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Santiago de Cuba

La Tierra Caliente

Auteur:
Allison Le Corre
-
1 août 2020

Cubanía

Cubanía s’efforce de retranscrire, que ce soit par l’image, le son, ou l’écrit, la vie quotidienne de La Havane et de Cuba à un public hétéroclite, curieux, intéressé, souvent non résidents. Toujours en dehors des grands débats politiques, économiques ou des thèmes couramment traités par les médias officiels, Cubanía souhaite au contraire faire témoigner les Cubains de tous les jours, la société dans son organisation actuelle, à travers des lieux, des traditions, des expressions culturelles parfois méconnues.

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Perchée en haut des montagnes rebelles, face aux eaux turbulentes de la mer des Caraïbes à plus de 800 kilomètres de La Havane, Santiago de Cuba est la seconde ville du pays, marquée par une histoire parsemée de guerres et de révoltes, ainsi que d'habitants joyeusement festifs à la singularité notable.

Pour les passionnés de musique cubaine, d'histoire et de nature. Pour une expérience cubaine 100% authentique. La musicalité de la ville et l'accueil chaleureux du Santiaguero.

Les Santiagueros diront que le visiteur ne connaît pas Cuba s’il n’est pas allé à Santiago. Bien que la capitale soit la première destination touristique, Santiago procure une expérience authentiquement cubaine à travers son histoire, son ambiance et surtout, ses habitants.

Elle est fondée par Diego Velázquez en 1515 et sera la capitale de Cuba de 1522 à 1556, avant d'être supplantée par La Havane. L'éloignement de la capitale a progressivement isolé cette ville importante qui aujourd'hui souffre de l'abandon, coupée des pôles économiques émergents au centre et à l’est de l’île. Cet éloignement permit, en revanche, à Santiago de développer une vie et une identité propre. Plus caribéenne, plus rebelle, plus chaude…Une identité emblématique de l’histoire nationale et de la culture cubaine.

Point de départ de guerres indépendantistes ainsi que de la Révolution de Fidel Castro, Santiago est surnommée la « ciudad heroína » ou « ciudad rebelde ». Ce n’est pas par hasard que Fidel Castro prononça son premier discours en tant que leader de la Révolution cubaine le 1er janvier 1959, au balcon de la mairie de Santiago, et qu'il est enterré dans le cimetière Santa Ifigenia aux côtés du héros national, José Marti.

Positionnée sur la mer des Caraïbes, vers l’Europe, la proximité des autres îles caribéennes a contribué à forger le caractère singulier des Santiagueros. Ils sont le produit du métissage de différentes vagues de migration depuis les îles voisines. Les colons français d'Haïti qui fuyaient la révolution dans la colonie de Saint-Domingue ont développé la culture du café dans les montagnes environnantes ainsi qu’une vie culturelle, économique et civique prospère dans la ville. Parallèlement, leurs esclaves haïtiens apportèrent leur riche patrimoine religieux, surtout le vaudou, qui laissa sa marque dans les traditions de Santiago.

Que faire ?

L’attrait principal de Santiago est son incomparable patrimoine musical, ici naquirent le boléro et la trova. Un passage par la Casa de la Trova, ou n’importe quel bar musical, est obligatoire ! On y retrouvera les racines de la musique cubaine et ses rythmes originaux dans leurs plus pures expressions mais également des manifestations musicales propres à la région et à son mélange singulier de cultures caribéennes. L’exemple iconique est la tumba francesa, un rythme, une danse et une tradition familiale d'origine haïtienne et chanté en créole, propre à l’Oriente.

Santiago est aussi la ville du rhum par excellence. L’essor commercial apporté par les colons français a favorisé l’arrivée des techniques de distillations d’eau-de-vie pratiquées dans d’autres îles des Caraïbes. Aujourd'hui, son rhum est un des plus prestigieux de l’île. Une visite au musée du rhum de Santiago et une session de dégustation pour comprendre le rhum cubain ainsi que son histoire, sont à ne pas manquer.

Le quartier historique de Santiago est également remarquable, peut-être moins bien conservé que celui de La Havane et de Trinidad, mais aussi riche et surtout animé par une vie locale. Visiter La Casa de Diego Velázquez permet de parcourir les différentes époques et styles qui ont marqué Santiago, des colons espagnols aux migrants français d’Haïti. La cathédrale donne une vision sur le syncrétisme religieux caractéristique de Cuba, et surtout de Santiago. Se perdre ensuite dans les rues du quartier français Tivoli permet de comprendre le métissage typiquement santiaguero. En dehors du casque historique, il est toujours intéressant de faire un tour dans le Cimetière Saint Ifigène pour visiter la tombe de Martí et de Fidel.

Après une journée immergée dans la bruyante Santiago, pleines de moto-taxis - le transport local - il est possible de faire de petites excursions pour profiter de la nature environnante, entre baies et de montagnes. Il est conseillé de se rendre en taxi aux forteresses du Morro pour le coucher du soleil qui dispose d'une vue spectaculaire sur la ville, la baie et les montagnes. Prendre le petit ferry pour le Cayo Granma est une jolie excursion pour un déjeuner agréable au Restaurant du cayo au bord de l’eau.

Dans les montagnes environnantes on trouve les ruines des cafetiers des colons français à Cuba. C’est l’occasion de se rafraîchir dans les hauteurs de la Sierra Maestra sur une route historique. L’excursion à la Gran Piedra et la Cafetière la Isabelica sont les plus connues, mais il est aussi possible de prendre la nouvelle route en construction pour visiter « les Chemins du Café ». L’information complète du projet se trouve au musée-bar Café Dranguet juste à côté de la place de la Cathédrale.

Les Bonnes Adresses

Santiago, moins touristiques que d'autres destinations à Cuba, a une offre de logement plus limitée que d'autres villes principales. Quelques options de logement dans de belles maisons coloniales du centre historique ou dans le quartier Tivoli, pour un séjour imprégné d’histoire et un accueil chaleureux typiquement santiaguero.

Des logements plus luxueux sont proposés dans le quartier Sueño, quartier moderne construit par les Américains dans les années 1930 et 40, à l’image du quartier de Miramar de La Havane, où règnent les grandes villas, la végétation tropicale, et les rues amples et tranquilles. Le seul inconvénient est son éloignement du centre historique.

L’offre gastronomique est également un peu limitée, pourtant quelques bons restaurants se distinguent, vers le quartier de Sueño ou le quartier plus classe moyenne Flores, entre le Palenquito, Brassa et Marbella. Dans le centre historique un restaurant récent, simple et de bon goût, Tom’s y Yadira est une belle option pour se restaurer au milieu des visites. Sur le cayo, on peut manger des fruits de mer de qualité dans son restaurant.


Cubanía

Cubanía s’efforce de retranscrire, que ce soit par l’image, le son, ou l’écrit, la vie quotidienne de La Havane et de Cuba à un public hétéroclite, curieux, intéressé, souvent non résidents. Toujours en dehors des grands débats politiques, économiques ou des thèmes couramment traités par les médias officiels, Cubanía souhaite au contraire faire témoigner les Cubains de tous les jours, la société dans son organisation actuelle, à travers des lieux, des traditions, des expressions culturelles parfois méconnues.

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