
-
8 novembre 2021

Cubanía

Cubanía s’efforce de retranscrire, que ce soit par l’image, le son, ou l’écrit, la vie quotidienne de La Havane et de Cuba à un public hétéroclite, curieux, intéressé, souvent non résidents. Toujours en dehors des grands débats politiques, économiques ou des thèmes couramment traités par les médias officiels, Cubanía souhaite au contraire faire témoigner les Cubains de tous les jours, la société dans son organisation actuelle, à travers des lieux, des traditions, des expressions culturelles parfois méconnues.

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Retrouvez ici les informations officielles cubaines et françaises, et plus généralement tout ce qu'il faut savoir pour se rendre à Cuba. Voyager est de nouveau possible sans contrainte, mais en maintenant les règles sanitaires qui font désormais partie de notre vie quotidienne.

Les informations officielles

de la part du Gouvernement Cubain

Extrait de Cuba Debate, espace officiel d'informations, du 19 octobre 2021.

Et ça repart ! Le Ministre du Tourisme Cubain, Juan Carlos García Granda, a annoncé fin octobre que le pays attendait 100 000 visiteurs avant la fin de l’année 2021. Pour y parvenir et relancer définitivement le tourisme, un nouveau protocole sanitaire bien moins contraignant sera mis en place. Voir « les nouvelles règles à suivre [...] ».

Il a également fait ressortir dans son annonce d’ouverture, que pendant ces presque deux ans, les chantiers d’hôtels n’ont pratiquement pas cessés et c’est aujourd’hui plus de 4 000 nouvelles chambres qui sont proposées sur la destination.

Il a finalement mis en avant que le pays sera entièrement vacciné début novembre 2021, incluant les enfants à partir de 2 ans, faisant de Cuba un des pays les mieux couverts par les vaccins, en Amérique Latine et dans le monde.

Suivre les infos publiées par l'Ambassade de Cuba en France, en temps réel.

de la part du Gouvernement Français

A travers la page de l’ambassade de France à Cuba, retrouvez toutes les informations analysées concernant la série des nouvelles mesures visant à faciliter l’entrée à Cuba et le déroulement des séjours annoncées officiellement par le gouvernement cubain.

Malgré le bon contrôle du virus et une vaccination dépassant les 80 % de la population totale, Cuba reste sur la liste des pays “rouge” classé par la France. Même si se rendre dans un pays “rouge”, lorsqu’on est vacciné, ne comporte ni contrainte particulière, ni motif impérieux pour sortir de France, ni test à l’entrée de Cuba, ne plus apparaître sur cette fameuse liste rassurerait les candidats au voyage.

Les nouvelles règles à suivre pour voyager à Cuba

Comme on le sait déjà, Cuba se prépare à une ouverture progressive des opérations touristiques à compter du 15 novembre 2021. Le gouvernement a mis toutes les mesures en place pour proposer des voyages sans contrainte, mais toujours dans le respect des règles sanitaires, à peu près les mêmes que celles que nous connaissons dans la plupart des pays d’Europe.

À l'arrivée à Cuba :

A destination :

Qu’est-ce qui a changé à Cuba durant les années Covid ? 

Bon à savoir pour voyager à Cuba

Le tourisme comme priorité stratégique de l’économie cubaine

Le gouvernement ne l’avouera jamais, mais si on peut conclure une chose, c’est que Cuba est vraiment dépendant du tourisme. Le pays est tombé au plus bas lorsque les arrivées de voyageurs se sont complètement taris dans l’île. Les caisses de l’État sont vides, le carnet de rationnement est plus que jamais utiliser pour organiser une répartition équitable du peu de denrées encore disponibles. Des manifestations ont été organisées, un mouvement contestataire est né. Entre crise sanitaire mais aussi changements économiques, les Cubains n’ont pas eu le temps de s’ennuyer.

Le gouvernement a tout misé sur le tourisme pour la reprise économique du pays. C’est pour cette raison que tout a été préparé pour recevoir les prochains visiteurs, nouvelles infrastructures et maintenance de celles existantes, formations du personnel, mais surtout un plan de vaccination drastique, en commençant par les hospitaliers, comme dans le reste du monde, mais suivi de très près par les collaborateurs du tourisme, eux aussi prioritaire. On le sait maintenant, à Cuba, quand le tourisme va, tout va !

Cette ouverture de la mi-novembre 2021, de longue date préparée, est attendu par tous, le gouvernement comme la population, comme le ballon d’oxygène qui remettra le pays à flot. 

L’avis des professionnels du tourisme

L’engouement pour les destinations d’Amérique Latine en général n’est pas aussi net que pour le reste du monde. Mais c’est en train de changer, car le dynamisme de la destination passe forcément par la motivation des compagnies aériennes. Et elle est au rendez-vous. En plus de Air France et Iberia qui n’ont jamais interrompu leurs lignes entre l’Europe et La Havane pendant la crise, viendront s’ajouter Air Caraibe qui a annoncé sa reprise avec trois vols par semaines. D’autres compagnies assureront les connections avec l’Europe, depuis la Suisse, l’Allemagne... et même le Portugal, nouveau sur le marché, qui viendra enrichir les offres de vols jusqu’à Cuba.

Les agences qui proposent la destination savent qu’il faut tout d’abord rassurer les candidats au voyage. Après presque deux ans de reports, de changements, d’ouvertures et de fermetures des pays, le public est forcément un peu échaudé. C’est pour cette raison que certains professionnels proposent des voyages en garantissant la possibilité de les annuler ou de les reporter, sans frais et presque jusqu’au dernier moment. Cet argument paraît faire la différence, et pour le moins à l’avantage de renouer le contact. On parle de nouveau de voyage à Cuba, c’est le principal !

Une meilleure connexion Internet

Même si de plus en plus de maisons privées sont désormais équipées, internet est principalement disponible dans les hôtels et dans un nombre grandissant de lieux publics, bien souvent dans les parcs, mais également dans les 10 aéroports internationaux qui offrent une demie-heure de connexion gratuite. Cela permettra notamment de se connecter à l’arrivée pour montrer son Pass Sanitaire !

Le débit est relativement correct et le prix horaire pour accéder à la toile varie entre 1 et 2,50 Dollars Américain (USD). La formule la plus économique est l’achat de cartes Nauta, qui permettent l’accès au WIFI depuis les lieux publics. Elle est distribuée dans les hôtels et les points de vente ETECSA. Les Hôtels 5 étoiles, principalement des pôles balnéaires, sont équipés dans tous leurs espaces, de la plage à la réception en passant par les chambres. La connexion 4G est disponible dans la plupart des villes du pays. En campagne, il reste encore de nombreuses zones en 3G. Pour se connecter à ce réseau, le fournisseur d’accès des voyageurs, par exemple Orange, peut avoir un accord de rooming avec le seul fournisseur cubain, Etecsa (Cubacel). Dans ce cas, bien vérifier les tarifs, reçus par SMS dès l’arrivée.

Une seule monnaie, mais toujours deux moyens de paiement

La vraie monnaie, le Pesos Cubains

Même si Cuba a déclaré que le Peso Cubain était sa seule monnaie circulante, dans les faits, il existe toujours deux moyens de paiement distincts. Ils sont utilisés aujourd’hui par tous les visiteurs, se sont le Peso Cubain (CUP) et la Monnaie Librement Convertible (MLC). Le CUC ou Peso Convertible, mis en place dans les années 90 pour le tourisme, a quant à lui finalement disparu. 

Le Peso Cubain circule en espèces et possède une valeur constante – sur le marché régulier – de 24 CUP pour 1 Dollar Américain (USD), alors que le MLC est une monnaie seulement électronique qui ne permet les transactions que par carte de crédit, son taux officiel est de 1 MLC pour 1 USD.

Cartes bancaires / espèces

Les espèces circulant à Cuba sont donc les Pesos Cubains. Rappelons ici que le paiement directement en devises (EUR, USD…) est interdit à Cuba. Le fait de payer un service avec une monnaie autre que le Peso Cubain en espèces est un acte illégal. Le Peso permet aux visiteurs de payer les restaurants « paladar », et plus généralement la majorité des services privés.

Les cartes bancaires, donc les paiement en MLC (équivalent du Dollar Américain), sont quant à elles utilisées pour les règlements dans la plupart des commerces d’État : restaurants, hôtels, magasins et les stations d’essence. Plus généralement, elles permettent de régler tous les services étiquetés en MLC. Le reçu lors du paiement indiquera qu’on vous a débité de la même somme en USD, et votre banque vous prélèvera dans la monnaie de votre compte bancaire, en appliquant sa propre commission.

Spéculation

Ces deux circuits de monnaies, indépendants mais parallèles, vont forcément créé des ponts entre eux, et donc générer une certaine valeur d’une monnaie par rapport à l’autre.

Les réformes monétaires, et plus généralement les changements entrepris dans l’économie cubaine, ont des conséquences palpables dans la vie quotidienne des Cubains. Notamment, la dualité entre le CUP et le MLC n’a pas fini de bouleverser les rapports dans la société et la santé économique de tout le pays. Entre des paiements en espèces très largement inscrits dans la culture cubaine et des paiements en carte de crédit posant le problème de la fiabilité technique, cette dualité provoque notamment une inflation chronique très sensible, puisque elle est induite directement par les Cubains eux-mêmes, entre ceux qui ont des MLC, donc accès aux devises, et ceux qui n’en n’ont pas. Pour cette raison, et alors que le taux officiel entre le Peso et le MLC est de 1 pour 24, il n’est pas rare de voir des échanges appliquant un taux de 1 pour 60, taux spéculatifs qui se retrouvent inévitablement dans les prix des services. C’est ainsi qu’un Mojito peut atteindre 200 Pesos ce qui, à 1 pour 60 ne fait effectivement que 3,30 USD… mais 8,30 USD si on applique le taux officiel de 1 pour 24 ! Hors, les visiteurs qui payent en espèces se doivent de n’utiliser que le Peso qu’ils auront échangé à 1 pour 24 à la banque.

Face à une telle situation, on serait donc tenter de payer en Euros, en Francs ou avec tout autre devise, et ainsi boire presque trois Mojitos pour le prix d’un. Gardons-nous de spéculer, pour deux raisons. La première parce que c’est un délit, passible d’amende et d’emprisonnement. Et la seconde, c’est surtout parce que l’injection de devises dans le pays, lorsqu’on change ses Euros à la banque ou que l’on paye avec sa carte de crédit au taux officiel de 1 pour 24, permettra à terme de stabiliser ce Peso, et donc de stabiliser l’économie cubaine. Ne pas spéculer aura donc deux conséquences bénéfiques : une pour la santé car on boit moins de Mojito, et l’autre pour aider les Cubains à transformer petit à petit leur économie grâce à des échanges plus rationnels, en phase avec la nouvelle politique économique du pays.

Plus de détails sur les informations nécessaires pour voyager à Cuba,
voir le site de Cuba Autrement... Bon à savoir


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Cubanía s’efforce de retranscrire, que ce soit par l’image, le son, ou l’écrit, la vie quotidienne de La Havane et de Cuba à un public hétéroclite, curieux, intéressé, souvent non résidents. Toujours en dehors des grands débats politiques, économiques ou des thèmes couramment traités par les médias officiels, Cubanía souhaite au contraire faire témoigner les Cubains de tous les jours, la société dans son organisation actuelle, à travers des lieux, des traditions, des expressions culturelles parfois méconnues.

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